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mortagne au perche

  • Histoire de Normandie: Des Percherons en Nouvelle-France

    Ils se nommaient Tremblay, Gagnon, Juchereau, Drouin ou Boucher et venaient de Tourouvre, du Pin-la-Garenne ou de Mortagne-au-Perche. A leur arrivée en Nouvelle-France, au XVIIe siècle, ils découvrent un monde nouveau. Les forêts sont immenses et giboyeuses, les rivières grandioses et poissonneuses mais le climat est rude et les sauvages effrayants. Ils ont quitté leur univers familier et rassurant pour une terre inconnue où tout est à construire.

    Trois siècles plus tard, les liens entre le Perche et le Canada sont toujours solides, en témoignent les nombreux descendants de ces illustres pionniers qui reviennent chaque année sur les traces de leurs ancêtres.

    Illustré de photos et d’images d’archives, Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, aux Editions L’Etrave a été réalisé par Anne-Claire Fillâtre, responsable médiation aux Muséales, avec l’aide de l’écomusée du Perche.



    D’ouvrier agricole à ministre

    Une carte d’époque permet de découvrir et de se familiariser avec ce territoire lointain. Les premières pages expliquent le rôle des Normands et des Percherons la découverte du nouveau monde : «De la pêche au port de Dieppe, nous arrivons au Perche», lance Anne-Claire Fillâtre.

    Cinq pages aident le lecteur à s’immerger dans le Perche du XVIIe siècle. Une partie plus longue, composée en deux parties, est consacrée aux Percherons d’antan : un discours général laisse place à des éclairages sur des personnalités assez marquantes que sont Pierre Boucher, évidemment, Jean et Noël Juchereau ou bien Julien Mercier.

    Ce dernier est représenté sur les vitraux de l’église de Tourouvre. Lui, l’ouvrier agricole, a aussi la particularité d’avoir un de ses descendants qui est devenu… Premier ministre du Québec. «Un bon exemple de réussite sociale», commente la médiatrice.

    «Dans cette publication, nous évoquons également l’installation : ce que les nouveaux arrivants découvrent au niveau de la nature, par exemple. Nous avons repris des citations de Pierre Boucher qui a écrit un livre en 1630.»

    Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, ouvrage de 48 pages, est accessible à tout le monde. «Nous n’avons pas voulu en faire une thèse historique», prévient Anne-Claire Fillâtre. Pour autant, la rédaction a été rendue possible grâce à la collaboration d’historiens crédibles et sérieux, spécialistes du Canada.



    Le Grand voyage du Perche en Nouvelle-France, aux Editions de L’Etrave ; 10 euros. En vente aux Muséales de Tourouvre, renseignements au 02 33 25 55 55.

  • Histoire de la Normandie: Le chouan de Puisaye

    Le comte Joseph de Puisaye est né à Mortagne, dans le département de l'Orne, en mars 1755. dès sa jeunesse il fait preuve de la plus grande ambition et il se croit appelé aux plus hautes destinées. Il décide d'abord d'entrer dans les Ordres mais comme il compte qu'à sa sortie du séminaire il ne sera pas sacré évêque il quitte l'habit religieux.

     

    Il revient à la vie civile, fait un riche mariage en épousant la fille du Marquis de Ménilles qui possède un magnifique château près de Paçy, puis comme il est beau parleur, il parvient en 1789, à se faire envoyer aux Etats Généraux en qualité de député du Perche.

     

    En 1793, il prend le parti des Girondins et quand ceux-ci sont proscrits, il est chargé de prendre le commandement de l'avant-garde de la petite armée Fédéraliste de Normandie qui doit marcher sur Paris. Il se heurte à la troupe envoyée par la Convention près de Pacy sur Eure. Cette rencontre se termine sans gloire et dans la déroute pour les deux camps.

     

    Voilà donc le comte de Puisaye gravement compromis et obligé de quitter la Normandie. Il gagne la Bretagne et finalement il revient dans la forêt du Perche où se cachent un certains nombre de chouans. Il pense alors qu'il est tout qualifié pour réorganiser l'Association Bretonne du marquis de la Rouërie qui n'a plus de chef depuis la mort de son fondateur.

     

    Le hasard va le favoriser en lui faisant rencontrer un courrier qui est porteur de dépêches envoyées d'Angleterre au commandant en chef de l'armée royale de Bretagne. Il voit se rallier à lui le Chevalier de Tinténiac, de Lantivy, Pierre Guillemot, de Boishardy, Cadoudal et quelques autres. Ce ralliement s'explique facilement par le fait que tous ces chefs étaient isolés réclamaient depuis la mort du marquis de la Rouërie un homme capable d'imposer un commandement unique.

     

    Il décide d'aller en Angleterre chercher de l'aide auprès des princes et du ministre Pitt.

    S'en suivi la triste expédition de Quiberon, où de Puisaye se montra un fort mauvais chef de combat en abandonnant ces hommes Tandis que les Républicains fusillent 748 royalistes, lui s'enfuit sur l'ile d'Houat

    Puisaye reste encore en Bretagne, mais il n'a plus aucun influence car sa conduite à Quiberon a été jugée sévèrement par les autres officiers Chouans.

    Finalement en 1797, il repart en Angleterre complètement déconsidéré en Bretagne.

     

    Il est mort en 1827 près de Londres où il vivait dans un isolement presque total.

  • Histoire de la Normandie:Les canadiens du Perche normand

    par Caroline

    En 1627, Richelieu fondait la Compagnie de la Nouvelle-France. Un médecin de Mortagne, Robert Giffard faisait parti des colon et reçu un domaine près de Fort Québec.

    Il convainquit alors un des ses amis, Pierre Boucher, de le rejoindre et de recruter des familles de pionniers.

    Julien Mercier à Tourouvre et Boucher à Mortagne réussirent à rassembler 150 foyers qui partirent faire souche au Canada Français.

    Boucher fondera même Boucherville où il mourra en 1707.

    Une association Perche-Canada s'est constitué en 1956, non seulement pour perpétuer ce souvenir, mais aussi pour consolider des liens et échanges entre "cousins" restés au pays  et la nombreuse descendance des familles pionnières.

    A Tourouvre et à Mortagne chacune des deux églises retrace l'évènement dans des vitraux.

  • Ville de Normandie:Mortagne au Perche, capitale du Boudin

     

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    Si le sang cuit de porc est une spécialité très locale de Cherbourg, le boudin noir est très largement répandu en Normandie.

    La capitale incontestée de cette charcuterie au fumet délicieux est Mortagne au Perche. De couleur brun-rougeâtre, le boudin du cru est composé d'un tiers de sang, d'un tiers de gras et d'un tiers d'oignons hachés.

    Depuis 1963, Mortagne est dotée d'une Confrérie des Chevaliers du goûte-boudin qui organise chaque année au printemps sa foire au boudin. Le troisième dimanche de mars, cet événement accueille plusieurs milliers de visiteurs; trois à quatre tonnes de boudins noirs sont vendues à cette occasion.

  • Cuisine Normande: Mousse de Boudin noir Mortagnais sur andouille chaude

    Ingrédients:

    100 g de Boudin noir Mortagnais

    ¼ l de crème fraîche

    2 cuillères à soupe de Manzana (crème de pomme verte)

    1 feuille de gélatine

    4 rondelles d’andouille de Vire


    Préparation


    Mixer le boudin noir en purée.

    Chauffer la crème de pomme et y laisser fondre la feuille de gélatine hors du feu (vous aurez mis préalablement la gélatine dans l’eau froide pour qu’elle ramollisse) ; mélanger avec le boudin mixé.

    Fouetter la crème fraîche bien ferme avec sel et poivre, et l’incorporer délicatement à la purée de boudin.

    Couper des rondelles d’andouille de 5 mm, les poêler et dresser sur une assiette. Disposer dessus la mousse de boudin noir, en quenelles ou à la poche à douille.

    conseil  : accompagner d’une vinaigrette à la pomme et d’une tuile salée à la graine de fenouil.