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  • Histoire de Normandie: Les Percherons au Canada

    Dans les églises de Tourouvre et de Mortagne, des vitraux font revivre l'épopée peu connue des émigrants du Perche au Canada.

     

    Car la région fut une terre d'émigration. En 1634, des paysans et des artisans du Perche s'embarquèrent pour peupler ces arpents de neige, alors possession française.

     

    Dans l'église de Tourouvre, une plaque donne la liste des émigrants baptisés dans la commune qui firent souche au Canada. On estime ainsi que plus de 1 500 000 Canadiens francophones descendent des 250 premiers émigrants de Tourouvre, de Mortagne, de Bellême et de La Ferté-Vidame.

     

    Ils jouèrent parfois un rôle important: l'un d'eux, Robert Boucher, originaire de Mortagne, épousa une Huronne et organisa le poste militaire de Trois-Rivières.

     

    L'arrivée de soldats canadiens francophones lors de la Bataille de Normandie a permis de renouer avec le passé et de faire des jumelages très actifs avec des communes des provinces Canadiennes francophones comme Québec, l'Acadie et le Nouveau-Brunswick.

  • Paysages de Normandie: La Trappe de Soligny

    La Trappe de Soligny est un monastère entouré de bois et d'étangs, à 4 kilomètes du Village de Soligny, à 19 kilomètres de Sainte-Gauburge, à 17 kilomètres de Mortagne.

     

    Fondée en 1132 par Rotrou III, comte du Perche, après le naufrage de la « Blanche-Nef », où sa famille avait trouvé la mort, l'abbaye fut plusieurs fois ravagée par les guerres, fut réformée par l'abbé de Rancé, qui y établit la dure règle à laquelle elle est toujours soumise.

     

    Vendue comme bien national et détruite sous la première république, elle commença à se relever de ses ruines avec la Restauration en 1815.

     

    L'entrée se compose d'un grand portail qui donne entrée dans l'hôtellerie. On pénètre ainsi dans une cour où se trouve l'entrée proprement dite du Monastère. C'est une sorte de grande porte en pierres et briques surmontée d'une croix.

     

    Dans le fond s'élève l'élégant clocher de la chapelle, et les bâtiments conventuels.

     

    Le cloître et la chapelle sont remarquables et bien que de récemment construits, leur style est vraiment de grande allure.

     

    La salle capitulaire, d'une architecture singulière et remarquable, voit chaque jour s'assembler le conseil pour la direction qu'il convient d'imprimer à l'établissement. Les portraits des principaux abbés ornent les murs et quelques unes de ces peintures sont vivantes.  

  • Paysages de Normandie: Le Perche et l'Avre

    La route d'Alençon à Dreux remonte d'abord la vallée de la Sarthe puis traverse à peu près en leur milieu les collines du Perche qui prolongent vers l'Est les hauteurs du Bocage et séparent la Normandie du Maine. C'est une région pittoresque et accidentée, que son altitude modérée suffit cependant à dresser bien au-dessus des plateaux environnants. Abondamment arrosée, elle est couverte de vastes forêts et d'herbages émaillés de nombreux étangs. L'élevage du cheval y est traditionnellement et y a donné naissance à une race particulièrement vigoureuse de chevaux de trait connu sous le nom de Percheron. Mortagne qui possède une belle église du style flamboyant, est une ville typique du Perche, bâtie sur une colline de 259 mètres d'altitude, d'où l'on découvre un immense horizon au Sud vers la vallée de l'Huisne.

     

    Après avoir franchi la crête du Perche, la route de Dreux rejoint bientôt la Vallée de l'Avre qui y prend naissance au milieu des forêts. Cette rivière baigne la charmante ville de Verneuil que dominent un vieux donjon cylindrique du XIIème siècle et la magnifique tour flamboyante de l'église de la Madeleine. Mais le charme de Verneuil est dû principalement à ses maisons anciennes du XVème au XVIIIème siècle, les unes en bois, les autres en pierre, briques et silex, donc certaines présentent ce plaisant appareillage en damier si caractéristique des constructions normandes. Ces vieux logis, épargnés ici par la guerre, font d'autant plus plaisir à voir aujourd'hui que tant d'autres ont la proie des flammes.

     

    En aval de Verneuil, Tillières mérite un arrêt pour le choeur renaissance de son église: il est en effet couvert à l'intérieur d'un remarquable plafond de pierre soutenu par des nervures ajourées qui rayonnent en étoile autour de quatre magnifiques clés pendantes.

     

    L'Avre rejoint la vallée de l'Eure aux confins de la Normandie.

  • Paysages de Normandie:Le Perche et Le Merleraut

    «Elle était grande, très mince, noire de cheveux, rose et blanche de visage », c'est ainsi qu'Alexandre Dumas décrit Alphonsine Plessis. Au château de Gacé, un musée est consacré à celle qui inspira « La Dame aux Camélias »

    On est à deux pas du Haras du Pin. Le « Versailles du Cheval » est un site magnifique, fondé par Colbert en 1715. Autour de la cour d'honneur, profilée en fer à cheval, les grandes écuries mêlent la brique et la pierre. Au coeur d'un domaine de plus de mille hectares, entièrement voué aux chevaux, le château recèle mille trésors, tableaux, mobilier, tapisseries du XVIIème siècle. De juin à septembre, les Jeudis du Pin offrent le ballet admirable des attelages et des étalons défilant dans une ronde musicale.

    Tout près d'ici, les châteaux de Sassy et de Médavy et le château d'O avec son orangerie.

    Les flèches de Notre-Dame de Sées sont visibles de loin. Chef d'œuvre de l'art gothique normand, la cathédrale chaque été est sous les feux d'un son et lumière. La cité est connue pour son abbaye Saint-Martin, son Palais Épiscopal et son musée d'art religieux.

    Sur la route de l'Aigle, l'Abbaye de la Trappe, haut lieu spirituel qui abrite une communauté de moines cisterciens. La forêt percheronne incite à la méditation, aux excursions et même aux grandes expéditions.


    Aux XVII ème siècle, des familles de pionniers quittèrent Tourouvre et Mortagne pour rejoindre la Nouvelle France et faire souche.

    Pierre Boucher, l'un des initiateurs de cette aventure au Canada est né à Mortagne, citée millénaire perchée au sommet d'une colline verdoyante. Vous apprécierez son architecture médiévale, ses jardins et ses jolies demeures.


    Le Parc Naturel Régional du Perche est une symphonie de futaies, de bocages, de prairies, d'étangs et de rivières. Dotée d'un forêt majestueuse, réputée pour ses champignons, Bellême est une illustration de cette belle abondance qui a séduit Roger Martin du Gard. Le prix Nobel de littérature avait choisi de s'installer dans cette citée qui fut jadis ceinturée d'un rempart et qui a su garder de nombreux vestiges du passé.

    Il faut franchir la Sarthe pour découvrir Alençon, la capitale de l'Orne doit une large part de sa prospérité à la « dentelle à l'aiguille » et au fameux point d'Alençon.

    Mais cet art délicieux n'est qu'une des facettes de la Cité des Ducs. Ici, toutes les époques trouvent Leur expression dans le Château Ducal, la Halle aux Blés et la Maison Ozé, les églises Notre-Dame et Saint-Léonard et les quartiers anciens.

  • Histoire de la Normandie:La Conscription dans l'Orne

    La Conscription dans l'Orne sous l'Empire

    le 28 juin 1807, Le Journal du département de l'Orne, peut enfin écrire fièrement: « Il est peu de département où l'importante opération de la conscription s'opère avec autant de popularité que dans le département de l'Orne et assurément on peut dire qu'il n'en est pas qui le surpassent à cet égard.»

    Quatre ans auparavant, le gouvernement avait accordé l'octroi d'exemptions et de congés aux conscrits moyennant une somme de 300 francs, pour douze des départements de l'Ouest dont l'Orne.

    En dépit de cet allégement d'une loi sur la conscription de plus en plus lourde au fil des années, le préfet doit menacer et rappeler aux sous-préfets que les conscrits qui ne se présentent pas dès la première convocation pourraient être déclarés réfractaires.

    L'action du préfet finit enfin par triompher et, en 1807, un bon nombre de soldats ornais, enthousiastes et « animés d'un bon esprit » vont rejoindre la Grande Armée.

    Certains vont combattre à Essling et à Wagram, d'autres vont entrer dans Moscou.

    L'Histoire retiendra quelques noms des généraux normands comme Le Veneur, Fromentin, les Alençonnais comme Bonet et Ernouf et Desprez, Bonvoust de Mortagne.

    Mais, inconnus ou illustres, tous ne reviendront pas.