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monument de normandie

  • Eglise Sainte-Colombe de Crasville (Cotentin)

    Ensemble de trois autels à retable, d'un crucifix, d'une poutre de gloire, d'une chaire, d'un lutrin, éxécutés dans les années 1760 par le menuisier Guillaume Godefroy, natif de Crasville, donnés en 1769 par le curé de la paroisse, Georges Le Gallois.  

     

    Statutaire datant du XVIII ème siècle: statue de Sainte-Colombe, statue de Saint Sylvestre, statue de Sainte-Barbe en terre cuite, réalisées par les potiers de Sauxemesnil

     

  • Paysages de Normandie: Le Monument de Montmormel

    Le rappel historique de ce lieu est très important, « la Bataille de Normandie y ayant pris fin » est inscrit sur le tableau de granit qui porte la même inscription en anglais et en polonais. Il est souligné également par la présence du char et de l'automitrailleuse sur la terrasse. Il convient d'observer ce monument comme l'ont voulu les artistes, avec son symbolisme profond.

     

     

    1. Il y a d'abord ce grand mur calme et paisile. Il est fait de pierres issues du sol normand et symbolise la nature, sereine avant la bataille et qui l'est redevenue, après. On peut y voir aussi le symbole du Mur de l'Atlantique dans lequel s'est ouverte une brèches « pour la liberté et pour la paix. »

    2. Il y a ensuite le motif en métal déchiqueté. C'est comme une bombe qui éclate, rompant le charme de cette nature verdoyante en y installant le désordre. Mais le motif a aussi la forme d'une étoile. Elle annonce que cet enfantement douloureux donne naissance à la victoire. Cependant, l'étoile elle-même est noirs, deux de ses branches semblent sortir de terre. Parce que toute guerre, même libératrice est laide et abjecte.

    3. Sur les branches de l'étoile, sont accrochés des écussons dont la brillance contraste avec le noir du motif. Ce sont les insignes des régiments qui ont lutté en ce lieu. Ils montrent que, même si la guerre est abjecte, le courage et la mort héroïque des soldats sont des vertus qu'il faut savoir honorer. La grande branche de l'étoile qui souligne le passage dans le mur évoque la haie d'honneur faite aux soldats victorieux et leur défilé sous l'arc de Triomphe. Ce monument a été élevé à la mémoire de cette chose terrible qu'est la guerre. Il nous invite avec provocation à une salutaire méditation.

  • Village de Normandie: Acquigny

    Le château: Construit pour Louis de Silly, seigneur de La Roche-Guyon et pour son épouse, Anne de Laval, entre 1540 et 1577 (mort de Louis de Silly).

     

    Le monogramme ASL du couple est plusieurs fois reproduit dans le décor. Le plan du logis serait inspiré par ce monogramme: il comprend deux ailes en équerre, chacune flanquée sur l'arrière d'un pavillon: l'un de ceux-ci contient un grand escalier à retours.

     

    L'entrée est dans l'angle rentrant de l'équerre, formant en quelque sorte la barre d'un A: elle est surmontée d'unetourelle sur trompe qui met en communication deux couloirs, eux mêmes en équerre joignant les deux pavillons.

     

    Sur l'arrière, l'angle saillant présente une tourelle. Les ailes ont été prolongés au rez-de-chaussée au XVIII ème siècle par l'Architecte Charles Thibault.

     

    L'église Sainte Cécile: Ajoutée par l'architecte rouennais Charles Thibault à la commande du président du Parlement de Normandie, Pierre-Robert le Roux d'Esneval. La façade est ornée de médaillons représentant Saint Mauxe et Saint Vénérant et d'un bas-relief représentant la mort de Sainte Cécile. L'intérieur de l'église est composé en style Louis XV et Louis XVI, le maitre-autel est daté de 1748. Tableau de Jean-Baptiste Huet représentant « L'apparition de la Vierge à Saint Dominique et à Sainte Catherine. Statues représentant « Une Vierge à l'Enfant » et Saint Robert.

    Tombeau de Robert le Roux de Tilly (mort en 1638) et de Marie de Bellièvre (morte en 1642), en partie sculpté par Jacques Sarrazin et provenant du couvent des Célestins de Rouen.

     

    Manoir de Becdal: Construit pour Denis Le Roux, acquéreur du fief au XV ème siècle. Refait au milieu du XVII ème siècle pour Claude Le Roux.

  • Paysages de Normandie: la chapelle de Gournay près de Douains

    Gournay est un hameau dépendant de la commune de Douains, situé à environ deux kilomètres de cette localité en direction de Chaignes

     

    A l'entré du hameau, en venant de Douainsn on voit une ancienne chapelle servant de grange et enclavée dans la cour d'une ferme. Cette chapelle montre des vestiges intéressants dont la porte d'entrée ogivale surmontée d'une archivolte (XIIIème-XIVème siècles). Les fenêtres sont aussi en ogive et très ébrasées. L'abside était percée d'une large baie, aujourd'hui bouchée. A l'intérieur et à la base de cette fenêtres, sont scellées deux consolles ayant su^^prtés des statues.

     

    Du côté de l'Epître, on voit dans la muraille latérale, une piscine en arc aigu et deux cuvettes percées pour l'écoulement des eaux.

     

    Côté Evangile, une autre console à crochets du XIII ème siècle est scellée à la base d'une fenêtre.

     

    Un petit cimetière existait près de la chapelle. C'était le cimetière du hameau et l'on cessa d'y enterrer peu après la Révolution de 1789, époque de la désacralisation de la chapelle.

     

  • Monument de Normandie: La Cathédrale de Rouen sur France 3

  • Paysage de Normandie: La Collégiale d'Ecouis

    Elle fut fondée par Enguerrand de Marigny qui y installa douze chanoine et y fut enterré. Le corps du Surintendant des Finances de Philippe le Pel, pendu à Montfaucon par ordre de Louis X le Hutin, avait en effet pu être ramené à Ecouis. Après sa réhabilitation, Louis XI permit qu'on lui élevât un tombeau, qui fut détruit durant la période trouble de la Révolution.

     

    La dédicace de la collégiale est de 1310. la façade est percée au-dessus du portail d'entrée par une immense baie en arc brisé. Elle est flanquée de deux robustes tours rectangulaires épaulées de contreforts à ressauts. La nef sans bas-côtés est coupée par un transept saillant. Elle est moins large que le choeur terminé par une abside à cinq pans.

     

    Au sud de la nef, une chapelle fut ajoutée au XV ème siècle. Une chapelle symétique existait au nord, elle fut abattue. La voûte primitive était en lambris. La voûte actuelle est en brique et date du XVIII ème siècle.

     

    L'ensemble témoigne d'un esprit monumental rare dans l'architecture du XIV ème siècle.

     

    Les larges baies profettent d'autre part un éclairage ingrat, qui ne contribue pas à mettre en valeur le mobilier.

     

    Celui-ci comprend: les très belles boiseries du XVI ème siècle qui dans le coeur servent de fond aux stalles du XIV ème siècle et surtout la statuaire des XIV ème et XV ème siècles.

     

    La statuaire comprend:

     

    • Une Vierge

    • Sainte Anne

    • Sainte Marie l'Egyptienne

    • Sainte Véronique

    • Saint Nicaise

    • Saint Jean Baptiste

    • Une Annonciation,

    • Un Ecce Homo en bois

     

    On peut voir aussi le gisant en marbre de l'archevêque Jean de Marigny.

     

    Tout cet ensemble donne à la collégiale d'Ecouis son exceptionnel intérêt.

  • L'Art architectural Normand par Taine

    « Les Normands sentaient se développer en eux les besoins de l'esprit. Vous auriez pu voir, chez eux dit un vieil auteur, des églises s'élever dans chaque village, et des monastères dans les cités, construits dans un style inconnu auparavant. Le goût leur était venu tout de suite, c'est-à-dire l'envie de plaire aux yeux, et d'exprimer une pensée par des formes, une pensée neuve; l'arche circulaire s'appuyait sur une colonne simple ou sur un faisceau de colonnettes; la rosace s'ouvrait simple encore et semblable à la rose des buissons, et le style normand se déployait, original et mesuré, entre le style gothique dont il annonçait la richesse et le style roman dont il rappelait la solidité. »