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mobiles de l'eure

  • Histoire de Normandie: Les combats de Villegats et Hécourt le 22 octobre 1870

     

    Le Poste de Commandement du Colonel Mocquart, commandant des Mobiles de l'Eure est installé à Hécourt depuis le 19 octobre 1870.

     

    Le 22 octobre, les 3000 prussiens du Général von Redern occupent Villegats et Cravent, en prévision d'une attaque contre le camp des Mobiles de l'Eure.

     

    Mais à 11 heures du matin, le Colonal Mocquart prend les devants et organise une poussée en avant de son régiment renforcé par 3 compagnies du 3 ème Bataillon des Mobiles de l'Ardèche et 1 compagnie des Eclaireurs de Caen, soit en tout 1500 hommes qu'il répartit en 2 colonnes. A peine sortis des bois d'Hécourt, les Mobiles subissent le bombardement de l'artillerie prussienne.  

    Déployés en tirailleurs à l'orée de la forêt, ils stoppent la contre-attaque prussienne, puis lancés au pas de course, ils progressent vers la batterie qui les canonne.

     

    A 15 heures, surpris par la vigueur de l'attaque, les prussiens battent en retraite, poursuiis pendant près d'une heure, jusqu'aux abords du village de Lommoye.

     

    Alors, craignant d'exposer ses hommes, le Colonel Mocquart fait sonner la retraite, et les Mobiles regagnent le camp d'Hécourt.

     

    Au cours du combat, les Mobiles de l'Eure déplorent la perte de plusieurs hommes. Deux d'entre-eux, Jules Lesueur et Jules Rousseau sont inhumés à Lommoye et leurs noms figurent sur le monument aux morts du village.

     

    Le 3 ème Bataillon de l'Ardèche a lui 2 tués et 7 blessés.

    Les restes des 2 mobiles, Brias et Pourrat séjournent dans l'ossuaire du Monument de l'Ardèche à Vernon.

  • Histoire de Normandie: Le combat de Bizy le 22 novembre 1870

    Le Régiment des Mobiles de l'Ardèche se constitue à partir du 12 septembre 1870. Il comprend 3 bataillons (1 par arrondissement), divisés chacun en 8 compagnie de 160 hommes. Les premiers jours sont consacré à l'habillement, à l'armement et à l'entrainement.  

     

    Le 28 septembre, le 1er Bataillon par de Privas sous le commandement de Monsieur de Guibert par chemin de fer et débarque à Evreux le 30 septembre. Il est affecté à la défense des vallées d'Eure et de Seine et à la surveillance de la garnison Prussienne qui stationne à Mantes forte de 3000 hommes chargés d'opérer un maximum de réquisitions dans l'est du département de l'Eure.

     

    Le 2ème Bataillon sous le commandement de Monsieur Bertrand parvient à Evreux le 9 octobre et stationne d'abord à Ivry la Bataille et Anet, pour garder les ponts sur l'Eure et empêcher toute pénétration venue de Dreux.

     

    Le 3ème Bataillon sous le commandement du capitaine Monsieur de Montgolfier (arrière petit-fils du fabricant des premières Montgolfières) arrive à Evreux le 13 octobre puis stationne à Pacy sur Eure.

     

    Le 22 octobre les 3 bataillons regroupés et aidés par les Mobiles de l'Eure du Colonel Mocquart, livrent bataille aux Prussiens dans les bois d'Hécourt et les repoussent jusqu'à la commune de Lommoye.

     

    Le 19 novembre, sur la base de rumeurs alarmistes, le général Kersalaun fait évacuer Evreux, Vernon et Gaillon, et ordonne un repli général sur Conches, Louviers et Serquigny.

     

    Le 20 novembre, il est relevé de ses fonctions pour son manque d'audace et il est remplacé par le général Briant qui stoppe la retraite, mais le 1er Bataillon et la moitié du 2ème Bataillon sont déjà parvenus à Beaumont-le-Roger près de Conches.

    Le 3ème Bataillon est réexpédiés à Vernon avec quelques éléments de Francs-Tireurs.

     

    Le 21 Novembre, 200 uhlans pénètrent à Vernon et annoncent pour le lendemain, l'arrivé d'une importante troupe d'occupation prussienne.

     

    A la hâte le général Briant décide de mettre en place une embuscade en forêt de Bizy et fait verrouiller les sorties de Vernon en direction de Paris, de Blaru et de Rouen. Lorsque l'ennemi aura investi la ville, il les encerclera et les anéantira; cette tâche échoit au 3 ème Bataillon et à 4 compagnies du 2ème Bataillon rassemblés à Saint-Pierre du Vauvray.

     

    On les transporte à Saint-Pierre-d'Autils avant qu'ils ne gagnent en pleine nuit, la forêt de Bizy, où ils se dissimulent de part et d'autre de la route vers Paçy.

     

    Le 22 novembre, au point du jour, sous une pluie battante, un grand roulement de voiture nous annonce l'arrivée des prussiens. Pendant une heure, les prussiens défilent entre 2 haies de Mobiles silencieux. En arrivant dans le faubourg de Bizy, la tête de colonne est surprise par l'assurance des Vernonnais. Ils se renseignent donc et comprennent qu'ils sont tombés dans un piège. En hâte, ils parviennent à sauver leur artillerie et leur cavalerie qui regagnent Pacy par des layons forestiers, non sans avoir été pourchassés jusque dans les vignes de Gamilly par les gardes nationaux Vernonnais. L'infanterie prussienne chargée de contenir les Mobiles pendant la retraite de l'artillerie subit des pertes sévères dans sa fuite à travers bois. (on parle de 3 officiers et de 150 hommes de troupes).

     

     

    Après la retraite des prussiens, les 4 compagnies du 2ème Bataillon stationnent à Vernon. Le 3 ème Bataillon garde les bois et le faubourg de Bizy, en prévision d'une probable contre-attaque prussienne. Les pertes françaises se chiffrent à 2 tués: les mobiles Morel et Béal et à 6 blessés.

     

    Le 25 novembre, le chemin de fer ramène en provenance de Beaumont-le-Roger, l'autre moitié du Régiment qui s'installent sur les hauteurs du Petit-Val.