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milloraines

  • Les fées en Normandie nullement bienfaitrices

    Tous les villages de Normandie ont ainsi leurs fées, et dans son livre « La Normandie romanesque et merveilleuse » Melle Amélie Bosquet nous a conté les aventures étranges de la fée d'Arrouges, si connue dans le Bessin, des fées du château de Pirou, qui se métamorphosaient en oies sauvages et en magiciennes; les mauvais tours de la Dame d'Aprigny, près de Bayeux, qui dans un val étroit et resserré, arrêtait le voyageur nocturne, l'entraînait dans le ravin, puis le saisissant brusquement, le jetait dans des fossés hérissés de buissons de ronces et d'épines inextricable.


    Les Milloraines ou Demoiselles, que tous les folkloristes n'ont eu garde d'oublier, car il leur a semblé qu'elles étaient d'origine scandinave. Elles sont de grande taille, se tiennent immobiles et ne montrent guère leur visage. Lors qu'on approche d'elles, elles s'évanouissent dans les arbres avec un bruit d'ouragan. D'autres fois elle se tiennent sur les branches des chênes et s'élancent sur les passants, sur les cavaliers, qui sentent tout à coup un poids sur leurs épaules, puis galopent en troupe avec eux.


    Les Milloraines de la Hague sont les surs des «  roussalki » russes de Pouchine.


    Barbey d'Aurevilly, dans « Une vieille Maitresse », attribue aux Milloraines la tâche de lavandières nocturnes qui, en marmonnant leur chant, accroupies sur la pierre polie des lavoirs, laveraient les linceuls des morts aux rayons de la lune. Bien, plus si un passant traversait la prairie où était situé le lavoir, les Milloraines le forçaient à tordre leur linge, et si terrifié, il s'y prenait mal, elles lui cassaient les bras et l'abandonnaient pantelant dans l'Herbe.