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marine à voile

  • Culture de Normandie: chant "Ce sont les filles du Havre"

    Ce sont les filles du Havre qu'ont fait faire un bâtiment.
    Ell's l'ont fait bâtir corsaire, pour aller à l'île au Vent.

    Lon lon lon lon,
    Je n'ai plus de maîtresse
    J'y passe mon temps gaiement.



    Le corsaire est en ivoire, les avirons sont d'argent.
    La mâture est de bois rouge, travaillé fort joliment.



    La misaine est de dentelle, la grand' voile de satin blanc.
    Les cordag's sont de soieries, les haubans de blancs rubans.



    Les poulies sont de diamants, [...]
    Le capitain' qui commande, c'est le fils d'un lieutenant.



    Vont admirer la misaine ensemble gaillardement.
    Aperçoivent une bergère qui pleurait sur le devant.



    Oh ! qu'a'-vous, belle bergère, oh ! qu'a'-vous à pleurer tant ?
    — Je pleure mon petit frère qu'est allé à l'île au Vent.

    Il est parti vent arrière. Il viendra en louvoyant.
    Il viendra mouiller son ancre dans le Havr' des bons enfants.

  • Chant marin- Le Grand Coureur


    podcast
    Le corsaire le grand coureur
    est un navire de malheur
    quand il s'en va en croisière
    pour aller chasser l'anglais
    le vent, la mer et la guerre
    tournent contre le français

    REFRAIN:
    Allons les gars gai, gai
    Allons les gars gaiement

    Il est parti de Lorient
    avec belle mer et bon vent
    il cinglait bâbord amure
    naviguant comme un poisson
    un grain tombe sur sa mâture
    v'la le corsaire en poton

    Il nous fallut remâter
    et bougrement relinguer
    tandis que l'ouvrage avance
    on signale par tribord
    un navire d'apparence
    à mantelets de sabords

    C'était un anglais vraiment
    à double rangée de dents
    un marchand de mort subite
    mais le français n'a pas peur
    au lieu de brasser en fuite
    nous le rangeons à l'honneur

    Les boulets pleuvent sur nous
    nous lui rendons coups pour coups
    pendant que la barbe fume
    à nos braves matelots
    dans un gros bouchon de brume
    il nous échappe aussitôt

    Nos prises au bout de six mois
    ont pu se monter à trois
    un navir' plein de patates
    plus qu'a moitié chaviré
    un deuxième de savates
    et le dernier de fumier

    Pour nous refaire des combats
    nous avions à nos repas
    des gourgades et du lard rance
    du vinaigre au lieu de vin
    du biscuit pourri d'avance
    et du camphre le matin

    Pour finir ce triste sort
    nous venons périr au port
    dans cette affreuse misère
    quand chacun s'est vu perdu
    chacun selon sa maniére
    s'est sauvé comme il a pu

    Le cap'tain et son second
    s'ont sauvé sur un canon
    le maître sur la grande ancre
    le commis dans son bidon
    ah le sacré vilain cancre
    le voleur de ration

    Il eut fallu voir le coq
    et sa cuisine et son croc
    il s'est mis dans la chaudière
    comme un vilain pot au feu
    il s'est mis vent arrière
    atterrit au feu de dieu
    De notre horrible malheur

    Seul le calfat est l'auteur
    en tombant de la grand'hune
    dessus le gaillard d'avant
    a r'bondi dans la cambuse
    a crevé le bâtiment

    Si l'histoire du grand coureur
    à su vous toucher le coeur
    ayez donc belles manières
    et payez-nous largement
    du vin, du rack, de la bière
    et nous serons tous contents.

    REFRAIN:
    Allons les gars gai, gai
    Allons les gars gaiement

  • Culture de Normandie: Chant "le départ de Fécamp"

    L'hiver, pendant la morte saison,
    On voit se promener sur le quai les patrons.
    Ils nous demandent " veux-tu que je t'engage,
    Pour ton travail, tu auras de bons gages,
    Tu gagneras beaucoup d'pognon
    Si nous avons la chance de pêcher du poisson ".

    Le jour du départ arrivé,
    On voit les matelots arriver sur le quai
    Les adieux, il faut les faire bien vite
    Le capitaine, il fait l'appel de suite
    Vous répondez à votre nom
    Allons dépêchons, embarquons les garçons

    Arrivés au milieu des j'tées
    Le capitaine nous dit : va falloir saluer !
    Il nous envoie le drapeau tricolore
    Et par trois fois les Couleurs on arbore
    C'est la chapelle que nous saluons
    Pour revenir en bonne santé à la maison

    Passant le travers de Grinval
    le Cap'taine dit "j'approche de mon pays natal"
    Sur le rivage, mouchoirs et gens s'agitent
    Ils se dépèchent car on passe bien vite
    on disparait à l'horizon
    et c'est coeur bien gros qu'ils rentrent à la maison

    Quand on part au mois d'février
    On ne peut jamais faire une bonne traversée
    Dans l'océan on attrape de la brise
    Près de Terre-Neuve, on voit les grandes banquises
    On veut traverser les glaçons
    Mais on se trouve cerné dans une sale position

    En arrivant sur les grands bancs
    Le bateau est gelé de l'arrière à l'avant
    Faut' de beau temps, que tout cela dégèle,
    Les matelots, à la pioche, à la pelle,
    Essaient de déblayer le pont
    chacun de son côté sous les yeux du Second

    Celui qui a fait la chanson,
    C'est l'oncle à Ti-Jean, un cap'tain du grand banc
    Et des campagnes, il en a beaucoup faites
    Avec des joies, aussi avec des peines
    Et quand il rentre à la maison
    Il peut enfin revoir sa femme et ses garçons

  • Chant tradi- La chanson fatale



    La vie est courte, la mer est grande
    Vois tu ma mie on s'fera guerre
    J'suis pas un matelot à la manque
    Y'a des calmes plats sur la mer
    Faut les subir

    La vie si courte, la mer si grande
    Ça t'fait paraître tu n'aimes que moi
    Si tu l'aimais un peu la mer
    Tu dirais, "va, faut la subir"

    Il faudra bien subir la mort
    Comme ton amour pour moi, ma mie

    La vie si courte, la mer si grande
    Vois tu ma mie, faut les subir

    Et la tempête, les calmes plats,
    Et le retard et la distance
    Et le roc noir, la mer qui souffre
    Ou mon bateau s'engloutira
    Ou les subir

    Et notre amour et ton attente
    Et notre amour qui te viendra

  • Chant tradi- J'étions trois matelots du roi

    J'étions trois matelots du roi (bis)
    Embarqués sur le Saint-François.
    Monti monta tralalire
    Monti monta, tra la la.



    Pour aller de Belle-Île à Groix.
    Du nord, le vent vint à souffler.
    Beau matelot, il faut monter.
    En haut serrer les perroquets,
    Et prendre trois ris aux huniers.
    Beau matelot mont' le premier.
    Sur l'empointur' de s'étaler.
    Mais l'marche-pied, il a cassé,
    A l'eau, beau mat'lot est tombé.
    On n'a sauvé que son chapeau,
    Son garde-pipes et ses sabots.

  • Chant tradi- chant à hisser main sur main


  • Chant tradi- Le matelot errant


    podcast

  • Chant de Marin-La Danaé

     




    Chanson du gaillard d'avant du XVIIIe siècle. Sur les grands voiliers, le gaillard d'avant était la partie extrême située à l'avant du grand
    mât, où se trouvait le poste d'équipage. C'est sur le gaillard d'avant que les matelots, pendant leurs moments de repos, se contaient
    des histoires de mer et chantaient.
    L'était une frégate, lon la, l'était une frégate,
    C'était la Danaé, larguez les ris dans les basses voiles,
    C'était la Danaé, larguez les ris dans les huniers.

     

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  • Histoire de la Normandie: Les pilotes de Seine

    Les pilotes de Seine, appelés lamaneurs ou locman étaient commissionnés pour faire entrer ou sortir les bâtiments d'un port, les guider le long d'une côte ou dans les baies des rivières.

    Les pilotes de Quillebeuf prenaient les navires au Havre et les conduisaient jusqu'à Villequier ou La Milleraye. Là d'autres marins les prenaient en charge jusqu'à Rouen.

    Depuis la conquête romaine jusqu'au XIX ème siècle, la Seine était réputée dangereuse à cause de ses bancs de sable mouvants, ses courants violents, ses brumes et ses chenaux instables. La navigation y était plus risquée entre Le Havre et Rouen qu'en pleine mer (plus de cents navires périrent entre 1789 et 1842).

    En 1565 le vice-amiral de Mouy, gouverneur de Honfleur, régla que « tout bateau portant mât était tenu de prendre un pilote à Quillebeuf exception faite des simples chaloupes et des plates de Villerville. »

     

    Quillebeuf représentait une étape sécurisante, mais y parvenir, à l'époque de la voile où pourtant les bricks n'excédaient pas 30 m de long et 3 m de tirant d'eau, n'était pas sans périls. Ces bateaux devaient bénéficier des vents portants, d'une bonne visibilité et d'une marée compatible avec leur tirant d'eau pour franchir la passe de Quillebeuf. A la marée suivante ils franchissaient les seuils d'Aizier et de Villequier où ils attendaient la marée du lendemain pour parer les bancs durs de la chaussée des Caudebequais et des Meules.

     

    L'escale de La Milleraye marquait la fin des grands périls. De là et jusqu'à Rouen, la remontée s'effectuait par des chevaux de halage.

     

    En 1596, en récompense d'avoir bravement résisté aux assauts du catholique Mayenne, Henri IV donna à Quillebeuf, le privilège exclusif du pilotage en Seine et porta leur nombre à cent. Ceci eut pour effet d'augmenter sensiblement la population locale. En effet, nombre de mères de famille vinrent y mettre au monde leur enfant, espérant secrètement que si c'était un fils, qu'il soit un jour pilote.

     

    Groupés en corporations, les pilotes désignaient un jury de treize pilotes chargés de surveiller leurs confrères. Une ordonnance de 1681 stipulait que « le pilote ayant par ignorance fait échouer un bâtiment serait condamner au fouet et privé de pilotage à vie. » et « que celui qui aurait malicieusement jeté un navire sur un écueil serait puni du dernier supplice et son corps attaché à un mât planté près du lieu du naufrage. »

     

    Aux XIX ème siècle, l'apparition des vapeurs à fonds plats facilite la navigation, sans toutefois supprimer les risque d'ensablement, ni ceux liés au phénomène du mascaret.

    Par ailleurs, la construction en 1843, de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen faillit porter un coup fatal au trafic fluvial.

     

    En 1846, grâce à l'intervention de Victor Hugo et de Lamartine, le gouverneur débloqua des crédits pour endiguer la Seine, faisant passer les tirants d'eau à 5 m50 puis à plus de 7 mètre. Il faudra attendre l'après guerre et la modernisation du système de sondage pour permettre la navigation de nuit.

  • Chant tradi- Le 31 du mois d'août