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mariage

  • Culture de Normandie: Maman m'dit tous les jours


    podcast

  • Tradition de Normandie:Quand un mariage était empêché...

    Autrefois, en Normandie, l'eglise pouvait empêcher des mariages ou les rendres nuls ou illicites. On distinguait deux types d'empêchements:

     

    1. Les empêchements dirimants

    • le défaut d'usage de raison et le défaut d'âge. En clair ceux qui n'avaient ni toute leur tête ni l'âge requis étaient exemptés du mariage.

    • L'erreur portant sur la personne épousée.

    • Une crainte grave concernant la violence d'une personne.

    • L'enlèvement par la force d'une personne en vue de l'épouser.

    • Les ordres sacrés. Interdit d'épouser un sous-diacre, un diacre et bien évidemment un prêtre.

    • La profession religieuse. Les personnes liées par des voeux prononcés dans le cadre de leur engagement religieux sont interdites de mariage.

    • La parenté. La parenté naturelle, ou consanguinité, s'oppose au mariage puisqu'on ne peut épouser quelqu'un du même sang. La parenté spirituelle résulte du baptême. Cela concerne celui qui a administré le baptême et celui qui le reçoit. Le parrain et la marraine, d'une part, le père et la mère du baptisé d'autre part.

    • L'affinité, appelée aussi parenté par alliance, qui existe entre le mari et les parents de sa femme et inversement entre la femme et les parents de son mari.

    • La différence de culte; interdiction de procéder au mariage quand l'un des deux n'est pas baptisé.

    • La clandestinité. Tout mariage qui ne serait pas contracté devant un prêtre est déclaré nul, suivant les directives du concile de Trente.

    1. Empêchement Prohibants

    • Défaut de publication des Bans.

    • La différence de culte, entre catholique et hérétiques (protestants, musulmans, orthodoxes etc...)

    • la défense de se marier à certains moment de l'année. Interdit les mariages entre le premier dimanche de l'Avent et l'Epiphanie, ainsi que du mercredi des Cendres jusqu'à l'Octave de Pâques inclus.

  • Traditions de Normandie:Nouvelles litanies Normandes

    Nouvelles litanies normandes des garçons à marier

    (à réciter pied nus, à l'époque de la pleine lune, au lever et au coucher du soleil)

    Par Caroline

     

    Saint Didier, je veux me marier.

    Saint Florentin, que ce soit demain.

    Saint Léandre, je ne peux plus attendre.

    Saint Eperdu, j'ai trop attendu.

    Saint Léger, qu'elle ait sa fleur d'oranger.

    Saint Christine, qu'elle ait la jambe fine.

    Sainte Eugénie, qu'elle soit bien fournie.

    Sainte Cunégonde, qu'elle soit blonde.

    Sainte Opportune, qu'elle soit brune.

    Saint Adrien, cela ne fait rien.

    Saint Léon, pourvu qu'elle ait du pognon.

    Saint Thomas, qu'elle ne me trompe pas.

    Saint Hilaire, qu'elle ait du caractère.

    Sainte Alice, qu'elle m'obéisse.

    Saint Simon, qu'elle ne dise jamais non.

    Saint Fabien, qu'elle m'aime bien.

    Saint Isidore, qu'elle m'adore.

    Saint Cyprien, je lui rendrai Bien.

    Saint Anatole, qu'elle ne soit pas folle.

    Saint Eloi, que de moi!

    Saint Joachim, je veux faire une fin.

    Saint Benoit, ayez pitié de moi.$

    Sainte Madeleine, qu'elle s'amène.

    Saint Médard, sans retard.

    Saint Perpétu, je n'y tiens plus.

     

    Nouvelles litanies des filles normandes à Marier

    ( à réciter plusieurs fois sans s'arrêter )

    Sainte Marie, faites que je me marie.

    Sainte Sylvie, j'en ai bien envie.

    Sainte Claire, avec le fils de not'maire.

    Saint Gervais, avec not'juge de paix.

    Saint Clément, avec le receveur d'enregistrement.

    Saint Didier, avec l'agent voyer.

    Saint Ester, avec le notaire

    Saint Lucien, avec le musicien

    Saint Firmin, avec le sacristain

    Saint Marcel, avec le maître d'hôtel.

    Saint Clotaire, avec not'propriétaire.

    Saint Léon, avec le mitron.

    Saint Cloud, donne moi un époux.

    Saint Gaston, qu'il soit beau garçon.

    Saint Gratien, qu'il se porte bien.

    Saint Grégoire, qu'il fasse bien son devoir.

    Saint Théodore, faites qu'il m'adore.

    Sainte Charlotte, que je porte la culotte.

    Saint Bernard, qu'il ne soit pas bavard.

    Saint Gaëtan, qu'il m'aime tendrement.

    Sainte Brigitte, envoyez le moi vite.

    Saint Godefroy, cela se conçoit.

    Saint Fortuné, envoyer le sans tarder.

    Sainte Renée, je suis très pressée.

    Sainte Catherine, je compte sur votre Bonté divine.

  • Traditions de Normandie:Chant de la mariée

    Chanté par une jeune fille, au nom des compagnes de jeunesse de la mariée, à la fin du repas de noces. Elle lui tend un bouquet de fleurs symboliques, où figurent des soucis et chante:


    Recevez ce bouquet

    Que ma main vous présente;

    Il est fait de façon

    A vous faire comprendre

    Que tous ces vains honneurs

    Passent comme les fleurs.


    Vous n'irez plus au bal,

    Madame la mariée,

    Aux jeux, aux assemblées

    Vous garderez la maison

    Pendant que nous irons.


    Il vous faut tout laisser,

    Madame la Mariée;

    Vous avez fait des voeux,

    Et vous voilà liée

    Avec un lien d'or

    Ne déliant qu'à la mort.

  • Théodore Botrel- Marie ta fille


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  • Traditions de Normandie: La soirée de Noce en Normandie


    L'heure du bal a sonné et les nociers s'empressent vers la grange dont l'air a été balayée, et que des chandelles fumeuses, fixées dans la fente de bouts de bois attachés aux murs, éclairent à demi. Quelque peu titubant, le violoneux se hisse non sans peine sur un tas de gerbes, accorde son crincin, passe l'arcanson, autrement dit la colophane, sur l'archet, et attaque un air de contredanse, hochant la tête, abaissant et levant son violon pour marquer la mesure, et criant à tue-tête les figures. Puis lorsque la contre-danse terminée, le malicieux bonhomme s'empresse de faire aigrement crier la chanterelle pour donner le signal des embrassades.

    C'est entre les danseurs une ardente émulation à sui sautera, s'enlèvera le plus haut, et du talon marquera le plus vigoureusement la cadence. Aussi, pour se trémousser plus à l'aise, les hommes ont-ils mis habit bas, et les femmes ôté leur belle robe de la noce pour en prendre une autre qui ne craigne ni la poussière, ni les accrocs. Toute la nuit durant on se démène avec un infatigable entrain, ne prenants que quelques courts moments de repos, assis ou étendus sur les gerbes.


    Vers la crique du jour, toutefois, le rigodon s'est alourdi, le jarret des danseurs a perdu son élasticité, et les jambes qui n'en peuvent mais demandent grâce. Les anciens retournés à table, faisant trêve à leurs doléances, à leurs regrets du temps passé, ronflent à l'envi, la tête appuyée sur le coude, et les enfants reposent mollement couchés dans la crèche. On réveille les uns et les autres, et une ronde finale, dont le refrain est répété à l'unisson, termine le divertissement.

    Les gens de la noce embrassent la mariée, les adieux et les portements s'échangent; chacun grimpe dans sa carriole ou s'en retourne pédestrement comme il est venu, emportant le durable souvenir d'une joyeuse journée, trop vite écoulée au milieu de la bombance et du plaisir.

    Tout n'est pas fini, toutefois, et les horsains partis, les invités du voisinage vont présenter aux mariés déjà couchés, les rôties qu'on vient de préparer, et qui servent de prétexte ç des farces okys ou moins réjouissantes et de bon goût.

    Ce sont les couches-bru qui ont déshabillé, couché la mariée, la couturière qui l'a déchaussée, et les garçons d'honneur qui offrent les rôties aux mariés. Mais on a soin de s'arranger de manière que la bru choisisse celle qui lui est destinée, laquelle est composée de vin sucré et de pain rôti.

    La rôtie du nouveau marié est, au contraire, une détestable mixture. Tantôt le pain rôti a été remplacé par du charbon et le vin par de l'eau; parfois les tranches de pain grillé sont lisées avec du fil et les dents de l'infortunée mari ne peuvent en tirer miette; parfois c'est une cuillère percée dont il doit se servir. Enfin on s'ingénie à l'ennuyer, à le tourmenter pour mettre sa patience à l'épreuve et s'égayer à ses dépens. Il faut, il le sait, qu'il fasse bon visage, et c'est avec soin qu'il se gardede laisser paraître la mauvaise humeur qu'il ressent, en se souvenant de l'avoir procurée à ce qui se sont mariés avant lui.

  • Traditions de Normandie: Le repas de Noces en Normandie

    Mais joyeux présage! Voici la fumée des cuisines qui s'élève en légers nuages au-dessus des toits de chaumes bruns, voici la ferme!

     

    Tout y est en mouvement, tou un petit monde de cuisiniers et de cuisinières, d'aides et de serveurs en tabliers blancs, s'agite, se démène et court; c'est un va-et-vient continuel de l'office au bûcher, de la cour à la salle du festin dont on achève l'ordonnance et la décoration.

     

    Des coups de fusil et de pistolet annoncent l'arrivée de la bru, reçue à la barrière de la ferme par un proche parent du mari qui la complimente et lui fait les honneurs du logis. Les hommes sautent à terre, donnent galamment la main aux femmes pour descendre de voiture, et celle-ci, enlevant les épingles qui attachent leurs robes, se défripent, secouent la poussière du chemin, et commencent àremettre un peu d'ordre dans leur ajustement dérangé par la courese. Elles entrent ensuite à la ferme, et vont se mirer, se regarderr avec une satifaction souriante et heureuse après avoir achevé de réparer le désordre de leur toilette.

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  • Culture de Normandie: Ne l'oseray-je dire?

    source: Manuscrit de Bayeux du XV ème siècle


    Ne l'oseray-je dire si j'aime par amour
    Ne l'oseray-je dire ?

    Mon père m'y maria
    Un petit devant le jour
    A un vilain m'y donna
    Qui ne sait bien ni honnour
    Ne l'oseray-je dire

    La première nuitée
    Que fus couchée o lui
    Guère ne m'a prisée
    Au lit il s'est endormi
    Ne l'oseray-je dire

    Je suis délibérée
    De faire un autre ami
    De qui serai aimée
    Mieux que ne suis de lui !
    Ne l'oseray-je dire
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  • Chant tradi- La Branle de la Mariée



    Ouvrez la porte, ouvrez ! Ouvrez la porte, ouvrez (bis)
    Madame la mariée, ma mie lon la la
    Madame la mariée, ma mie lon la (bis)

    Comment je l'ouvrirai, comment je l'ouvrirai (bis)
    Je suis rien que couchée, ma mie lon la la
    Je suis rien que couchée, ma mie lon la. (bis)

    Tout le long de mon mari, tout le long de mon mari (bis)
    Pour la première nuitée, ma mie lon la la
    Pour la première nuitée, ma mie lon la (bis)

    Ouvrez la porte, ouvrez ! ...



    NB : Cette danse se dansait au soir des noces, sous les fenêtres des jeunes époux. D'abord douce, la chanson est chantée de plus en plus fort accompagnée par le bruit des sabots qui se mettent à frapper le sol en cadence jusqu'à ce que les nouveaux mariés ouvrent la porte et offrent à boire.
    Se danse en cercle. 1è partie : 4 pas de branle simple. 2è partie : 4 pas de branle double.

  • Chant tradi- Je voudrais bien me marier