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marcel proust

  • Histoire de la Normandie: Flânerie sur la côte

    Le climat de Cabourg, un air pur, azuré et salin, convenait à la santé délicate de Marcel Proust qui découvre le Grand Hôtel de la station en 1881 en compagnie de sa grand-mère. Il y reviendra deux ans plus tard, lorsqu'il rédigera « A La recherche du Temps Perdu », on reconnaîtra Cabourg sous les traits de « Balbec ».


    En 1872, une vacancière de soixante-douze ans, alerte, bonne nageuse, passe avec ses enfants l'été à Cabourg, ce n'est autre que Georges Sand. Rentrée à Nohant, elle écrit à Gustave Flaubert: « Nous avons pris de beaux bains de mer et ramené des santés superbes. »


    Le décor est planté par un casino, des thermes et un hôtel, autour desquels rayonnent de belles avenues.

    Tandis que Dieppe, Trouville, Houlgate, lancées depuis longtemps, jouent les stars de la côte, Cabourg passe pour la benjamine à laquelle il faut laisser le temps de grandir.


    Parlant de Trouville, Frédéric Amiel, en 1843, se plaît à reconnaître qu'elle est « la plus belle plage de France pour les bains et que les alentours paraissent inépuisables en promenades variées, ombragées, en petits vallons plantés de pommiers. »


    Il prophétisait un riche avenir à ce village!


    A l'extrémité du boulevard maritime du Havre, sur les hauteurs de la Hève, proche de la chapelle Notre-Dame-des-Flots, se dresse un curieux monument baptisé le « Pain de Sucre » à cause de sa forme. Il s'agit d'un cénotaphe élevé par la veuve du général Lefèvre Desnoëtte à la mémoire de son mari qui périt dans un naufrage sur les côtes d'Irlande, le 22 avril 1822.