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madame bovary

  • Ecrivains de Normandie: Gustave Flaubert

     

    Gustave Flaubert est né à Rouen en 1821. Dès le lycée, il manifeste ses goûts pour l'écriture et fait ses débuts littéraires dans un petit journal scolaire, le Colibri.

     

    Il suit des cours de droit à Paris, mais les troubles nerveux qu'il ressentira toute sa vie l'obligent à quitter la capitale.

     

    Il s'installe alors à Croisset près de Rouen et c'est là qu'il réalisera la plus grande partie de son oeuvre.

     

    Toujours à la recherche de la perfection, ce romancier est partager entre le réalisme et le romantisme.

     

    En 1851, il écrit Madame Bovary, qui ne sera publié quand 1856 par La Revue de Paris, certaines scènes sont jugées scandaleuses par la Bourgeoisie bien pensante et des poursuites sont engagées contre l'auteur. L'acquittement de Flaubert contribuent au succès du roman paru en Librairie en 1857.

     

    Après un voyage en Afrique, il commence l'écriture de Salammbô. Viendra ensuite L'éducation Sentimentale, récit d'une passion de jeunesse qui lui demandera cinq ans de travail et connaitra plusieurs versions.

     

    Flaubert meurt à Croisset en 1880 en laissant inachevé Bouvard et Pécuchet.

     

  • Gustave Flaubert parle de la Ville de Rouen

    extrait de Madame Bovary (1857)

     

    « Puis d'un seul coup d'oeil, la ville apparaissait. Descendant tout en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s'élargissait au-delà des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite d'un mouvement monotone, jusqu'à toucher au loin la base indécise du ciel pâle.

     

    Ainsi, vu d'en haut, le paysage tout entier avait l'air immobile comme une peinture; les navires à l'ancre se tassaient dans un coin; la fleuve arrondissait sa courbe au pied de collines vertes et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l'eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d'immenses panaches bruns qui s'envolaient par le bout.

     

    On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise. »