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louis de frotté

  • Histoire de Normandie : Chouannerie dans l'Eure sous Napoléon.

    Les activités royalistes ne cessent pas sous le Consulat.

     

    Deux semaines après le coup d'état de Brumaire, le 24 novembre 1799, des chouans commandés par Hingant de Saint-Maur occupe Pacy sur Eure, volant des fonds appartenant au gouvernement et des uniformes. Puis ils se replient en direction de Dreux, poursuivit par des gendarmes et des gardes-nationaux. Au cours d'un engagement contre ses chouans, Depresle, le commandant de la Garde Nationale est tué

     

    Les incidents de Pacy sur Eure, provoquent une réelle inquiétude chez une partie de la population, d'autant que de fausses rumeurs circulent au sujet des actions menées par ses Chouans. Il faut l'annonce de l'arrestation de Louis de Frotté pour rassurer ses habitants de l'Eure. Jugé à Verneuil, Louis de Frotté fut fusillé sur ordre de Napoléon le 18 février 1800 près de Verneuil sur Avre.

     

    Mais voilà les incidents ne sont pas fini, l'ainé des Le Pelletier, ancien lieutenant de Louis de Frotté a constitué une troupe de Chouans qui lutte dans le département de l'Eure depuis l'époque du Directoire. Elle pratique l'attaque des diligences transportant des représentants du gouvernement ou des gens favorables au gouvernement et également des vols et des assassinats.

    Le Pelletier est arrêtéle 9 décembre 1801 au hameau de Pilette près de Bernay quelque jour après l'échec de l'attaque d'une diligence reliant Caen à Paris.

     

    Un rapport gouvernemental relate les conditions de l'arrestation mouvementée de Le Pelletier :

     

    Voyant que les brigands n'étaient pas décidés à se rendre, on résolut de brûler la maison. Le feu avait déjà consumé une grande partie de la maison, lorsqu'un homme armé d'un pistolet de chaque main et un poignard entre les dents, sauta par une croisée, franchit une haie, et chercha à gagner le bois qui s'étend jusqu'auprès de la maison en criant : à moi, mes amis suivez moi ! On tira sur lui vingt ou trente coup de fusil, qui ne l'arrêtèrent point. Le citoyen Baumier, cordonnier, nouvellement arrivé dans cette ville, courut sur lui, et allait le frapper d'un coup de sabre lorsque le brigand se retourna et lui lâcha un coup de pistolet qui l'étendit à ses pieds ; son second coup de pistolet blessa un citoyen au front. Le brigand n'ayant plus que son poignard, allait en frapper un citoyen de la garde nationale, qu'il tenait par les cheveux, lorsque le citoyen Mérimée, chasseur à cheval, lui coupa le poignet d'un coup de sabre. On allait assommer le brigand à coups de sabre et de crosse de fusils, lorsque le chef de gendarmerie insista pour qu'il fût arrêté encore vivant. Le Pelletier est à la prison ; il y est soigné par les chirurgiens ; on a achevé de lui couper le poignet qui ne tenait presque plus rien et malgré ses nombreuses blessures, ce brigand est maintenant plein de vie. (source : Archives départementales de l'Eure, 1M176)

     

    En décembre 1801, dix-huit chouans de Le Pelletier sont inculpés puis interrogés par Dupont, président de la Cour Spéciale. Quatre condamnations à mort sont prononcées dont celle de Le Pelletier qui est exécuté à Evreux en août 1802.

     

    L'exécution de Le Pelletier sonne le glas de la Chouannerie euroise.

  • Idée de Lecture: Louis de Frotté, dernier général des Chouans

    Louis de Frotté, dernier général des Chouans
    par Claude Le Roy
    Ed. H&D
    2ème édition revue et augmentée, 2009
    ISBN 978-2-9142-6615-4

    Louis de Frotté est né en août 1766, à Alençon...

    À la guerre de Vendée succèdent ces guérillas de l'ombre, les Chouanneries qui, par landes et forêts, harcèlent les gouvernements de la République, de la Convention jusqu'au Consulat, de 1793 à 1800.
    Partout, pour Dieu et pour le Roi, l'Ouest se rebelle, au sud de la Loire, en Bretagne, dans le Maine et l'Anjou. La Normandie n'est pas en reste. Dès l'automne de 1793, des bandes s'organisent.
    Louis de Frotté en prend le commandement en 1795.
    Il sera le dernier Général des Chouans, « ce Frotté à l'écharpe blanche, tué par le fusil des gendarmes, avec un sauf-conduit sur le cœur » qu'évoque Barbey d'Aurevilly dans L'Ensorcelée.
    Voici l'histoire de sa vie et de son combat.

    ... avec plus de 160 notices biographiques
    – dont celles des six autres fusillés de Verneuil – et des index des noms de personnes et de lieux.

  • Histoire de la Normandie: La révolution en Normandie

    En 1790, l'Assemblée Nationale constituante décide pour la Normandie, la création de cinq départements, correspondant à quelques exceptions près à la Province historique de Normandie.

     

    Mais le nombre de diocèse diminue puisque Lisieux et Avranches disparaissent.

     

    Les grands événements de la révolution parisienne sont ressentis de façons atténuée dans la Province, sauf le mouvement Fédéraliste qui est très important en Normandie.

     

    Après l'arrestation des députés girondins, une armée se constitue elle est vite dispersé lors de la Bataille sans Larmes.

     

    L'ouest de la Normandie voit après la chute de Maximilien de Robespierre, le regroupement de personnes favorables à la royauté se former dans le bocage.

     

    Une armée royaliste commandé par Louis de Frotté (noble de religion protestante) s'attaque à plusieurs bourgs dont Flers ou la Ferté-Macé. Cette action dérivée de la Chouannerie dure plusieurs années menaçant même la ville de Vire et en se révélant très dangereuse en raison de la proximité de l'Angleterre.

     

    Finalement Louis de Frotté sera arrêté suite à un mensonge de Napoléon Bonaparte et fusillé près de Verneuil sur Avre.

     

    Pour en savoir plus sur la Chouannerie en Normandie:

     

    Sur les Pas des Chouans1

     

    Sur les Pas des Chouans 2

  • Histoire de la Normandie:"Sur les pas des Chouans"

    2ème Itinéraire

    A partir de Tinchebray

    Tinchebray

    Le 31 mars 1796, attaque par un millier de Chouans...


    Tour clocher Saint Rémy du XIIème siècle, reste de la chapelle fortifiée Saint Rémy et fresques.

    Eglise des Montiers du XVIIème siècle, grille de clôture et stalles provenant de l'abbaye des Prémontrés de Cerisi et de part et d'autre de l'autel les deux toiles représentant Sainte Cécile et Sainte Marie l'Egyptienne.

    Le 21 janvier 1816, l'assistance débordant, une messe est célébrée à la mémoire de Louis XVI et dans un souhait de réconciliation Michelot, après l'office va des uns aux autres, anciens Bleus, anciens Chouans...


    Manoirs des Bourdeaux: La Roque Cahan (officier chouan), surpris par des gardes nationaux près de Tinchebray, est fusillé dans l'avenue de ce manoir le 24 mars 1797, simple assassinat sans jugement.


    Yvrandes

    Combat de la Vente-Henriette, le 27 septembre 1795...

    Louis de Frotté se tient souvent à Yvrandes, dans une des maisons à porte cintrée et fenêtres grillées.

    L'église et le prieuré offrent de solides appuis défensifs à cas d'attaques.


    Eglise: chevet et côtière du XIVème siècle, prote chanfreinée qui donnait sur le cloitre, statues du XVIIème et du XVIIIème.

    Prieuré: subsiste la « porterie » du XIIIème siècle.

    Saint Jean des Bois

    Le village comptait cent quarante feux environ, plus de six cents habitants. Il a donné, avec les paroisses voisines et sous Michelot, la première bande solide de Chouans....

    Les bois de Saint Jean, les bois de Ger, Yvrandes, sont le lieu de repos et d'attente de la forte compagnie qui reste sous les armes, le gros de la légion libéré après une « affaire ».

    Là vit le petit peuple des sabotiers, bûcherons, charbonniers... acquis aux Chouans.

    Le curé de Saint Jean des Bois, Louis Mondet et le vicaire, Etienne-Julien Renault, réfractaires au serment à la république sont restés et ils assurent un ministère clandestin.


    Le 1 er mai 1796, Jean Chanu, diacre à Tinchebray, est tué dans le cimetière de Saint Jean des Bois, par une colonne mobile de Tinchebray. L'abbé Moulin est surpris par une patrouille, il est abattu le 29 octobre 1799 à St Jean, sa paroisse natale; quatre hommes le portent de nuit en terre.


    Le 7 juin 1796, au Camp de Tracy près de Vire, dans une embuscade où tombe la garde nationale de Vire, Michelot est blessé. Il restera trois semaines à la Guionnière, dans une cache entre deux planchers. Un médecin pourtant républicain l'y soigne et le dénoncera pas.


    Louis de Frotté étant mort, Michelot reprit à St Jean son métier de taillandier. Dix gendarmes de Tinchebray l'arrêtent sur ordre du Consulat, dans la nuit du 6 au 7 mai 1804.


    Maison natale de Michel Moulin dit Michelot né au hameau de Fredebise le 7 janvier 1771.


    La déchéance par le sénat et le corps législatif et l'abdication de l'Empereur sont à peine connues dans l'Orne le 9 avril 1814: le lendemain, jour de Pâques, après dix ans d'absence, Michelot assiste à la grand-messe dans la foule sympathique.


    Le 30 août 1814, un service solennel est célébré « pour le repos de l'âme de Louis de Frotté, Mandat, Carville, La Roque-Cahan et pour d'autres officiers chouans et autres morts pour la cause de Dieu et du Roi ».


    Michelot est là, mince et portant son uniforme d'officier Chouans, le visage maigre et un peu jaune. Panégyrique par l'abbé Brionne de Lonlay l'Abbaye, un frère chouan et lui aumônier dans l'armée de Louis de Frotté. L'église est comble.


    Saint Martin de Chaulieu

    Retour du Cotentin, Louis de Frotté se trouve au château, en avril 1796. Les Chouans échappent à grand'peine aux Bleus... Autre combat, le 18 octobre 1799, Frotté perd une vingtaine d'hommes, les bleus en perdent autant.

  • Histoire de la Normandie:Le Brave Michelot

    par Thibault

    Oui, le mot « brave » est bien celui que l'on peut accoler au nom de Michelot. Et encore convient-il de prendre ce mot sous tous les sens, qu' il est possible de lui donner.

    Brave, Michelot l'a, en effet , été autant par son courage que par son honnêteté, sa modestie, son dévouement et sa fidélité.

    Michel Moulin, c'est son nom est né le 7 janvier 1771 à Saint Jean des Bois, petite localité normande de la région de Tinchebray, où son père exerce le métier de forgeron. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par sa force et sa bonne humeur aussi devient-il rapidement le meneur et le guide de tout les garçons du canton. Il est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, et aussi, de toutes les bagarres. On l'appelle Michelot est ce surnom, il va l'illustrer en devenant un des chefs de la Chouannerie Normande.

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