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le vaudreuil

  • Histoire de la Normandie : une sépulture mésolithique à Val de Reuil

    Cette sépulture de grande dimension, était constituée d'un remplissage complexe. Elle renfermait les restes de deux individus. Le premier, en position remaniée, témoignage de la réutilisation de la sépulture. Le deuxième corps a été daté au carbone 14 et l'inhumation est datée vers 8297-7037.

     

    le mobilier associé à la sépulture apparaît pauvre : quelques silex taillés.

     

    La sépulture était surmontée d'un foyer rituel composé de restes d'ossements d'animaux brûlés : crânes et bois de cerfs et de chevreuils, crâne d'un grand bovidé avec ses cornes, crâne d'un sanglier, membre antérieur d'un castor.

     

    On peut comparer cette sépulture avec celles de Tréviec et de Hoëdic en Bretagne ou de Vedbaec au Danemark.

  • Histoire de Normandie: Toponymes gaulois avec la forêt ou la clairière

    L'héritage gaulois 

     

    Des gaulois, nous avons conservé bien peu de choses: l'ancien français connaissait le substantif breuil (pluriel breus) , que l'on fait venir du terme brogilu d'origine gauloise, avec le sens de « petit bois ». c'est ce mot qui nous a tout de même donné les deux Le Breuil du Calvados, Bréel dans l'Orne et Breux-sur-Avre dans l'Eure. Il est également caché, avec un nom de personne, dans Brullemail dans l'Orne « le petit bois d'Adémar »

     

    Finalement ce sont plutôt les clairières qui intéressaient nos ancêtres celtes. Ils les désignaient par le terme ialo, qui transparait dans des toponymes où il est joint à un mot latin: ainsi dans Autheuil « la Haute Clairière », dans Longueil « la longue clairière », dans Bonnoeil « la bonne clairière ».

     

    La présence du même mot est assurée dans Vascoeil qui semble signifier « la clairière oblique », dans Bueil auquel on donne le sens de « la clairières aux corneilles », dans Breteuil et Bréthel, dont on connaît pas l'élément qui précède ialo.

     

    Dans Lantheuil, ce premier élément doit être un nom de personne d'origine gauloise, Lantos.

     

    Enfin dans reuil, qui suit le mot val « vallée », dans Le Vaudreui et Val-de-Reuil, le premier romposant pourrait être le roto que l'on voit dans l'ancien nom de Rouen, Rotomagos, qui évoque sans doute un lieu humide.