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le mont saint-michel

  • Paysages de Normandie:Le Sud-Cotentin

    A l'extrémité du Bocage Normand, Coutances est la capitale religieuse et historique du Cotentin. Sur la colline, sa cathédrale Notre-Dame repose sur des fondements romans et s'élève, très haut, dans ses élans gothiques admirables. La vocation spirituelle de la ville se retrouve dans nombre d'édifices; vous découvriez avec délices ses demeures anciennes, ses hôtels particuliers, ses parcs et jardins, sans oublier en mai, le Festival Jazz sous les Pommiers.


    Autour de Coutances, les abbayes d'Hambye et de Lessay ont belle allure dans leurs havres de verdure. Les foires et les marchés se succèdent sur le calendrier faisant la part belle aux produits locaux.


    Villedieu-les-Poêles nous emmène au pays des cloches et des cuivres. Sa réputation n'est plus à faire, sa tradition remonte au XIII ème siècle. Au fond des cours et dans les rues pittoresques s'expose cet art du métal pratiqué dans l'atelier du cuivre, la maison de l'étain et la célèbre fonderie de Cloches Corneville-Havard. La dentelle, les horloges et les meubles normands livrent aussi leurs secrets ancestraux dans des musées originaux.


    Il est temps de rejoindre Granville, passerelle naturelle pour les îles Chausey, Sercq, Jersey et Guernesey. La Haute-Ville historique et fortifiée garde en mémoire l'époque où les granvillais partaient pour la pêche à la morue et se lançaient à l'assaut des mers. Plus moderne, la Basse-Ville se déploie autour du port dédié au commerce, à la pêche et à la plaisance. Douceur du climat, hôtels et casino en font depuis longtemps d'elle, une station balnéaire appréciée.


    En longeant la route côtière qui mène à Pontorson, la silhouette charismatique du Mont Saint-Michel se dessine dans toutes ses perspectives.


    Avranches recèle quelques trésors inestimable, dont les manuscrits du Mont, datant de plus d'un millénaire. Du haut de son belvédère, peuplé d'héliotropes et de cèdes du Liban, le jardin des plantes offre une vue admirable sur la baie.


    Enfin voici le Mont Saint-Michel, sur les pas de Victor Hugo, le nez en l'air, vous découvrirez la Grande-Rue et les chemins de onde, jusqu'à l'église abbatiale et son escalier en dentelle. Il vous faudra gravir 300 marches (et avec elles une épopée de treize siècles!) Pour atteindre le sommet et l'archange Saint-Michel, en habits bronze, terrassant le dragon.

     

    La Bretagne est à deux pas. De l'autre côté du Couesnon.

  • Histoire de la Normandie:le 27 juin 1836, Hugo au Mont

    Victor Hugo fait le voyage du Mont

     

    Le 27 juin 1836, Victor Hugo accomplit le voyage du Mont alors qu'il est âgé de trente-quatre ans. Il a emmené avec lui, Juliette Drouet, sa maîtresse depuis trois ans. Le couple qui s'est adjoint un pseudo-frère de Juliette pour couper court aux commérages, arrive au Mont le 27, mais l'enthousiasme du poète est sérieusement refroidi par le spectacle de l'abbaye transformée en prison.

     

    « Un sinistre amas de cachots, de tours et de rochers », écrira-t-il à Louise Bertin.

     

    C'est dès le règne de Louis XIV que le Mont Saint-Michel avait acquis, comme des centaines d'autres couvents du royaume, le statut de maisons de force enferment des correctionnaires par lettres de cachet. Mais à la différence des autres maisons de force de u royaume, le Mont avait statu de prison d'Etat et recevait, mais non exclusivement, des prisonniers de l'initiative du pouvoir royal qu'il fallait tout particulièrement surveiller et dont il fallait décourager les évasions, fréquentes ailleurs.

     

    Cette forteresse était donc toute désignée pour cette fonction, en recevant notamment de la Bastille des prisonniers destinés à subir un enfermement prolongé, à la différence de la célèbre prison parisienne où l'on ne restait pas longtemps.

     

    Ainsi naquit la « Bastille des mers » que la première République, le consulat, le Directoire, l'Empire, la Monarchie de Juillet et le Second Empire s'empressèrent de conserver.