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le havre

  • Idée de Lecture: Grands Marins Normands

     

    Guidés à la fois par l'esprit d'entreprise et la recherche du profit - héritage commun des ancêtres vikings - les Normands, marins dans le sang, ont vécu de glorieuses aventures sur tous les océans. Il importait que soit contée leur fabuleuse histoire.


    L'un d'eux, Jean de Béthencourt, né dans le comté d'Eu vers 1360, ira même se tailler un royaume aux îles Fortunées, ces Canaries du soleil, des fleurs multicolores et des chants d'oiseaux.


    C'est une extraordinaire galerie d'aventuriers et de découvreurs qui défile ici. Binot Paulmier, de Gonneville-sur-Honfleur ; Jean Parmentier, poète et capitaine de l'armateur Ango de Dieppe ; Jean Ribault, dieppois et huguenot, conquérant de la Floride, et Belain d'Esnambuc qui écuma les Caraïbes. Voici Abraham Duquesne, sans doute le plus grand marin de son temps, capitaine des vaisseaux du roi et vainqueur de l'illustre Ruyter, dont la vie est une suite de batailles glorieuses.


    Voici l'ambitieux et superbe Anne Hilarion Cotentin de Tourville dont le navire Le Soleil Royal porte 98 canons, qui infligea aux Anglais à Bévéziers le plus grand désastre qu'eût subi leur nation depuis un siècle.


    D'autres encore, Olivier Exmelin natif de Honfleur, chirurgien et flibustier. Jean Beaubriand Levesque, le Jean Bart granvillais, un des capitaines les plus prestigieux de sa cité natale.


    Georges Pléville-Le Pelley, corsaire granvillais qui deviendra ministre de la Marine à 72 ans, au terme d'une vie aventureuse passée à guerroyer.


    Voici enfin Jules-Sébastien César Dumont d'Urville de Condé-sur-Noireau, découvreur de la fameuse Vénus dans l'île grecque de Milo. Il s'en ira à la conquête de l'Antarctique, dans un périple de 25 000 lieues, donnant à la partie du continent qu'il vient de découvrir le nom de sa femme, Adélie. Dans leur destinée glorieuse ou tragique, dans les tempêtes et la mitraille, revivent ici tels qu'en eux-mêmes les grands marins normands.

  • Calvados: L'estuaire en Fête à Pont l'évêque les 16 et 17 avril

    Normandie, calvados,  Week-end festif autour du tourisme, de la gastronomie et des plantes



    Profitez de l'occasion pour découvrir ou redécouvrir la richesse des activités touristiques qui vous sont offertes dans tout l'estuaire de la Seine



    Participez aux animations proposées par les acteurs touristiques eux mêmes (cours de cuisine, promenades en calèche, ateliers du patrimoine, visites guidées, lectures de contes...)



    et profitez de la présence de producteurs locaux pour mettre vos papilles en émoi



    Entrée libre pour petits et grands - Restauration Normande sur place

     

    Le programme de ce rendez-vous dans l'estuaire de la seine.

     

     

  • Culture de Normandie: L'hotesse et le marchand d'hommes

    Le Havre, grand port de commerce qui fut aussi un grand port baleinier, était célèbre pour ses hôtesses chez qui les marins pouvaient trouver tout le nécessaire à leur agrément à terre. Une fois l'argent épuisé, en général assez vite, entraient en scène les marchands d'hommes chargés de trouver de nouveaux embarquements; parmi ces intermédiaires peu scrupuleux, le Phalu de la chanson semblait tenir le pompon. Chanson publiée par Charles Le Goffic à la fin du 19ème siècle.

     

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    Le brouettier dans l'avant-port
    C'est le premier qui monte à bord
    Vous le voyez avec sa plaque
    Disant "j'enlèverai votre sac
    Moyennant une forte commission
    J'enlèverai tout votre baluchon".

    Une fois au bassin de l'heure
    Il vous arrive cinq ou six tailleurs
    C'est pour vous vendre du mauvais drap
    C'est à celui qui vous aura.
    Le cordonnier et sa chaussure
    Garantie pour la couture
    A peine la semmelle clouée
    Que les souliers sont défoncés

    C'est maintenant au tour du pisteur
    Avec son air de bonne humeur
    Il vous dit "pour cinquante sous
    Vous serez bien logé chez nous
    Vous s'rez content je vous assure
    De votre argent de nourriture
    Et vous serez très bien logé
    Dans une belle chambre au premier".

    Et enfin arrive l'hotesse,
    Auprès de vous elle s'empresse
    Elle vous dit, très poliment
    "Marin veux-tu du bel argent".
    Elle vous invite à prendre un verre
    Soit le vermouth ou le bitter
    Mais faut vous persuader
    Qu'c'est le marin qui paye la tournée.

    Au bout d'cinq à six jours de noces
    Auprès de vous l'hotesse s'approche
    Elle vous dit "faut trouver Phalu
    Pour voir s'il n'a rien en vue".
    Phalu vous dit "J'ai votre affaire,
    soit pour la Chine ou Buenos Air".
    Il faut encore casquer cinq francs
    Pour trouver un embarquement.

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    De l'arrivée jusqu'au départ
    C'est une bande de salopards
    Grand Dieu que tout cela finisse
    Et que le diable tous les bénisse
    Qu'il les dans le même panier
    Ainsi que les bonnes de café.

  • Histoire de Normandie:Le Havre et la Cause américaine au XVIII ème siècle

    Le Havre a joué un rôle important dans la lutte des insurgés d'amérique contre l'Angleterre.  

     

    En 1775, des officiers de l'armée française s'embarquent au Havre à destination de Saint-Domingue d'où ils partent offrir leur services au Congrès lors du siège de Boston.

     

    En 1776, Beaumarchais est au Havre lors de l'appareillage des navires qu'il équipe pour apporter armes, munitions et hommes aux insurgés américains.

     

    En mars 1798, les négociants havrais avaient quatre-vingt neufs bâtiments en mer, destinés à aider ces alliés américains.

     

    De son côté la Royale affrète soixante-douze navires au Havre à destination des Etats-Unis d'Amérique.   

     

    Pour le Havre, la cause des Etats-Unis d'Amérique était entendue.

  • Rene Coty parlant de la Seine-Maritime

    Au bord de « la mer verte », de part et d'autre du fleuve royal,  

    « cil des boscages et cil des plains », ceux du pays de Caux comme ceux du Pays de Bray ont persévéré au cours des siècles et s'obstinent au lenfemain des pires épreuves dans leur effort patient vers plus de richesse et plus de beauté.

     

    Rouen, « la cité gothique », unit la puissance industrielle aux prestiges de l'art. Chantiers maritimes, usines chimiques, papeteries, filatures et tissages, raffineries de pétrole résument l'activité moderne au milieu d'une terre fécondée par les générations et la science agronomique fait chaque jour plus généreuse.

     

    Le Havre accueille l'univers occidental vers lequel il a tant de fois délégué ses fils aventureux.

     

    Autour de ces deux villes, les autres villages et le sol même attestent que, du fond du passé jusqu'à nos jours, un peuple sage et laborieux a fait de son terroir une résidence humaine.

     

    Et, au-dessus des falaisses, des valleuses, des cathédrales, le souffle du large apparte sans cesse, avec ses effluves marins, le sens quasi-physique d'un monde immense ouvert à l'audace des hommes.

     

    René Coty

    Président de la République.

  • Histoire de la Normandie: Flânerie sur la côte

    Le climat de Cabourg, un air pur, azuré et salin, convenait à la santé délicate de Marcel Proust qui découvre le Grand Hôtel de la station en 1881 en compagnie de sa grand-mère. Il y reviendra deux ans plus tard, lorsqu'il rédigera « A La recherche du Temps Perdu », on reconnaîtra Cabourg sous les traits de « Balbec ».


    En 1872, une vacancière de soixante-douze ans, alerte, bonne nageuse, passe avec ses enfants l'été à Cabourg, ce n'est autre que Georges Sand. Rentrée à Nohant, elle écrit à Gustave Flaubert: « Nous avons pris de beaux bains de mer et ramené des santés superbes. »


    Le décor est planté par un casino, des thermes et un hôtel, autour desquels rayonnent de belles avenues.

    Tandis que Dieppe, Trouville, Houlgate, lancées depuis longtemps, jouent les stars de la côte, Cabourg passe pour la benjamine à laquelle il faut laisser le temps de grandir.


    Parlant de Trouville, Frédéric Amiel, en 1843, se plaît à reconnaître qu'elle est « la plus belle plage de France pour les bains et que les alentours paraissent inépuisables en promenades variées, ombragées, en petits vallons plantés de pommiers. »


    Il prophétisait un riche avenir à ce village!


    A l'extrémité du boulevard maritime du Havre, sur les hauteurs de la Hève, proche de la chapelle Notre-Dame-des-Flots, se dresse un curieux monument baptisé le « Pain de Sucre » à cause de sa forme. Il s'agit d'un cénotaphe élevé par la veuve du général Lefèvre Desnoëtte à la mémoire de son mari qui périt dans un naufrage sur les côtes d'Irlande, le 22 avril 1822.

  • Stendhal parle de la Normandie

     

    « J'aime les charmants coteaux couverts d'arbres qui bordent l'océan au couchant de Honfleur: je vais y passez la journée. C'est là ou dans la forêt qui borde la Seine au midi, en remontant vers Rouen, que dans dix ans d'ici, lorsque les chemins de fer seront organisés, les gens riches de Paris auront leur maison de campagne. Tôt ou tard ces messieurs entendront dire que la rive gauche de la Seine est bordée de vastes et nobles forêts. Quoi de plus simple que d'acheter deux arpents, ou vingt arpents, ou deux cents arpents de bois sur le coteau qui borne la Seine au midi, et d'y bâtir un ermitage ou un château! On jouit de six lieues de forêt en tout sens et de l'air de la mer. Là les hommes occupés trouveront une solitude et une campagne véritables à dix heures de Paris, car le bateau à vapeur de Rouen au Havre ne met que cinq heures et demie à faire le trajet.»

  • Cuisine de Normandie: Les crevettes du Havre

    dans une grande sauteuse, versez deux bols de cidre brut et autant d'eau. ajoutez une poignée de gros sel et quelques grains de poivre noir, une pincée de thym et de laurier émiettés.

    Amenez à ébullition.

    Jetez 500 g de crevettes grises bien vivantes dans le liquide bouillant et faites cuire à feu vif pendant quatre minutes.

    Servez les crevettes encore chaudes, accompagnées de grosses tartines de pain beurré.

  • Ville de Normandie:Honfleur, la ville des artistes


     

    Face au Havre à quelques kilomètres du débouché du pont de Normandie, Honfleur est une petite ville légèrement escarpée, sillonnée de ruelles maladroitement pavées qui ravit.

     

    D'étymologie scandinave, Honfleur viendrait du mot nordique « Honnefeu ». le préfixe « hon » serait issu d'un patronyme scandinave tandis que la racine viendrait du mot scandinave « floth » signifiant fleuve.

     

    Voici un curieux site dont le centre-ville est organisé en carré autour de son vieux port normand typique et pittoresque. Entre ses nombreux commerces, ses maisons couvertes d'ardoises et ses galeries d'art, son port d'estuaire et de mer, la ville dégage une ambiance conviviale.

     

    Ville de plaisance aux portes du Pays d'Auge et de la Côte fleurie, Honfleur est aujourd'hui largement connue pour sa représentation par de nombreux et fameux artistes, parmi lesquels Gustave Courbet et Eugène Boudin. Ils y ont formé l'Ecole de Honfleur qui contribua à l'apparition du mouvement impressionniste. En pénétrant plus haut dans la ville.

     

    A l'entrée de la ville, la plage du Butin saura ravir l'été les amateurs de baignades et de siestes ensoleillées. En nocturne ou en diurne y sont appréciées les balades pieds nus dans le sable fin, le nez empli d'air marin.

     

    Une plaque informe que c'est d'ici qu'est parti le bateau le Don de Dieu pour arriver le 3 juillet 1608 avec Samuel de Champlain pour fonder la ville de Québec. Outre la fondation de cette ville au Canada, la ville a participé à de nombreuses expéditions sous Henri IV.

    Binot Paulmier de Gonneville part en 1503 pour le Brésil et Jean Denis visite Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent en 1506.

    C'est ainsi que le commerce de la ville a pris son essor en échange direct avec le Canada, les Antilles et les Açores. A cette époque, les marins honfleurais étaient parmi les meilleurs du royaume.

  • Paysages de Normandie: La Porte Océane

    Parce qu'il souhaite se ménager un libre accès à la mer, François 1er prend la décision de créer un nouveau port à l'embouchure de la Seine.

    L'acte de naissance du Havre de Grâce est signée le 7 février 1517. Cinq siècles plus tard, les Havrais construise « Port 2000 » , port en eaux profondes qui va leur permettre de capter de nouveau trafic conteneurisés et de hissez leur étendard portuaire plus haut encore sur l'ouest Européen.

    Comme Cherbourg, Dieppe et Ouistreham, Le Havre fait le lien transmanche avec l'Angleterre.


    Hormis le quartier Saint-François resté fidèle au célèbre film de Marcel Carné «  Quai des Brumes », la ville ne conserve que de rares vestiges de son passé: la cathédrale Notre-Dame, le Prieuré de Graville, le musée de l'Ancien Havre.

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    Largement détruite en 1944

    par les Britanniques, elle a été reconstruite sous la houlette de l'architecte Auguste Perret.

    Sur les hauteurs du Havre, Sainte-Adresse est le «  Nice Havrais ».

    Un peu plus loin, l'abbaye de Montivilliers et l'église Saint-Martin d'harfleur sont liées par une histoire commune, bien antérieur à celle du havre. Nous sommes ici sur la route de l'Ivoire et des épices qui court sur le Caux Maritime.

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    Et voici le Pont de Normandie, trait d'union qui lie désormais le havre et Honfleur. Au mitan du pont on a un point de vue sur le grand large et la réserve naturelle de l'estuaire. La richesse et la diversité de sa flore et de sa faune en font l'un des sites naturels majeurs au plan européen.

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