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la varende

  • mes petits contes marins de Jean de La Varende

    La Varende, auteur normand, écrivain normand, culture de normandie, chamblac, présence de la varende,

    Si vous cherchez un cadeau à faire, on vous conseille ce receuil de contes écrits par Jean de La Varende entre 1936 et 1957 et qui sont parus dans des journaux à l'époque et qui ont été rassemblés et édité par Via Romana. 


    Ces trente-quatre récits inédits en librairie constituent un tour d'horizon des grandes figures et hauts-faits de la Marine française au fil de cinq siècles d'histoire. Enfant, Jean de La Varende les entendit pour la plupart, racontés par l'amiral Fleuriot de Langle, son grand-père. Il en tire une palette de caractères et d'actions colorées où l'on retrouve truculence et verdeur d'hommes de mer, pirates ou officiers de la Royale, lancés sur gréements et navires au large des cinq continents.
       Un complément indispensable à sa légendaire Histoire de la marine en maquettes et à son fameux Des marins, de l'honneur et des dames.

       Sommaire : Préface de l'amiral Jean-Marc Brûlez ; Avant-propos de Patrick Delon ; La «Jeanne-Belle» ; Un brave ; Le lionceau ; Le Thalassandre ; La Murion ; La faim ; L’espion ; Le cocher de l’Amiral ; Apollonius de Tyane ; L’égaré ; Le naufrage des concierges ; L’enfant du soleil ; Le mal de terre ; Une drôle d’épave ; Paméla ; Calme plat ; L’attaque de la voiture ; Un amour à Nantes ; La Marianne ; Les petits tritons ; Le lièvre de Sparte ; Ma petite dactylo ; Resquilles ; Ruyter et son nègre ; Le paisible chasseur ; Le musée turc ; La créancière ; Politique ; Un grand vin ; Le service de Canton ; La hune du csar ; Un beau mariage ; Fortune de mer ; Deux chansons de bord ; Sources.

       Romancier, biographe, historien, membre de l'Académie Goncourt et de l'Académie de Marine, Jean de La Varende (1887-1959) s'est attaché à l'évocation du terroir normand et de ses traditions avec une prédilection particulière pour la mer et les marins.

     

  • Histoire de la Normandie par Jean Mabire

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    par Thibault

    La Normandie... c'est d'abord l'aventure de ceux qui ont donné leur nom au pays: les hommes du Nord, entrés dans l'histoire et la légende sous le nom de Vikings.

    Depuis l'accord de 911, obtenu par Rolf le Marcheur à Saint-Clair-sur-Epte, les Normands n'ont cessé de se vouloir "premiers partout". Ils ont conquis l'Angleterre, régné en Sicile et fondé, avec leur duc-roi Guillaume, le premier Etat moderne à la fin du XIe siècle. Une position géo-politique exceptionnelle sur les rivages de la mer la plus fréquentée du monde fait de la terre des Normands le pont naturel entre le continent européen et l'Angleterre. Annexés en 1204 par Philippe-Auguste, ils seront déchirés longtemps entre Français et Anglais, avant de participer, bon gré mal gré, aux querelles qui agitent la France: réformés contre ligueurs, nu-pieds contre dragons, intendants contre parlementaires, fédéralistes contre jacobins. Outre-mer, ils ont découvert les Canaries, touché le Brésil et l'Insulinde, conquis la Floride, exploré la Louisiane, peuplé le Canada. A partir de 1945, ils reconstruisent leurs villes ravagées, continuent à "faire valoir" les campagnes et connaissent l'aventure industrielle de la Basse-Seine.

    Depuis La Chanson de Roland, les Normands donnent le ton aux lettres françaises avec Malherbe. Corneille, Barbey d'Aurevilly, Flaubert, Maupassant, La Varende... L'impressionnisme est né des couleurs de leur ciel. Depuis plus de dix siècles, ils ont réussi à maintenir, avec modération et ténacité, la seule vertu essentielle à leurs yeux: la liberté individuelle.

    Jean Mabire est né en 1927. D'abord "imagier" puis journaliste à Cherbourg, il fonde la revue normande Viking en 1949. Critique, romancier, historien, chroniqueur, reporter, il est avant tout normand. Il collabore à Haro. Heimdal et L'Unité normande. Jean-Robert Ragache, agrégé d'Histoire, est auteur d'un mémoire sur Les Colonies marchandes castillanes en Normandie au XVe siècle. Il est l'auteur d'un ouvrage sur les expéditions maritimes des Normands depuis le temps des Vikings, et a publié, en collaboration avec Gilles Ragache, une Vie quotidienne des intellectuels sous l'occupation.


    Auteur: Jean Mabire & Jean-Robert Ragache
    ISBN: 2-7048-0703-5


  • Extrait de Nez de Cuir de La Varende

    La Varende évoque le château de Beaumesnil dans « Nez de Cuir » sous le nom de Mesnilroyal

     

    « Le château anciennement aux ancêtres de Judith, avait ruiné tous ses propriétaires. Sa somptuosité était telle qu'on s'y trouvait gagné par le goût, la nécessité du faste; comme une trop belle femme demande des robes ou des bijoux dignes d'elle, l'invraisemblable édifice tournait les têtes de ses occupants. Depuis, encore! Il continue.

     

    Il était l'orgueil du Pays d'Ouche, la question qu'on posait au nouvel arrivant: « Avez-vous vu Mesnilroyal? ». A chaque déconfiture l'Ouche tout entier s'attristait. En fait il n'y a pas en France de demeure Louis XIII d'une telle beauté. Peut-on même lui comparer une demeure? Tous les autres châteaux ne paraissent plu s que des gîtes quand on les rapproche de son éblouissante fierté, de son lyrisme triomphal.

     

    Les cheminées encadrent les toits comme des colonnes votives dédiées à l'abondance campagnarde tellement elles élèvent haut leurs guirlandes de beaux fruits. À la gloire et au règne du Maître, s'exhibe sur les murailles toute une armée de valéets nus, statues de pierre qui se penchent ou se tordent, s'ingéniant à utiliser au mieux leurs formes pour masquer les pieds-droits, soutenir les linteaux, étayer les chambranles. Le Seigneur Maître est si grand, parut si imposant aux architectes, que les plafonds atteignent leurs émois: les deux étages du château en valent sept.

     

    Une lanterne fulgurante couronne le tout, chargée d'arrêter les rayons solaires, de les asservir à la splendeur de la maison en les fragmentant: auréoles, aigrettes, flammes, grâces à ses verres qui sont des lentilles. Il a fallu garnir l'intérieur de plomb car sous ces culs de bouteille les poutres se calcinaient. N'eût été le pâle soleil d'Ouche, Mesnilroyal aurait flambé avant le premier automne. Étroit comme un reliquaire, une châsse; à peine dix mètres de large; d'une sveltesse si fin qu'en venant de côté on ne le reonnaît pas dans cette grande stèle pointue qui monte, bel obélisque rose et gris. Sa façade au soleil est d'ivoire et de chair, l'autre d'argent et de feuille morte.

     

    Où cette splendeur devient la plus émouvante, c'est dans sa lutte contre le noroît, dans ce vent de tempête qui racle le Pays d'Ouche comme une lame, sans détour ni flexion. Sur le château, balise prodigieuse, les vagues se fendent, et, à cause de sa minceur, se referment derrière, sans rompre leurs élans, avec des remous extraordinairement sonore. L'ébullition atmosphérique pétille aux bouches creuses des géants, leus bouches béantes de voir le Maître! Le vent cuinte sous les aisselles poilues de mousse, claque dans les draperies calcaires qu'il éraille; il grince et râpe les épidermes piguelés.

     

    Puis, quand viennent les torchées de pluie, tout ruisselle et sanglote et lâche ses eaux dans le désespoir que le Maître ne puisse sortir par temps pareil. Une colère humide sait les termes et les gaillants; ils crachent! Ils bafouilles des jets! Et les gargouilles entourent le château de filets bruyants qui semblent naître des douves percutées où tout claque. La pluie redouble; les voix deviennent plus fortes et tonitruent, si bien que les grenouilles se mettent elles aussi à clamer comme si criaient les eaux! Le soleil glisse un rayon... alors, toutes ces colonnes liquides qui entourent la maison semblent soudain les barreaux d'une immense cage de cristal... Le vent tombe, et au loin, on entend cent hectares de parc qui râlent. »

  • Ville de Normandie: Falaise

    Lorsqu'on arrive à Falaise par la route de Caen, la ville se déploie au-dessus du val d'Ante dans un mouvement très séduisant. L'église Saint-Gervais se présente au premier plan comme vêtue de dentelles; les maisons qui s'étagent alentour sont couvertes de toitures en cloche d'un rouge sombre et homogène. Bien qu'appuyée sur des escarpements, ce fut une des villes les plus cohérentes de France. Elle l'est presque restée malgré les horreurs de la guerre parce qu'elle reçoit l'influence du site auquel elle est attachée et que ses reconstructeurs ont opéré avec un rare souci de retrouver ses accents, ses rythmes, ses couleurs.

     

    La bataille de Falaise fut une des plus dures de celles qui suivirent le débarquement de 1944. Pendant trois mois la ville subit les bombardements alliés, puis un combat serré se livra durant un mois entre l'armée de von Kluge et celle de Montgomery dans la poche de Mortain-Argentan-Falaise, combat qui devait se terminer, près de Falaise, par l'encerclement des allemands.

     

    Si quelque chose peut étonner, c'est qu'une ville qui connut tant de combats ait encore conservé l'essentiel de ses monuments. Mais il faut dire qu'on n'en a pas encore pansé toutes les blessures.

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  • Paysages de Normandie: Le Pays d'Ouche

    Peut-on parler de l'Ouche sans penser à La Varende dont le premier livre porte le nom du Pays qu'il habita, qu'il connut, qu'il aima, qu'il décrivit et évoqua dans son oeuvre entière.


    Terre médiocre, pays pauvre, le plus pauvre du département et pour cela semé encore de forêts et de bois: forêt de beaumont, forêt de Conches, forêt de Breteuil, véritable maquis qui, de proche en proche, par la forêt d'Evreux, vous mène à couvert jusqu'à la préfecture.


    La végétation des sous_bois est la même dans la forêt d'Evreux que dans les autres forêts de l'Ouche.


    Pays rêvé pour le mystère et les légendes et les bandits, pays de « Nez de Cuir » et du «  Sorcier Vert ».


    Voici comment le vieux Gabriel du Moulin le présente:


    «  Ouche baigné de Risle, est un terroir plat, pierreux pour la plupart, trop sec dans les chaleurs et trop humide dans les pluyes... Le pays est planté par cy par là de grandes forests et de bois où quand les chesnes et les haistres sont fertiles, on engraisse grande quantité de pourceaux, qu'on distribue aux François. Le breuvage plus ordinaire est du poiré. Il est bien vrai qu'on y trouve aussi de fort bons sidres, mais on les vend bien cher à ceux d'Evreux et de la campagne du Neubourg. »


    Gabriel du Moulin dit aussi : «  il y a grandes quantités de mines et de forges à fer »


    Il est vrai que le fer et le bois ont permis une industrie ancienne dont témoignent les tumulus de laitier que l'on rencontre dans les forêts et les noms de lieux : Ferrières-Haut-Clocher, Ferrières-Saint-Hilaire, Ferrières sur Risle.