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la seine

  • La faune ichtyologique de la Seine

    La Seine tout au long de son cours renferme une faune ichtyologique très variée. Le secteur d'Elbeuf est particulièrement favorisée par le très grand nombre d'espèces que l'on peut y rencontrer, la pollution de la Seine semblant en régression.  

     

    La faune ichtyologique des eaux de la Seine compte 24 espèces y compris 8 espèces très rares signalées de temps à autre remontant la Seine.

     

     

    • Squalius Cephalus: chevaine meunier. Poisson de 20 à 40 centimètres. Certains exemplaires peuvent atteindre 50 à 60 centimètres et peser 5 à 6 kg. Omnivore; sa nourriture principale: les petits poissons qu'il traque dans l'eau, mais aussi les insectes, cerises, prunes tombées à la dérive. Sa pnte a lieu au printemps. Ce poisson est devenu rare.

    • Alburnus Lucidus: ablette-ovelle. Les ablette-ovelles se réunissent en bandes nombreuses l'été à l'embouchure des égouts, se déplacent en troupes en pleine eau, et s'y alimentent de menus animaux et de débris en suspension. Dos à reflets argentés. La ponte a lieu dans la seconde moitié du printemps. Les écailles triturées dans un excipient constituent le produit nommé Essence d'Orient que l'on emploie dans l'industrie des fausses perles pour leur donner le brillant.

    • Avramis Brama: brème. Ce poisson varie de 20 à 50 centimètres. Il n'est pas rare de pêcher des brèmes pesant plusieurs kilogrammes. Elles habitent les eaux courantes, elles se nourrissent de débris variés et de menus animaux. La ponte a lieu au printemps; les reproducteurs se rassemblent par troupes à fleur d'eau.

    • Acerina Cernua: perche goujonnière. 18 à 20 centimètres. Très vorace, se nourrit d'alevins, de menues proies. Ponte printanière. Peu commune.

    • Barbus Barbus: barbeau-barbillon. Sa taille varie de 20 à 60 centimètres. Les très grands individus peuvent parvenir de façon exceptionnelle à 80-90 centimètres. Le barbeau-barbillon vit sur le fond. Ponte dans la seconde moitié du printemps.

    • Esox Lucius: Brochet. Cherche à remonter les affluents de la Seine, dont il préfère les eaux claires (Eure, Iton, Epte etc...) à l'époque des crues, il en a été aperçu à l'embouchure de l'Oison. Ce poisson mesure de 30 à 70 centimètres, exceptionnellement plus d'un mètre. Très vorace, il se tient à l'affût en pleine eau pour se jeter sur les poissons passant à sa portée et les avaler d'un trait. Ponte de février à mai.

    • Cyprinus Carpio: carpe. Sa taille ordinaire est de 25 à 40 centimètres, mais susceptible de parvenir à 70 à 80 centimètres; elle peut alors peser 10 à 15 kilogrammes. Régime omnivore. Elle se nourrit sur le fond en pleine eau. La ponte a lieu vers la fin du printemps lorsque la température de l'eau atteint 20°.

    • Gasterosteur Aculeatus: épinoche. Se trouve à Elbeuf en aval du barrage. Poisson de petite taille, 5à 6 centimètres de long. Très vorace, il se nourrit de larves d'insectes et d'alevins. Ponte printanière, le mâle construit un nid en herbe aquatique qu'il entrelace. L'espèce est très destructrice à cause de sa voracité.

    • Pleuronectes Flesus: flonde-flet. Poisson très fréquent dans les estuaires, assez commun aux environs d'Elbeuf. 20 à 30 centimètres. Il peu atteindre 40 centimètres chez les plus grands individus.

    • Leuciscus Rutilus: gardon. De taille moyenne entre 15 et 25 centimètres, mais certains individus peuvent atteindre 30 à 35 centimètres. Le gardon est omnivore. Il se nourrit des parties charnues des végétaux, et de petits animaux qui vivent sur elles. Ce poisson s'associe pour composer des troupes parfois nombreuses aux approches de la ponte qui se fait au printemps.

    • Rotengle: gardon de roche, gardon rouge. Ce gardon est moins présent que le précédent. On le reconnaît à sa nageoire pectorale plus rouge. Son dos et son ventre sont bombés. Il est plus vigoureux. On le trouve dans les herbes aquatiques en amont du barrage et des écluses. On le nomme vulgairement gardon carpé. 12 à 25 centimètres de long, mais peut atteindre de 30 à 35 centimètres. Omnivore. Sa ponte a lieu au printemps.

    • Gobio Fluviatilis: goujon. De petite taille de 15 à 18 centimètres. Se nourrit des petis animaux qui vivent sur les fonds. La ponte a lieu dans la seconde moitié du printemps.

    • Perca Fluviatilis: perche. 20 à 35 centimètres, parfois 50 à 60 centimètres, mais rarement. Ponte printanière vers 14°. Très vorace, se nourrit de poissons et d'alevins.

    • Ameiurus Nebulosus: poisson chat. De 20 à 35 centimètres. Très vorace, il se nourrit de toutes sortes de proies (oeufs, poissons, alevins.). Ce poisson peut s'envaser en hiver et rester en léthargie 2 à 3 mois. Il est redouté des pêcheurs à cause des ses aiguillons pectoraux et de sa dorsale antérieure. A été importé en Europe en 1885. Se trouve dans la Seine à Elbeuf.

    • Chondrostoma Nasus: hotu, mulet, demoiselle. Poisson de 20 à 40 centimètres. Très vorace, se nourrit en pleine eau sur le fond. La ponte a lieu au printemps.

    • Lota Vulgaris: Lote commune. 25 à 50 centimètres. Se rencontre parfois dans la Seine. Poisson nocturne, très vorace. Ponte hivernale. Ces oeufs sont toxiques.

  • Histoire de Normandie: Les tire-bouchons de Rouen

    Il ne s'agit pas d'un instrument, mais d'un homme. Le tire-bouchon rouennais comme le graisseux et le pirate de Robec, gagne sa vie dans l'eau et il la gagne même assez largement.

     

    Il est bien au courant des heures de la marée et, selon ces heures, il monte ou descend avec la Seine. Tantôt en amont du nouveau pont, mais le plus souvent en aval. Il affectionne les endroits où le fleuve forme un coude brusque; il adore les roseaux dont les tiges réunies forment pour lui une sorte de grillage naturel; mais sa prédilection est pour les petites baies temporaires engendrées sur les quais par les travaux du port. C'est là que le courant dépose les bouteilles vides et les bouchons. Notre homme n'a qu'à les ramasser et, comme il y a beaucoup d'ouvriers travaillant aux alentours, la récolte est toujours des plus fructueuses.

     

    A Rouen, ce métier est d'ordinaire un petit supplément, une sorte de cumul pour les ouvriers des quais employés à décharger les navires. Quelques-uns cependant, les « purs », se contentent de ce seul genre d'existence, qui ne doit pas engraisser outre mesure les pauvres hères.

     

    On distingue deux sortes de tire-bouchon, les grands et les petits. Les seconds n'ayant pas toujours de dominicle et gênés de leurs richesses, les cèdent à bas prix aux premiers.

     

    Ceux-ci possèdent une chambre en vulle dans un quartier excentrique. Ils jettent dans un même panier tous les bouchons semblables. C'est une véritable sélection. Puis, ils font un second tri et mettent de côté les morceaux de liège pouvant servir sans être transformés. Ces bouchons se débitent à bon marché et trouvent toujours beaucoup d'acheteurs. Les autres bouchons, ceux qui sont percés, coupés, usés, salis, sont hachés avec des instruments spéciaux, et devienent selon leurs dimension, leur qualité, leur forme, d'excellente marchandise pour les pharmaciens ambulants, les camelots, les marchants d'orviétan, les fabricants de colle.

     

    Ils servent aussi à la fabrication de ceintures de natation; ils ferment ces petits flacons de liqueurs contenant à peu près dix gouttes de liquide et qui se vendent aux enfants.

     

    Avec les rognures ont fait cette sorte de fermeture imperméable qui unit le tuyau de certaines pipes communes au fourneau; on fabrique également des petits carrés imperceptibles que les collectionneurs d'insectes collent au fond de leurs boîte pour pouvoir y piquer l'épingle indicatrice de leur grand-paon ou de leur pyrètre.

  • De Havre à Rouen, la Seine ouvre un boulevard

    Napoléon Ier se montrait futuriste en affirmant « Paris, Rouen et Le Havre sont une seule ville dont la Seine est la grande rue »


    Cette grosse artère trace cinq boucles après Vernon, s'encaisse dans un sol crayeux tout doucement, un peu comme si le fleuve prenait plaisir à s'attarder en Normandie avant de gagner son estuaire et de mêler ses eaux bourbeuses à celles de la Manche.


    C'est à un architecte italien, Bellamato, que l'on a fait appel en 1541 pour tracer le plan de la villes aux lignes découpées comme les cases d'un damier. Le vieux port, avec le bassin du roi, rassemblent les curiosités. Le bassin du roi a été creusé sous Richelieu pour abriter la Royale. L'activité maritime se concentre devant les digues, les bassins et les quais. Les riches armateurs font construire dans les beaux quartiers vers Sainte-Adresse et la côte d'Ingouville, qui borde la ville au nord et s'étend en ligne droite jusqu'au cap de la Hève.

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  • Paysages de Normandie:de Port en Port, un parfum d'aventure

    Granville corsetée de remparts, avec sa haute ville juchée sur un promontoire rocheux, revêt selon Michelet un caractère «Normande de race, Breton d'aspect ». La vieille citée maritime fut jadis le point de départ de nombreux corsaires durant les luttes qui opposèrent la France et l'Angleterre.

    Le Bassin à flot accueille les grands navires, un service de vapeurs dessert Jersey et Guernesey. A la Belle-Epoque, le passage avec restauration à bord s'affiche à 10 franc en première classe. Au trafic des passagers s'ajoutent celui des marchandises et l'activité des chantiers navals réputés.


    Cherbourg cumule la vocation de port de guerre contenu dans son vaste arsenal et celle de port d'escale. A l'origine, un site remarqué par Vauban pour jouer le rôle de sentinelle avancée à la pointe du Cotentin et surveiller le passage de la Manche. Louis XVI assista à l'immersion des premiers blocs à remblai de la digue. Napoléon Ier inaugura l'avant-port en 1813. Pouvait-il pressentir qu'un jour de 1840, la « Belle-Poule » accosterait à Cherbourg ramenant de l'exil de Sainte-Hélène les cendres de l'Empereur? Plus tard, au large de la rade croisent les paquebots. La gare maritime construite en 1932 témoigne de l'Art déco et de l'épopée Transatlantique. Le quartier des marins se niche autour de la basilique Sainte-Trinité, et le bassin du commerce anime le coeur de la ville: « On vient à Cherbourg à reculons et on en repart en pleurant. » L'adage ne saurait mentir!


    L'ensablement du port d'Harfleur impose de creuser un nouveau port. François Ier, auquel Le Havre doit sa fondation, entend également assurer la défense de l'estuaire de la Seine contre les audacieuses incursions des corsaires ennemis. Au milieu du XVI ème siècle, Le Havre de Grâce devient le principal port royal de la France occidentale. Nouvel essor quand des banquiers, les frères Péreire, fondent en 1855, la Compagnie générale maritime qui crée les lignes qui joignent Le Havre à Valparaiso et à La Réunion. La route maritime vers les Etats-Unis s'ouvre sous l'égide de la Compagnie Générale Transatlantique. Napoléon III vient alors de s'impliquer dans la guerre du Mexique, ses soldats embarqueront les premier. Le 15 juin 1864, le «Washington », un bateau à roues, quitte le Havre pour rejoindre New York, treize jours et demi après.


    La marée se fait sentir jusqu'à Rouen et encore en amont du cours très lent de la basse Seine, du sable et de la vase qui encombrent son lit. D'où d'incessants travaux de drainage et de dragage pour faciliter la remontée des gros bateaux jusqu'au port de Rouen qui réalise la jonction entre la navigation maritime et la batellerie fluviale. Jadis, il n'existait aucun pont pour traverser la Seine en aval de Rouen, il fallait donc remonter jusqu'à cette ville pour aller du Havre à Honfleur.


    Dieppe se mire dans un glorieux passé. La « grosse aventure », les conquêtes, la colonisation voire la cartographie. Dieppe a pratiqué tout cela avec passion et vu s'éloigner les caravelles en partance pour les Indes ou le Nouveau Monde. A la hardiesse des navigateurs répondaient l'enthousiasme et le soutien d'armateurs dont Jean Ango, en même temps qu'un florissant trafic exotique bâtissait des fortunes.

  • Hector Malot parle de la Normandie

    «Les maisons du Havre dont on aperçoit les toits brillants à travers le fouillis des mâtures de navires abrités dans les bassins, où se mêlent leurs voiles dépliées pour sécher, aux pavillons multicolores.»


    «Avant de s'engouffrer dans l'embouchure de la Seine où ils vont remonter une large avenue sans obstacles, qui semble les appeler, entre ses coteaux boisés, pour partir jusqu'à Paris.»