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la saint-valentin

  • Tradition en Normandie: la Saint Valentin en Normandie

    Si ce dicton normand laissait autrefois croire aux jeunes gens qu'en amour tout est permis: «  Prends la blonde, prends la brune-Il n'importe au clair de lune! »,

     

    un autre dicton normand savait remettre les prétendants à leur juste place: « Pour la blonde ou la brune- Faut décrocher la lune! ».

     

    Mais gare aux timide auxquels les Normandes ne pardonnaient point en ne craignant pas de chanter:

     

    Retournez à votre place

    Vous m'avez prise sans m'embrasser

    Je dirai à votre mère

    Que vous être un engelé

    Un mangeur de pommes cuites

    Un buveur de lait trutté

    Regardez sur votre manche

    Vous vous y êtes mouché

    Regardez sur votre épaule

    Le coucou s'y est perché!

     

    La galante pouvait être cruelle pourvu qu'elle fût en bonne santé. Il était important que cette fille que l'on souhaitait solide et râblée sût résister aux maladies. Si son teint était trop pâle, il fallait se méfier: la jeune normande serait meilleure dans les devoirs conjugaux que dans les tâches ménagères. Aux critères de santé s'ajoutaient les critères esthétiques. Ainsi, le Normand préférait la blonde à la brune, traitée de « noireaude »si sa peau était mate.

    Il n'aurait pas aimé non plus que sa belle eût l'air d'une jument échappée (à la lourde démarche.) Il la voulait également travailleuve et surtout pas trop savant mais pas bête non plus.

     

     

    Concernant Saint Valentin:

    SAINT VALENTIN

    Prêtre et Martyr

    (+ 268)

    La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, qu'il fut arrêté par l'empereur Claude II. Après deux jours de prison, l'empereur le fit comparaître à son tribunal:

     

    "Pourquoi, Valentin, voulez-vous ainsi être l'ami de nos ennemis et rejetez-vous notre amitié?

    -- Seigneur, dit le prêtre chrétien, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux, et votre empire aussi; vous rejetteriez le culte de vos idoles, et vous adoreriez le vrai Dieu et Son Fils Jésus-Christ."

     

    Un des juges, prenant la parole, demanda au martyr ce qu'il pensait de Jupiter et de Mercure:

     

    "Qu'ils ont été des misérables, répliqua Valentin, et qu'ils ont passé toute leur vie dans la débauche et le crime."

    Le juge, furieux de cette réponse, s'écria:

    "Il a blasphémé contre les dieux et contre l'empire!"

    L'empereur continua ses questions avec curiosité, heureux de cette occasion de savoir ce que pensaient les chrétiens; Valentin, de son côté, avait le courage d'exhorter le prince à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu:

     

    "Croyez en Jésus-Christ, lui disait-il, faites-vous baptiser, vous serez sauvé, et dès cette vie vous assurerez la gloire de votre empire et le triomphe de vos armes."

     

    Claude commençait à se laisser persuader, et dit à ceux qui l'entouraient:

    "Écoutez la belle doctrine que cet homme nous apprend."

    Mais le préfet, mécontent, s'écria:

    "Voyez-vous comment ce chrétien séduit notre prince!"

    Le faible Claude, craignant des troubles, abandonna le martyr, qui eut à subir un autre interrogatoire devant un nouveau juge:

     

    "Comment, lui dit celui-ci, peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière?

    -- Il n'est pas seulement la vraie lumière, mais l'unique lumière, dit Valentin.

    -- S'il en est ainsi, rends la vue à ma petite fille adoptive, aveugle depuis deux ans; je croirai en Jésus-Christ, et je ferai tout ce que tu voudras."

     

    L'enfant fut amenée; le prêtre, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière:

    "O Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez cette aveugle."

     

    A ces paroles, l'aveugle voit; le juge Astérius, avec toute sa famille, confesse Jésus-Christ et reçoit bientôt le baptême. L'empereur, averti de ces merveilles, aurait bien voulu fermer les yeux sur les conversions nouvelles; mais la crainte lui fit trahir sa conscience et le sentiment de la justice; Valentin et les autres chrétiens furent livrés aux supplices et allèrent recevoir au Ciel la récompense de leur courage, en l'année 268.

     

    Il existe encore, à Rome, une catacombe de Saint-Valentin, témoin de la vénération dont fut, de tout temps, entouré cet illustre martyr.