Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

légionnaire allemand

  • le Chant du Diable


    podcast

    Version de la Légion étrangère

    I. La Légion marche, vers le front,
    En chantant nous suivons
    Héritiers de ses traditions
    Nous sommes avec elle

    Nous sommes les hommes des troupes d’assaut
    Soldats de la vieille Légion.
    Demain brandissant nos drapeaux,
    En vainqueurs nous défilerons.
    {Nous n’avons pas seulement des armes,
    Mais le diable marche avec nous
    Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! car nos aînés de la légion,
    Se battent là-bas, nous emboîtons le pas. (bis)


    II. Pour ce destin de chevalier
    Honneur, Fidélité
    Nous sommes fiers d’appartenir
    Au 2e R.E.P.

    Refrain.

    III. Fidélité est notre Loi
    Luttons pour notre Foi
    Notre fierté de chevalier
    Notre Honneur de soldat.

     

    Encore un triste anniversaire en ce mois de mai… Le 7 mai 1954, la France subissait une des défaites les plus retentissantes de l’histoire de la France qui devait être le point de départ d’une politique d’abandon menée depuis lors par l’ensemble de la classe politique française sur tous les fronts.
    Les positions de Dien Bien Phu étaient intenables. Le commandement s’en était rendu compte dès janvier 1954 ; les généraux avaient demandé de pouvoir retirer les soldats. Mais les politiciens, en la personne de René Pleven, refusèrent, scellant le sort de milliers de Français.
    Le 13 mars 1954, le Viet-Minh lance l’assaut contre les troupes françaises retranchées à Dien Bien Phu. Les 12 000 militaires français sont totalement isolés, encerclés par quelques 50 000 soldats communistes. La résistance héroïque des soldats français dure 56 jours. Sans espoir de fuite, les Français luttent jusqu’au bout, jusqu’au 7 mai. Les Viets déferlent alors sur les positions françaises.
    1 750 Français sont morts ; des milliers sont blessés. Mais le pire est à venir. Les communistes font 10 863 prisonniers, dont de nombreux blessés. Ils les traîneront sur 700 km avant d’enfermer dans des camps de la mort.
    Quatre mois plus tard, il n’y a plus que 3 000 survivants, qui resteront traumatisés à vie par leurs inhumaines conditions de détention, les lavages de cerveau, les humiliations et les violences.

    Parmi tous les hommes combattants à Dien Bien Phu, se trouvaient de nombreux légionnaires allemands ainsi que des volontaires Français de division Charlemagne, engagés plus ou moins volontaires à partir de 1945. Ils donnèrent naissance au
    Chant du diable, qui avait toutes les raisons de servir à nouveau dans cette guerre contre le communisme. Il emprunte son air à la Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch), qui était l’un des chants les plus usités par les volontaires allemands de la Légion Condor, opposés aux rouges espagnols et aux Brigades internationales. Sur cet air les SS partis lutter contre le bolchevisme sur le Front de l’Est créèrent le chant SS marschiert in Feindesland. Les volontaires français de la division Charlemagne adoptent rapidement ce chant en Français.
    Sous le titre
    Le Chant du diable, les légionnaires parachutistes adaptèrent ce chant allemand aux nouvelles conditions politiques, mais toujours face au même ennemi. Le Chant du diable est le chant de tradition du 2e R.E.P.
    Ce chant semble exister sous le titre
    Les Soldats marchent vers le front, pour les troupes non légionnaires ou encore sous le titre Les Troupes d’assaut.