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  • Paysages de Normandie: L'Iton

    Affluent de la rive gauche de l'Eure, c'est, avec ses 94 km, le plus long cours d'eau de notre département. Il prend sa source dans le Perche, pénètre dans le département à La Chaise-Dieu-du-Theil, à 185 mètres d'altitude et se jette dans l'Eure à Acquigny.


    A la moitié de son cours, la rivière disparaît dans des bétoires, lors d'affleurements des terrains calcaires. Son cours sous terre, entre le Rebrac et Gaudreville-la-Rivière, peu profond, est appelé Sec-Iton.


    La rivière réapparaît à la surface à la Fosse aux Dames.


    Des travaux légers constitués par des petits murets dans le lit même de la rivière autour des bétoires, tentent de retarder, en période d'étiage, la disparition des eaux. Ces ouvrages sont visibles dans la traversée de Villalet et à Gouville.


    L'Iton reçoit le Rouloir, jolie rivière et qui est elle-même une résurgence du Lème, ruisseau prenant sa source en forêt de Breteuil que l'on peut passé à gué près de Chéronvilliers


    Historiquement, l'Iton a donné ses eaux à l'aqueduc romain du Vieil-Evreux, aux fossés défensifs de Verneuil-sur-Avre, de Breteuil-sur-Iton, de Damville et aux Fossés-le-Roi.

  • Villes de Normandie: Verneuil-sur-Avre

    Verneuil était également une place forte qui défendait la ligne de l'Avre comme Gisors celle de l'Epte.

     

    Elle se composait de trois petites villes fortifiées unies dans une enceinte commune. On ne voit plus aujourd'hui que des vestiges de ses remparts et de ses fossés où était conduite une partie des eaux de l'Iton. Il n'en reste qu'un donjon, la Tour Grise, mais perverti de façon ridicule par l'un de ses propriétaires.

     

    Fondé par Henri Ier Beauclerc, la cité fut prospère et fière. En son beau temps on y comptait sept paroisses. On y voit encore deux églises qui sont d'une qualité, d'une originalité qui ne peuvent laisser indifférents.

     

    Sur la longue place, d'où l'on peut admirer du haut en bas, se dresse la tour de la Madeleine qui signale la ville à six lieues à la ronde. Elle présente tous les caractère de l'architecture normande du XV ème siècle et paraît posée là pour faire savoir que nous pénétrons dans la Province Normande. Ses fenêtres, ses arcatures de plus en plus compliquées au fur et à mesure que s'élève l'édifice sont surmontées de couronnes en retrait posées comme des pièces d'orfèvrerie sur une tête royale.

     

    On a dit qu'elle était inspirée par la tour de Beurre de Rouen.

     

    A côté de cette aiguille, l'église de la Madeleine paraît tassée sur le sol. Ce luxe, ce grand pavois contrastent avec sa modestie et l'écrasent. Les hommes du XVIII ème siècle eurent pourtant le bon goût de faire une façade simple et basse pour abriter le portail roman en grison. Les statues sont parfois un peu frustes et proches d'un « art populaire ».

     

    Le monument en bas-relief de David d'Angers perpétue le souvenir de Frotté et de ses compagnons Chouans fusillés malgré les promesses républicaines.

     

    L'Eglise Notre-Dame, d'origine romane, a subi de nombreuses transformations. Là aussi abondent les statues dues probablement à un atelier vernolien.

     

    Quelques hôtels particuliers témoignent de l'époque d'opulence de la ville. La maison de la rue du Canon, à tourelle d'angle, appareillée en damiers de silex, fut construite pour Gibouin, maire de Verneuil au début du XVI ème siècle.

     

    Cette ville malgré bien des vicissitudes reste plaisante.