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  • Idée de Lecture: LA FRONTIERE NORMANDE DE L'AVRE

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    Astrid Lemoine-Descourtieux, docteur en histoire, travaille sur l’urbanisme médiéval et la construction civile en pierre à Verneuil-sur-Avre et dans les bourgs castraux de la frontière (XIIe-XIIIe siècles). Chercheur associée au GRHis (université de Rouen), elle participe occasionnellement aux missions des services patrimoniaux de la DRAC de Haute-Normandie.

    Le découpage de la Normandie a un impact direct sur le développement de ses espaces frontaliers. Le cas de la rivière d'Avre, affluent de l'Eure devenu limite étatique, est exemplaire.
    L'auteure montre comment la politique de défense territoriale conditionne alors largement la croissance sur la rive normande. La région, d'abord perméable aux influences étrangères, est progressivement verrouillée par l'édification de châteaux (Tillières, Breteuil). Puis la création de villes ducales (Nonancourt et Verneuil), rassemblant les fonctions militaires, économiques et administratives, marque un tournant décisif dans la stratégie de maîtrise du territoire. Ces nouveaux centres de pouvoir et de peuplement viennent ainsi restructurer ces espaces et parachever un maillage fortement hiérarchisé.
    Si l'étude se termine en 1204, avec la reprise du duché de Normandie par Philippe Auguste, l'auteure souligne que la région reste durablement marquée par trois siècles de politiques ducales. Un tel ouvrage est particulièrement bien venu en ces temps de célébration du 11e centenaire de la Normandie.

    450 pages, ISBN : 978-2-87775-541-2 Prix : 28 €

  • Visite historique de Nonancourt

     

    Eglise Saint Martin: Il reste la tour clocher de l'église construite au XII ème siècle grâce à l'obtention d'une charte communale. Les parties hautes de cette tour ont été refaites à partir de la seconde moitié du XVI ème siècle. Elles présentent deux ouvrages remarquables: une Loge dite Viri Galilei et une flèche qui est un chef d'oeuvre de charpenterie datant du XVI ème siècle.

    Les voûtes du choeur portent les armes de France et le blason de Jacques de Perron, évêque d'Evreux. Chapelle de la famille Le Maréchal flanquant le choeur est de style Renaissance et elle est couverte d'une croisée d'ogive que l'on a fait tourner à 90° par rapport au plan carré de la chapelle de manière à placer les retombées des nervures au milieu des murs de la chapelle. Les voûtes d'ogives à deux quartiers rachètentles quatre angles du carré. Les vitraux ont été réalisés entre 1495 et 1530. Il y a une statue représentant Saint Jean-Baptiste qui date du XVI ème siècle. Il y a aussi un tableau de G.Hubert dit Timothée représentant La Pentecôte qui date du XVII ème siècle.

     

    Maisons à Pan de Bois: sur la place Aristide Briand. Ensemble de maisons à pan-de-bois, notamment à l'angle de la Grande Rue. La maison dite Mouret datant du XVI ème siècle.

     

    Maison à décor de céramique portant la publicité des poêles Godine.

     

    Ruines du Château: Vestiges de la forteresse construite au XII ème siècle pour le Duc de Normandie, Henri Ier dit Beaucler, afin de défendre la frontière de l'Avre entre le duché de Normandie et le Royaume de France.

  • Paysages de Normandie: Le Perche et l'Avre

    La route d'Alençon à Dreux remonte d'abord la vallée de la Sarthe puis traverse à peu près en leur milieu les collines du Perche qui prolongent vers l'Est les hauteurs du Bocage et séparent la Normandie du Maine. C'est une région pittoresque et accidentée, que son altitude modérée suffit cependant à dresser bien au-dessus des plateaux environnants. Abondamment arrosée, elle est couverte de vastes forêts et d'herbages émaillés de nombreux étangs. L'élevage du cheval y est traditionnellement et y a donné naissance à une race particulièrement vigoureuse de chevaux de trait connu sous le nom de Percheron. Mortagne qui possède une belle église du style flamboyant, est une ville typique du Perche, bâtie sur une colline de 259 mètres d'altitude, d'où l'on découvre un immense horizon au Sud vers la vallée de l'Huisne.

     

    Après avoir franchi la crête du Perche, la route de Dreux rejoint bientôt la Vallée de l'Avre qui y prend naissance au milieu des forêts. Cette rivière baigne la charmante ville de Verneuil que dominent un vieux donjon cylindrique du XIIème siècle et la magnifique tour flamboyante de l'église de la Madeleine. Mais le charme de Verneuil est dû principalement à ses maisons anciennes du XVème au XVIIIème siècle, les unes en bois, les autres en pierre, briques et silex, donc certaines présentent ce plaisant appareillage en damier si caractéristique des constructions normandes. Ces vieux logis, épargnés ici par la guerre, font d'autant plus plaisir à voir aujourd'hui que tant d'autres ont la proie des flammes.

     

    En aval de Verneuil, Tillières mérite un arrêt pour le choeur renaissance de son église: il est en effet couvert à l'intérieur d'un remarquable plafond de pierre soutenu par des nervures ajourées qui rayonnent en étoile autour de quatre magnifiques clés pendantes.

     

    L'Avre rejoint la vallée de l'Eure aux confins de la Normandie.

  • Villes de Normandie: Verneuil-sur-Avre

    Verneuil était également une place forte qui défendait la ligne de l'Avre comme Gisors celle de l'Epte.

     

    Elle se composait de trois petites villes fortifiées unies dans une enceinte commune. On ne voit plus aujourd'hui que des vestiges de ses remparts et de ses fossés où était conduite une partie des eaux de l'Iton. Il n'en reste qu'un donjon, la Tour Grise, mais perverti de façon ridicule par l'un de ses propriétaires.

     

    Fondé par Henri Ier Beauclerc, la cité fut prospère et fière. En son beau temps on y comptait sept paroisses. On y voit encore deux églises qui sont d'une qualité, d'une originalité qui ne peuvent laisser indifférents.

     

    Sur la longue place, d'où l'on peut admirer du haut en bas, se dresse la tour de la Madeleine qui signale la ville à six lieues à la ronde. Elle présente tous les caractère de l'architecture normande du XV ème siècle et paraît posée là pour faire savoir que nous pénétrons dans la Province Normande. Ses fenêtres, ses arcatures de plus en plus compliquées au fur et à mesure que s'élève l'édifice sont surmontées de couronnes en retrait posées comme des pièces d'orfèvrerie sur une tête royale.

     

    On a dit qu'elle était inspirée par la tour de Beurre de Rouen.

     

    A côté de cette aiguille, l'église de la Madeleine paraît tassée sur le sol. Ce luxe, ce grand pavois contrastent avec sa modestie et l'écrasent. Les hommes du XVIII ème siècle eurent pourtant le bon goût de faire une façade simple et basse pour abriter le portail roman en grison. Les statues sont parfois un peu frustes et proches d'un « art populaire ».

     

    Le monument en bas-relief de David d'Angers perpétue le souvenir de Frotté et de ses compagnons Chouans fusillés malgré les promesses républicaines.

     

    L'Eglise Notre-Dame, d'origine romane, a subi de nombreuses transformations. Là aussi abondent les statues dues probablement à un atelier vernolien.

     

    Quelques hôtels particuliers témoignent de l'époque d'opulence de la ville. La maison de la rue du Canon, à tourelle d'angle, appareillée en damiers de silex, fut construite pour Gibouin, maire de Verneuil au début du XVI ème siècle.

     

    Cette ville malgré bien des vicissitudes reste plaisante.