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juin 1940

  • Histoire de la Normandie: le 10 juin 1940 à Vernon

    5 h du matin. Profitant des épais brouillards de l'aube, des troupes allemandes traversent la Seine sans opposition au niveau de l'Usine à Gaz et devant la plage de Vernon, abriter par l'île Corday.  

     

    À 5h30, ils surgissent à l'Hôpital, et somment le Directeur, Monsieur Ridou, de livrer tous les soldats Français qui s'y cachent. Ils fouillent les locaux en vain, puisque tous les blessées ont été évacués la veille.

     

    À 7 heure des combats de rue, s'engagent: Avenue de l'Ardèche, Avenue d'Evreux. Les sections des Compagnies du 4ème Zouaves se replient en bon ordre.

     

    À 8 heure. Violents affrontements dans le Parc du Château de Bizy, les Zouaves retranchés en haut de l'Avenue des Capucins résistent de longues heures avant d'êtres décimés. Bilan 16 soldats français et 11 soldats allemands y trouvent la mort.

     

    À 10h. Contre-Attaque de la 5 ème Compagnies du 4 ème Zouaves dans le Quartier de Gamilly, où elle se mintient jusqu'à 15 heures, avant de se replier à travers champs, vignes et forêts en direction de Blaru.

     

    À 11h. Les 6 ème et 9ème Compagnies du 4 ème Zouaves commandées par le Capitaine Mouriès tentent de dégager la Section Jais encerclée dans le parc du Château de Bizy. Elle parviennent jusqu'au mur d'enceinte Est du Parc mais les troupes allemandes les repoussent. Elles se replient par les layons forestiers vers les Fontaines de Bizy, abandonnant à leur sort leurs camarades qui résisteront jusqu'à midi.

     

    À 13h. À la Demi-Lune, les Zouaves défendent une barricade établie à la hâte au sommet de la côte. Ils dispersent une forte colonne d'infanterie allemande, mais menacés d'encerclement, ils se replient à travers bois et débouchent devant Maulu, sous un feu meurtrier.

     

    Le soir, il manque 120 hommes sur les 180 partie le matin en Contre-Attaque. 

     

    Il faut abandonner tout espoir de reprendre pied dans Vernon.

     

  • Poème « Vernon: Juin Quarante

    par Marcel Luquet 

     

    La nuit sans fin

    Sans fin

    La nuit sans fin

    De juin quarante!

    Des chevaux meurent!

    Sous les tilleuls de l'Avenue des Capucins,

    Un enfant solitaire pleure

    Sur la charrette venue des Flandres.

    Sous les tilleuls de l'Avenue des Capucins,

    Deux paysans ve,is des Flandres

    Meurent dans la nuit sans fin

    La nuit sans fin

    De juin quarante!

     

    Ma ville brûle

    Ma ville hurle

    Ma ville éclate sous les bombes!

    Les enfants de ma ville meurent

    Ecrasés sous les décombres,

    Enfants sans lendemain

    Enfants de cendre et d'ombre

    Qui ne verront plus le soleil de juin,

    Ni le soleil de juin quarante,

    Ni le soleil d'un autre juin!

     

    Derrière les jardins de l'Hôtel de Ville,

    La rue du Soleil

    Flambe,

    Une femme pleure,

    Poing dressé vers le ciel

    Comme la femme de Guernica

    Et regarde flamber la ville,

    Poing levé vers les stukas

    Qui hurlent sur la ville

    Dans l'infernale nui,

    La nuit sans fin de juin quarante.

  • le 4ème régiment de hussards résistent à la Croix-Saint-Leufroy pendant 6 jours

    5 juin 1940, La-Croix-Saint-Leufroy. Une avant-garde allemande pénètre dans le village. En position sur la rive gauche de l’Eure, le 4ème régiment de hussards. Les combats s’engagent et durent jusqu’au 11 juin et voient la victoire des troupes allemandes. Au matin du 11 juin, un lieutenant du régiment est touché à la tête. En se portant à son secours, son adjudant est également tué. Les pertes furent importantes pour le régiment : 15 officiers, 26 sous-officiers, 271 brigadiers et cavaliers.

    En haut d’une colline dominant le village se trouve un mémorial dédié au 4ème régiment de hussards