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  • Jean Pax Méfret- Veronika


    Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
    Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
    A Berlin-Est, elle balayait les allées
    Lorsque je l’ai rencontrée.

    Je me suis approché d’elle, Véronika.
    J’ai trouvé qu’elle était belle, Véronika.
    Sous ses gants de laine usée,
    J’ai caressé
    De petits doigts froids
    Comme ce mur droit.

    Souviens-toi, John Kennedy,
    Une journée de juin l’a dit.
    Devant le mur hérissé de barbelés,
    Il s’est écrié : "Moi, je suis berlinois !"

    Quand ils parlent Humanité, je pense à toi
    Qui vivait de l’autre côté de ce mur-là,
    Et qui rêvait, un jour, d’aller respirer
    Le parfum de la Liberté.

    Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
    Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
    A Berlin-Est, elle balayait les allées
    Elle a voulu s’évader.

    Aujourd’hui il ne reste rien de Véronika :
    Un peu de terre, une petite croix de bois.
    La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
    Près de ce mur droit,
    De ce mur froid.

    [Voix off de John Kennedy]
    "...Berlin...
    And therefore as a free man,
    I take pride in the words :
    Ich bin ein Berliner."

    La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
    Près de ce mur droit,
    De ce mur froid.
    "Je suis berlinois !"