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jean de la varende

  • La Normandie, terre de traditions!

    La Normandie! Si toutes les patries ont une histoire, celle de la Normandie se confond avec ses vastes forêts qui couvrent son sol et la mer témoin de son glorieux passé. La mer qui a vu passer l'armada de Guillaume II de Normandie et en juin 1944 l'armada des alliés qui faisaient le chemin inverse pour ramener les libertés.

     

    Que de chemin parcourut depuis le comte Rolf le marcheur, premier comte de Normandie! Les farouches guerriers sont devenus agriculteurs, ils ont rebâti ce qu'ils avaient pillé et détruit. Ils ont défriché ces forêts de Normandie. Ils ont développé ces champs et herbages à l'herbe grasse et luisante qui s'étendent du Cotentin au Vexin, du Bocage au Pays d'Auge, du Perche au Pays de Bray et du Bessin au Pays d'Ouche.

     

    Et comme le ciel n'est pas avare en pluie, le paysan normand se contente, dit-on de regarder l'herbe pousser.

     

    « La Normandie en pleurs prépare la Normandie en fleurs » disait Jean de La Varende.

     

    C' est en avril et mai qu'il faut la voir, lorsque le soleil joue dans les fleurs blanches et roses des pommiers et qu'une brise printanière les agite. On dirait des milliers de papillons posés sur les arbres.

     

    En automne, sentez-vous l'odeur entêtante des pommes, mêlée à celle de la terre fraîchement labourée et de l'herbe mouillée? Bientôt on pressera la pulpe de ces fruits dorés pour faire couler le cidre ambré et nous boirons tous « le grand mousseux de nos fermiers ».

     

    La Normandie est une patrie de traditions fortes, où l'on entend encore parler la langue Normande. Le Normand fait partie des langues d'oil comme le picard et le poitevin.

     

    Si la Normandie est riche de son passé glorieux, de ses églises et de ses abbayes, si elle renferme les beaux monuments ou les plus belles ruines de France, elle est bien installée dans le présent et bien ouverte sur l'avenir.

     

    Cette modernité ne doit pas faire oublier sa culture, ses traditions et les anecdotes savoureuses qu'un ancêtre racontait le soir à la veillée.

  • Le château de Saint-Germain de Livet

    L'avant cour déploie ses pelouses et ses massifs de fleurs jusqu'aux douves ou se reflètent l'échiquier de la poterne et les tuiles vernissées vertes, jaunes et rouges des toits.

     

    Édifié sous la Renaissance, le château est une véritable symphonie délicates et une marqueterie sertie de pierres blanches.

     

    Engerand écrivait « je ne sais rien de sis charmant que ces carrés de jade, se mariant si bien aux prairies environnantes et composant une symphonie en vert mineur que dans nul autre château l'on ne peut retrouver.

     

    Jean de La Varende disait cela « un château d'ivoire constellé d'émeraudes, un petit bijou pour une princesse-enfant. »

     

    Une légende raconte que: Pierre Tournebu, seigneur de Saint-Germain, chassé de la cour avec interdiction de se présenter devant le roi « à pied, en voiture ou à cheval ». s'en revint prêter main forte au roi dans une bataille à la tête d'une troupe en chevauchant des boeufs. Il fut absous et se consacra alors à la rénovation du vieux château médiéval des Tyrel.

     

    En 1561, un de ses petit-fils se marie avec une italienne. Et donc impose le style Italien dans le château. Il fait utiliser la pierre et à la brique vernissée, usant de carreaux et de tuiles colorés.

     

     

    L'Italianisme transparaît ainsi dans la fresque chatoyante que les céramiques dessinent sur la façade.

     

  • Paysages de Normandie: Le manoir de Chiffretot

    Entre les allées de pommiers moussus, un chemin creux mène à cette demeure liée au souvenir de la grande famille Paynel, qui s'admire dans toute sa gentillesse intime.

     

    «Ce ne sont pas des producteurs qui vécurent ici, ce furent des rêveurs » écrit l'infatigable explorateur de la Normandie qui était Jean de La Varende.

     

    Toujours La Varende parlant de ce manoir: « de cette réunion de bois, de pierres et de titres sourd un charme si fragile, fort mais épuisé quand même indéfinissable et complexe comme un parfum d'armoire ou de boite à reliques »

     

    Le Manoir de Chiffretot prend des allures de maison de poupée, précise et minutieuse, avec la broderie de ses tuileaux roses et de sa gracieuse charpente.

     

    Il a été construit au XVII ème siècle, il est flanqué d'une tourelle. On peut voir un étang nappé de nénuphars qui est resté indifférent à la lente marche des siècle.

  • Idées de Lecture:Guillaume Le Batard conquérant par La Varende

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    Une Biographie, traitée en roman
    Après trente ans d'amitié attentive.

    A mesure que s'éloignent les hautes périodes de notre histoire nous avons trop tendance à ramener les grands personnages à des figures d'imagerie. Ainsi, Guillaume le Conquérant prend figure de reître du Moyen-Age, brutal, cruel et rusé. L'époque romantique, notamment, l'a travesti en une sorte de mannequin à la carrure immense de héros frénétique.

    Or, rien n'est plus faux. il fut avant tout un homme, et c'est cet homme que La Varende a découvert après trente années de poursuites, de pèlerinages, de réflexions, de rêveries. Il nous le révèle dans un  livre tout gonflé d'amour du passé, d'émotion, de vérité.

    Normand comme lui, il a couru dans les mêmes sentiers, respiré le même air, retrouvé les brisées de ses courses passionnées dans les forêts. Il l'a dépouillé de tous les commentaires, les préjugés, des partis pris dont les siècles l'ont peu à peu entouré. Il a voulu l'atteindre dans sa vérité humaine.

    Alors la prodigieuse mémoire de La Varende réunit tous les détails familiers de l'époque, sa vision de peintre recrée le cadre, son coeur supprime les inquiétudes. D'auteur, il devient un compagnon de Guillaume qui nous raconte ce qu'il a vu, ce qu'il a senti.  Avec lui, nous approchons l'enfant adulé, puis l'orphelin méprisé, traqué; nous connaissons l'athlète vainqueur de la trentaine; puis, après une courte accalmie, quand il a conquis l'Angleterre, nous le voyons obligé de combattre durant vingts années contre les faux amis et les traitres.

    Méthodique, réfléchi, son ardeur combative, qui fulgure, ne vient qu'après la méditation; le diplomate fonctionne à côté du guerrier.

    Les pages les plus émouvantes sont peut-être celles où La Varende a évoqué la vieillesse. Les grosses nourritures ont vaincu Guillaume. Il est devenu lourd, apoplectique, la rage succède à la volonté, et il meurt presque abandonné: "le grand-père de l'Europe moderne, l'aieul de tous ses rois, refroidit, à demi-nu, sur les carreaux d'argile seul..."

    Grâce à La Varende, un de nos plus fortes figures a franchi les siècles pour se dresser devant nous vivante....

  • Jean de La Varende parle du port de Rouen

     

    source: Les Côtes de Normandie

    « La magnificence théâtrale de Rouen- Rouen c'est l'expansion jaillissante, turbulente, du génie normand, son excès splendide, sa tumultueuse exaltation, son rire éclatant, déflagrant. »

     

     

  • Jean de la Varende parle de Rouen en 1949

    « 1940... 1944...

     

    On ne peut pas dire que Rouen soit morte. Pourtant ceux qui l'ont aimée, qui l'aimaient encore plus dans sa désolation que dans sa splendeur, ne peuvent la retrouver.

     

    …Ah! Quel souvenir affreux, quelle contraction de la gorge, quelle suffocation, alors que volaient les nouvelles destruction! On se précipitait sur les plans pour tenter de limiter les désastres. En tout plus de vingt-cinq bombardements! Cent hectares de dévastation totale et neuf mille maisons détruites! C'était si violent qu'on n'arrivait plus à évoquer les souffrances humaines, les vivants disparaissaient devant la ville blessée. »

  • La Normandie et les normands par La Varende

    Source: « Par Monts et Merveilles de Normandie » de Jean de La Varende


    Géographiquement, la Normandie se présente comme une terre littorale profonde. Sa lumière lui vient des rives et des plages. Elle est très diverse, et néanmoins, elle se caractérise partout; elle peut rappeler la Picardie, la Bretagne, le Marine, mais elle restera la Normandie, par un accord obtenu entre le relief, la végétation, le bétail, la maison, l'habitant.


    Presque touts nos rivières sont des fleuves côtiers. Elles se rendent droit à la mer. Elles sont issues des grands massifs forestiers qui couronnent la province et en forment le château d'eau. Elles vont rapides, toujours au plein et présentent cette particularité de couler au ras de la prairie. Les rivières, ici, ne se dissimulent pas, ne se recouvrent pas de berges touffues et creuses. De longs et très anciens travaux les ont, pour la plupart soumises; la rivière est partout corsetée et prête à servir.


    Le Normand édifie de son adolescence à sa mort, et beaucoup meurent avec des plans plus ou moins compliqués ou plus ou moins fastueux sur leur lit d'agonisant. De cette province le maître-mot serait « construire ». Le Normand est un des êtres les plus imaginatifs du monde, avec cette particularité qu'il ne rêve que pour réaliser.

     

  • Le duché normand de monsieur de La Varende par anne Bernet

    source: Les Provinciales d'Anne Bernet


    Il semble parfois que certains hommes, en venant au monde, se soient trompés de siècle. Jean-Balthazar Mallard, comte de La Varende, était de cette race. Son siècle était trop petit pour lui.

    Il aurait dû naître Viking et « chanter la messe des épées » sur les côtes de Neustrie. Il aurait dû chevaucher parmi les grands barons de Guillaume, duc et bâtard ; et roi... Il aurait dû être chevalier de Malte et mener en Méditerranée une galère de la Religion. Il aurait dû compter parmi ces gentilshommes campagnards, qui jamais n’avaient vu Versailles et qui se firent étriper dans l’obstinée et vaillante chouannerie de Monsieur de Frotté. Mais c’est en 1887 qu’il naquit... Sa double ascendance normande et bretonne, l’exemple de son grand-père maternel, l’amiral Fleuriot de Langle, lui donnèrent très jeune le goût des choses maritimes. La Varende voulut entrer à Navale. Il dut renoncer. De même il se crut artiste peintre et sculpteur. Aurait-il trouvé là sa voie ? En 1918, il revint de la guerre que, réformé, il avait faite dans l’emploi périlleux de brancardier, blessé jusqu’à l’âme, saturé d’horreur et de souffrances. Alors, la Normandie le sauva.


    Jean de La Varende avait trois ans lorsque sa mère, restée veuve un mois à peine après la naissance de ce fils cadet, incapable de soutenir plus longtemps terres et château, dans la solitude d’une province qu’elle n’aimait pas, rentra en Bretagne. L’enfant n’avait pas eu conscience de son solage natal ; le déracinement brutal le lui fit connaître. Adulte, il décrivit ainsi son arrivée à Rennes et ses conséquences à long terme : « Je dois tout au mal du pays. J’ai été giflé, attaqué, mordu, propulsé par la nostalgie. (...) Dès l’instant où je mis le pied dans cette chère ville [Rennes] je suis devenu Normand conscient, Normand enragé, frénétique. La Normandie m’apparut une terre de promission ».

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  • Nez de cuir, de Jean de La Varende : comme une devise !

    source: Canal Académie

    Nez de cuir, de Jean de La Varende : comme une devise !

    La chronique Le bibliologue de Bertrand Galimard Flavigny

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    Nez de cuir ! Le héros masqué de ce livre, le plus célèbre de Jean de La Varende, inspira grandement son auteur, qui le fit réapparaître dans plusieurs de ses romans. Mais qui fut réellement "Nez de cuir", cet insatiable séducteur dissimulant ses blessures de guerre sous un masque ? D’où vint à l’écrivain dix-neuvièmiste l’idée de cet intrigant personnage d’un autre temps ? Voici, entre autres, l’une des questions que résout Bertrand Galimard Flavigny dans sa chronique Le biliologue, consacrée à Nez de cuir, Gentilhomme d’amour.

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