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j. sion

  • Le Pays de Caux vu par J. Sion

    C'est avant tout, un « bon pays », une région où la nature récompense l'homme de son effort. A ces traits de sa physionomie, la luxuriance de sa végétation sous un climat humide, la richesse de ses récoltes, s'ajoute dans l'imagination populaire l'aspect des groupements humains.

     

    Il n'est pas de voyageur qui n'ait pas remarqué ces fermes éparpillées à travers toute la campagne, entourée chacune d'une levée de terre, le « fossé », sur lequel croissent de grands arbes, des ormes ou des hêtres. A l'abri de cette enceinte rectangulaire, les bâtiments s'écartent dans une cour herbue, la « masure » où vaquent les chevaux et les vaches.

     

    Ainsi la monotonie de ces hautes terres à peine ondulée est rompue par ces rangées d'arbres d'une régularité absolue; l'horizon n'apparaît jamais vide et morne; partout, il est animé par ces habitations qui se dispersent à tous les plans, comme pour multiplier l'emprise de l'homme sur la terre.

     

    Ce sont là des visions familières au Cauchois, si bien qu'il hésite à se croire chez lui dans ces contrées voisines de la mer, de Saint-Valéry à Dieppe, où les maisons se groupent davantage; à plus forte raison, exclut-il du Caux les villages agglomérés des Cantons d'Eu et d'Envermeu.