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identité française

  • Villes de Normandie: Les Andelys

    par Thibault et Caroline

    La charmante cité des Andelys, à 90 km de Paris s'étire dans la vallée du Gambon avant de s'étaler le long des berges de la Seine, au creux d'une de ses plus belles boucles.


    Que convient-il d'admirer le plus: le prestige de son passé dont témoignent d'impérissables souvenirs, matérialisés dans la pierre, ou la douceur de son paysage, faite d'une rare harmonie de falaises crayeuses, d'immenses horizons, d'un ciel lumineux, d'un fleuve aux eaux chatoyantes où viennent se mirer des frondaisons centenaires?

    Question toute de rhétorique. Ceux qui connaissent Les Andelys le savent bien: la Nature et l'Histoire se donnent ici la main.

    Admirez au Grand-Andely, la Collégiale qui unit dans une étonnante diversité l'art gothique à la Renaissance; venez rêver devant la Fontaine Sainte-Clothilde où comme le veut une pieuse légende, l'épouse du premier roi chrétien des Francs changea l'eau vile en vin précieux; contemplez les grandioses vestiges du Château-Gaillard, haut lieu de l'histoire anglo-normande et de notre unité nationale d'où la vue s'étend à l'infini d'un panorama prestigieux.


    Au Petit-Andely, ne négligez pas l'église Saint-Sauveur, si simple et si parfaite dans sa rayonnante pureté qu'elle mériterait selon Monsieur le Chanoine Bretocq (sourcier des vierges du Vexin), le nom de « Sainte-Chapelle de Normandie »

    Où qu'on soit, l'esprit et les sens s'épanouissent à l'unisson dans notre vieille cité.

    Respectueuse du passé dont elle possède encore d'inestimables témoins, elle compte aussi sur l'avenir; elle s'y prépare. Parmi les visiteurs qui viennent aux Andelys, innombrables sont les touristes d'un jour; nombreux aussi sont ceux qui désirent y revenir et s'y fixer. Pourquoi n'y chercheraient-ils pas le repos?

  • Histoire de la Normandie:La Naissance de la Normandie

    vitrailstclairsurepte1.jpgLe traité de Saint-Clair-sur-Epte (911).



    Habité à l’origine par des peuples celtes au noms restés méconnus, les Unelles, les Bajocasses, les Viducasses ou les Aulerques, le territoire s’étendant des boucles de la Seine jusqu’au seuil du massif armoricain est conquis en 56 av J.-C. par les légions de Quintus Titurius Sabinus, légat de Cesar. Rattachée à la Gaule lyonnaise par l’empereur Auguste, la province prospère durant toute la période de l’antiquité tardive puis devient un royaume franc à partir du Vème siècle et la désintégration de l’empire romain. Faisant partie du royaume de Neustrie, la région se développe sous les Mérovingiens et voit l’expansion du Christianisme dont la progression sera encouragée plus tard par les Carolingiens. Sortent ainsi de terre de nombreuses églises et cathédrales, et à la création de paroisses s’ajoute la construction de nombreuses abbayes (Jumièges, Saint-Ouen, Pavily).

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  • Le régiment de Sambre et Meuse



    Le régiment de Sambre et Meuse

    Tous ces fiers enfants de la Gaule
    Allaient sans trêve et sans repos
    Avec leurs fusils sur l'épaule
    Courage au cœur et sac à dos
    La gloire était leur nourriture
    Ils étaient sans pains sans souliers
    Là, ils couchaient sur la dure
    Avec leurs sacs comme oreillers

    Le régiment de Sambre et Meuse
    Marchait toujours au cri de liberté
    Cherchant la route glorieuse
    Qui l'a conduit à l'immortalité

    Pour nous battre ils étaient cent mille
    A leur tête ils avaient des rois
    Le général, vieillard débile
    Faiblit pour la première fois
    Voyant certaine la défaite
    Il réunit tous ses soldats
    Puis il fit battre la retraite
    Mais eux ne l'écoutèrent pas

    Le choc fut semblable à la foudre
    Ce fut un combat de géant
    Ivre de gloire, ivre de poudre
    Pour mourir ils serraient les rangs
    Le régiment par la mitraille
    Etait assailli de partout
    Pourtant la vivante muraille
    Impassible, restait debout

    Le nombre eut raison du courage
    Un soldat restait, le dernier
    Il se défendit avec rage
    Mais bientôt fut fait prisonnier
    En voyant ce héros farouche
    L'ennemi pleura sur son sort
    Le héros prit une cartouche
    Jura puis se donna la mort

    (Dernier refrain)
    Le régiment de Sambre et Meuse
    Reçu la mort au cri de liberté
    Mais son histoire glorieuse
    Lui donne droit à l'immortalité

  • Fanny de Laninon



    Fanny de Laninon


    A l'aube sur le quai Gueydon
    Devant l'petit pont
    chantait la chanson
    le branle bas de la croisière
    et dans la blanche baleinière
    Jean Bouin notre brigadier
    son bonnet caplé
    un peu sur l'côté
    me rappelle mon bâtiment
    c'était le bon temps
    celui de mes 20 ans

    Le bidel capitaine d'armes
    et son cahier d'punis
    dans la cayenne f'sait du charme
    à je n' sais quelle souris
    mais j'garde au coeur une souffrance
    quand le quartier-Maîtr'clairon
    sonnait en haut d'Recouvrance
    aux filles de Laninon

    La plus belle de Laninon
    Fanny Kersauzon
    m'offrit un pompon
    un pompon de fantaisie
    c'était elle ma bonne amie
    elle fréquentait un bistrot
    Rempli de mat'lots
    en face du dépôt
    quand je pense à mes plaisirs
    J'aime mieux m'étourdir
    que d'me souvenir

    Ah Fanny de Recouvrance
    j'aimais tes yeux malins
    quand ton geste plein d'élégance
    balançait des marsouins
    je n'étais pas d'la maistrance
    mais j'avais l'atout en mains
    et tu v'nais me voir le Dimanche
    sur le Duguay Trouin

    A c't'heure je suis retraité
    Maître Timonier, aux ponts et Chaussées
    Je fais le service des phares
    et j'écoute la fanfare
    de la mer en son tourment
    d'molène à Ouessant
    quand souffle le vent
    Tonnerre de Brest est tombé
    pas du bon côté
    tout s'est écroulé

    A c'qui reste de Recouvrance
    j'logerais pas un saco
    et Fanny ma connaissance
    est morte dans son bistrot
    j'n'ai plus rien en survivance
    et quand je bois un coup d'trop
    je sais que ma dernière chance
    Ce s'ra d'faire un trou dans l'eau