Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

identité

  • chanter en toute occasion: un héritage de nos aieux

    Aujourd'hui, il est inutile de chanter, il suffit de fredonner et de se trémousser. Pas besoin de mémoire si tout est gravé sur CD, aucun intérêt à comprendre les paroles, bien souvent en anglais, c'est ainsi lorsque tout est commerce et variété.

    Et pourtant, à l'ouverture d'un carnet de chants, on découvre alors la véritable variété : celle des occasions de chanter, celle des émotions, celle des thèmes évoqués. Ainsi, il est des circonstances pour chanter et des chants pour chaque circonstance. Car les chants possèdent leur propre intelligence qu'il faut savoir respecter pour que leur beauté et leur force ne soient pas altérées.

    Qu'elle soit à boire, à danser ou à jouer, de marche ou de veillée, funèbre ou guerrière, la chanson n'est jamais neutre elle a un sens. Le chant est encore discipline du corps et de l'esprit, qui exprime avec pertinence le caractère singulier d'un peuple. Un peuple qui néglige, oublie son patrimoine choral et qui se contente du répertoire de ses voisins perd son âme. Utilisant la langue, les styles, les expressions d'un autre, il n'est plus lui-même, il est mentalement colonisé et culturellement mort. Une des plus belles façons d'affirmer son identité reste d'entonner une chanson, d'entendre les voix se mêler et s'unir dans un même élan.

    A travers le chant de tradition, celui qui se transmet de génération en génération, c'est le peuple qui parle. Les chants lient entre eux ceux qui les chantent et avivent la mémoire des ancêtres. Le chant est un lien communautaire. Alors, qu'il s'agisse de conter les hauts faits des guerriers ou les amourettes de Jeannette, -la terre des nobles aïeux ou la dive bouteille, les comptines enfantines ou l'or de l'aurore répondant à l'or du couchant, il faut sans relâche et avec fierté : CHANTER !

  • Tombeau de Rollon dans la cathédrale de Rouen

    Chef Normand, Rollon ou Rolf ou Hrolf est né vers 845 sur une des îles d'Alesund en Norvège. Fils du Norvégien Rogwald, banni par Harald Haarfager en 875, il rassembla une troupe de Danois et Norvégiens, et après quelques pillages en Angleterre, il aborda sur les côtes de Neustrie en 876.
    Il remonta la Seine jusqu'à Rouen dont il releva les murailles.
    En 886, il fit le siège de Paris, alla ensuite saccager Bayeux, le Bessin, Évreux, passa en Angleterre pour secourir le roi Alfred son allié.
    De retour après trois ans, il réunit des bandes plus nombreuses, prit Nantes, Angers, Le Mans... Effrayé par son avancée, Charles le Simple lui offrit la paix lors du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911.
    Rollon se fit baptiser à Rouen, épousa Giselle, la fille du roi, et reçut la partie de la Neustrie appelée depuis Normandie.
    Rollon devint Robert 1er, Comte de Normandie.
    Pour s'attirer la bienveillance de la population, il fait rapatrier les cendres de Saint-Ouen à Rouen
    Dès lors les invasions normandes s'arrêtèrent. Rollon organisa fortement son duché et rendit sédentaires ses soldats, entre lesquels il partagea ses terres.
    Les Vikings se fondent dans la population. Les noms de plusieurs villes et bourgs de Normandie viennent du norrois : Anquetil, Toutain, Bricquebec, Caudebec, Yvetot, etc... Rollon fut investi dans les pays cédés des prérogatives d’un comte franc et de la plupart des attributs de la puissance royale, y compris ce qui pouvait subsister du patrimoine de la Couronne et du contrôle de l’Église. Telle fut la racine de l’État normand, avec Rouen pour pivot.
    La Normandie fut, dès lors, le pays le mieux administré et bientôt le plus prospère de l'Occident.
    Rollon meurt en 931.