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honfleur

  • Personnalité de Normandie: Charles-Louis Mozin

    Bien que né à Paris en 1906; Charles-Louis Mozin est l'un des premiers artistes à travailler sur les bords de la Touques et à Trouville.

    Charles-Louis Mozin, Calvados, Honfleur, Trouville, Normandie, paysage de normandie, peintre de marine,

    Marine et villas sur la Plage, huile sur bois, se trouvant

    au musée municipal de Trouville.


    Ce peintre de marine, continue la perfection vernissée des artistes hollandais.Il a été en Belgique et en Hollande pour étudier les maîtres du XVII ème siècle. Dès 1824, il utilise la lumière changeante des paysages du bord de mer.

     

    Il présente « Extérieur du Port de Dieppe » au Salon en 1824.

     

    Mozin s'inspire toute sa vie de Trouville et des marais alentour mais il travaille aussi à Honfleur.

    Il consacra d'ailleurs une centaine de gravures de Trouville et ses environs, qui décrivent les plages normandes à cette époque.

    Exposant régulièrement au Salon jusqu'en 1861.

    Il est mort à Trouville en 1862.  

  • Idée de Lecture: 3 balades à Honfleur -

     

    ballade honfleur.jpg

    3 balades à Honfleur -
    Collection « Instant de voyage »

    Auteurs : Elisabeth Lecluze et Richard Beauchet


    Illustrations : nombreuses aquarelles
    N° ISBN : 978-2-912454-30

    Présentation : Au fil des pages, les aquarelles d'Elisabeth Lecluze vous emmènent dans les rues et les ruelles de la si charmante ville de Honfleur.
    Grâce aux dialogues entre le vieil Emile et sa petite-fille Charlotte, l'auteur, Richard Beauchet, vous fait croiser en chemin l'histoire de Samuel de Champlain, des artistes Erik Satie, Eugène Boudin, Alphonse Allais et les autres, sans oublier les artisans de la mer. Emile aime sa ville et la décrit avec ses mots tout droit sortis du parler des pêcheurs honfleurais.
    Les trois parcours présentés dans ce carnet de balades, enrichis de rappels historiques et d'anecdotes, s'appuient sur une documentation fouillée dont les sources principales ont été les archives de la ville et la médiathèque de Honfleur.

  • Honfleur, Le Pays du « Roi des Ciels »

    Le brun, l'ocre et le gris métallique dominent à tour de rôle selon que la lumière du jour choisit de jouer sur la pierre, la brique, le bois ou l'ardoise des vieilles maisons du quai Sainte Catherine. En face, le quai Saint Étienne est dominé par la massive lieutenance et la vieille église Sainte Étienne.

     

    Derrière les hautes façades guindées des quais s'étend le vieux quartier de l'Enclos, où les belles maisons des XVI ème et XVII ème siècles bordent les petites rues étroites et animées. Trop précieuse, la vieille ville fut autrefois protégée par des murailles et un réseau de douves.

     

    Par-delà l'Enclos, la rue Haute et les rues avoisinantes alignent les riches demeures d'armateurs qui firent fortune en sillonnant les mers. La richesses des hôtels particuliers, aux ferronneries finement travaillées, témoigne de la prospérité du Honfleur des XVI ème et XVII ème siècle.

     

    Avec le XIX ème siècle, Honfleur devient une destination privilégiée pour les paysagistes, qui choisissent de travailler à la Ferme Saint-Siméon, autour d'Eugène Boudin, l'enfant du pays sacré par ses cadets impressionniste « Roi des Ciels »

  • Culture de Normandie: Poème "Transparence dallée sur Honfleur"

     

     

    Transparence dallée

    Honfleur brille au soleil

    Phosphorescence ailée

    Sur l'opâque et vermeil.

     

    La place Arthur Boudin

    Où les enfants devisent

    Garde un calme serein

    Que les Vents divinisent...

     

    Les petits pavés lisses

    Et striés des grenats

    Se rejoignent au lices

    D'effluves et «Sagas »...

     

    Mais « le grenier à sel »

    Gazons et fleurs en jarre,

    Penche vers le Missel

    Son bel auvent hilare...

     

    Le « Chemin du Dauphin »

    Mène à la Place Elue

    Où le clocher templin

    S'élève sur la rue...

  • Histoire de Normandie: La Brigade Piron, libératrice de la Côte Fleurie!

    Chaque année, les communes de la Côte Fleurie, de Sallenelles à Honfleur, rendent hommage à leurs libérateurs: les Belges de la Brigade Piron!

     

    Cette unité, fondée en 1943 en Grande-Bretagne, regroupait des combattants engagés volontaires de nationalité Belge.

     

    C'est ainsi que naît le « 1er groupement Belge d'intervention » qui comprend 3 000 hommes en trois unités indépendantes motorisées qui bénéficient d'un solide armement et du renfort d'un élément d'artillerie et d'un groupe de blindés.

     

    Ce groupement est pacé sour les ordres du Major Piron. Les « Casques d'Acier » embarquent pour la Normandie, le 3 août et débarquent à Courseulles et Arromanches. Regroupés à Douvres-la-Délivrande et à Plumetot, les commandos belges rejoignent le secteur est de la rivière Orne. La première communes qu'ils libèrent est Sallenelles, puis ils poursuivent leur épopée tout le long de la Côte Fleurie jusqu'à Honfleur, libérant au passage: Franceville, Cabourg, Dives, Houlgate, Villers, Deauvilles, Trouville...

  • Honfleur et les peintres de l'estuaire

     

    Lorsque, au début du XIX ème siècle, les peintres se plongent avec délices dans l'art du paysage, ils trouvent à Honfleur et dans ses environs un charme incomparable, une lumière unique, indéfinissable et changeante, et l'eau partout, celle du port de l'estuaire, celle des calmes rivière, celle de la mer que la marée retire au loin des grèves luisantes.

     

    Alors ils viennent au fil des génération et au gré des personnalités, apparaissent cent visages différents de ce port normand.

     

    Il y a la vision romantique avec Eugène Isabey et Paul Huet. Il y a les interprétations sereines et lumineuses de Corot. Courbet se laisse séduire pare les vastes espaces, la mer et le ciel immenses, qu'il évoque dans une palette sombre, çà et là déchirée de lueurs roses ou ocrées.

     

    Des étrangers séjournent aussi à Honfleur: Turner, Bonington, Jongkind.

     

    Bientôt un groupe se forme autour d'Eugène Boudin qui trouve dans sa région natale l'essentiel de son inspiration. Il est fasciné par la campagne environnante, par la mer, par l'estuaire, par la lumière irisée et ses mille et un reflets colorés.

     

    Tous ces artistes se réunissent chez la Mère, à la Feme Saint-Siméon. Cette auberge, que des générations d'artistes ont rendue célèbre, a vu en ses murs tout ce que le XIX ème a connu d'illustre: Corot, Courbet, Jongkind, Monet, puis Pissaro, Sisley et bien d'autres encore.

     

    Le temps passe mais le charme agit toujours: les galeries de peinture, resserrées autour du Vieux-Bassin en sont la preuve bien vivante.

  • Tradition de Normandie: Les Ex-Votos Marins

    Maquette de bateaux suspendues au plafond des église, fragments d'épaves, tableaux ou plaque ornant les murs, ils témoignent d'un grâce obtenue.

     

    Certains portent la formule latine abrégée: E.V.S qui veut dire Ex-Voto, suscepto (d'après un voeu pour lequel on s'est engagé)

     

    Les marins affrontant une tempête s'en remettaient à la grâce de Dieu. La survie de l'équipage donnait alors lieu à l'offrande du modèle réduit de leur navire ou d'une peinture souvent naïve représentant le vaisseau en perdition, destinée à l'église ou à la chapelle des marins de leur village.

     

    Cette imagerie émouvante est une source précieuse de renseignements sur l'histoire de la mer et des homes qui l'affrontèrent au cours de siècles passés.

     

    Les plus anciens remontent au XVII ème siècle.

  • Ville de Normandie: Honfleur

    Charmante situation sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, à l'issue du vallon de la Claire, au fond d'une conque verdoyante, abritée vers l'ouest par la haute colline de la côte de Grâce et au sud-est par la côte Vassale. Vue du large, ou des charmantes collines qui la fomine, Honfleur présente un aspect pittoresque et riant. Son port est animé. La ville offre de curieuses maisons datant du Moyen-Âge. Les peintres s'y arrêtent volongtiers. Honfleur a vu naître plusieurs artistes peintres, écrivains, poètes de talent.

     

    Cette vieille ville normande, au glorieux passé, est d'ailleurs restée un centre intellectuel très vivant. Les environs se distinguent par la beauté de leurs points de vue et la richesse de la végétation qui descend des collines jusque dans la mer. Aussi en dehors de la foule de visiteurs qui lui viennent journellement. Honfleur retient en été une assez nombreuse colonie de baigneurs, malgré la nature vaseuse des plages, peu favorables au bain. Les horsains se fisent surtout dans les villas qui s'éparpillent dans la verdure de la Côte de Grâce, et au-dessus de la falaise, le long de la route touristique qui va à Trouville.

     

     

    Histoire:

     

    On pense que Honfleur a une origine norroise et que sa fondation est contemporaine du Duché de Normandie. La première Chapelle Notre-Dame de Grâce a été construite en 1024 mais fut détruite au XVII ème siècle.

     

    En 1204, sous Philippe-Auguste, Honfleur devient français. La ville prend alors une notable extension et elle se développera sans histoire pendant plus d'un siècle. Mais elle sera durement atteinte au cours de la Guerre de Cent Ans. Le 24 juin 1340, à la Bataille de l'Ecluse, les nefs honfleuraises sont détruites par les nefs anglaises après une lutte héroïque.

    En 1357, la ville est occupé par les troupes anglaises. Elle est rendue à la France, par le Traité de Brétigny, mais les troupes anglaises continueront d'occuper la ville. C'est Charles V qui, sous l'amiral de France, Jean de Vienne, fait de Honfleur, une importante place forte maritime. Les fortifications sont terminées vers 1390. Mais en 1418, les troupes anglaises reprennent la ville et la mettent à feu et à sang. Elle est reprise par les troupes françaises en 1450. Grâce à Louis XI, la ville se relève rapidement et en 1494, Honfleur se glorifie d'être « le meilleur apport de navires du pais de Normandie. »

     

    Le début du XVI ème siècle sera l'époque des grands explorateurs. Le 24 juin 1503, Binot Paulmier, dit Le Paulmier de Gonneville qui Honfleur pour un voyage dont il reviendra le 6 janvier 1504.

    En 1506, Jean Denis découvre Terre-Neuve et parcourt l'embouchure du Saint-Laurent. Il aborda lui aussi les côtes du Brésil avant 1519.

     

    Pendant les guerres de Religion, Les troupes Huguenotes sous le commandement de Coligny s'emparent de la ville en 1563. Les troupes ligueuses la prennent en 1589. Puis en 1590, ce fut les troupes d'Henri IV. Sous le règne d'Henri IV, la ville continue à se développer. En avril 1603, Samuel Champlain quitte Honfleur pour le Canada. Il y retourne en 1608 et fonde la ville de Québec. Au XVII ème siècle, la ville de Honfleur arme des navires pour les Indes Orientales et pour Terre-Neuve. Les navires honfleurais participent à la guerre de course où Jean-François Doublet s'y illustre.

    Pour une telle activité, le port est beaucoup trop petit surtout depuis qu'en 1670, Colbert a autorisé la construction des magasins destinés à recevoir les sels nécessaires aux armements pour la pêche à la morue et aux harengs, ainsi qu'à l'approvisionnement d'une vaste contrée. Ces magasins pouvaient contenir 10 millions de kilogrammes de sel, Colbert envoie Duquesne sur place pour examiner les possibilités d'agrandissement du port. Le 19 août 1690, les galères du roi entrent dans ce que l'on appelle aujourd'hui dans « le vieux bassin ».

     

    La Révolution de 1789 ne se manifeste à Honfleur que d'une manière très atténuée, s'il y a 32 emprisonnés pendant la Terreur, il n'y a pas une seule exécution. On note par ailleurs, une grave crise de production et de ravitaillement de l'an II à l'an IV. Mais les guerres déclarées par la Première République Française et du Premier Empire ont ruiné le commerce honfleurais.

     

    En 1818, la ville est équipée en réverbères. En 1832, Frédéric Sauvage y a fait ses premiers essais d'un bateau à hélice. En 1833, le port reçoit la première visite du Roi des Français, Louis-Philippe d'Orléans. 15 ans plus tard c'est de Honfleur qu'il partira en exil en Angleterre.

     

    De 1841 à 1848, on construit le Bassin de l'Est. En 1857, l'éclairage au gaz fait son apparition.

     

     

    Visite de Honfleur:

     

    • Calvaire de la Côte de Grâce; Mont Joly; route de Trouville entre la rue Lucie Delarue-Mardrus; haut de la Côte d'Equemauville; Côte Vassale; entrée du chemin du Petit-Saint-Pierre.

     

     

    • Les vestiges de l'ancien « Enclos »: Pan de mur des anciennes fortifications, ancienne église Saint-Étienne; maisons n°4 et n°6 de la rue de la Prison. La rue de la Prison reliant le quai Saint-Étienne et la rue de la ville, a tous les caractères d'une rue du Moyen-Âge.

     

    • Eglise Sainte Catherine: elle date des XV ème et XVI ème siècle, en bois (sauf les fondations qui sont en pierre); deux nefs accoles; toiture en charpente; à l'intérieur: deux tableaux de l'école hollandaise et lutrin en cuivre du XIII ème siècle. Clocher séparé.

     

    • Eglise Saint Léonard: Portail de style Flamboyant et 1ère travée datant du XVI ème siècle: Tour octogonale du XVIII ème siècle; à l'intérieur: lutrin en cuivre du XVIII ème siècle.

    • Chapelle Notre-Dame de Grâce: Construite en 1620 en remplacement de l'ancienne chapelle datant de 1024 disparue à la suite d'un glissement de terrain; ex-voto marins.

    • Magasins à sel datant du XVII ème siècle, remarquable charpente en bois.

    • Pavillon Louis-Philippe sur le Mont-Joly

    • Pavillon de la Reine où a vécu Lucie Delarue-Mardrus.

  • Histoire de Normandie: Le 2 mars 1848

    Nous sommes à Honfleur, le 2 mars 1848.  

     

    deux personnes ont quitté discrètement la maison de M. de Perthuis, sur la côte de Grâce, où elles vivaient depuis le 26 février. Il s'agit de Louis-Philippe, roi des Français et de son épouse Emilie, qui a abdiqué suite à la Révolution qui a eu lieu à Paris.

     

    Le couple royal se dirige vers le port, où le bateau à vapeur « Le Courrier » qui fait habituellement la navette entre Le Havre et Honfleur a été expédié exprès à cette heure tardive pour un trajet spécial en direction de l'Angleterre pour un exil définitif.

  • Personnage de Normandie: Jean Doublet

    Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années. Première expédition maritime à l'âge de sept ans, premier naufrage à onze ans.  

     

    La vie du honfleurais Jean Doublet sera à l'image de son enfance: aventureuse. En quarante-huit ans de navigation sur l'Atlantique, il échappa à six nauvrages.

     

    Terre-Neuvas, officier de la Royale, négrier, capitaine, marchand, corsaire. Jean Doublet exercera tous les métiers en rapport avec la mer jusqu'à celui d'espion sous Louis XIV.

     

    Prisonnier des anglais pendant quatre mois à Plymouth suite à cela.

     

    Seule la mort, survenue en 1728, à quelques kilomètres de Honfleur dans le vallon de Barneville la Bertran, aura raison de ce Normand.