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histoire normande

  • Patrimoine de Normandie : L'église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer

     

     

    Commencée au XIIème siècle et terminée seulement au XIIIème siècle. Elle semble disproportionnée par rapport à la population actuelle de la commune, mais jadis Langrune fut un grand port de pêche et aussi un grand port de commerce, les navires faisant route vers Le Havre avec leurs cargaisons de colza ou de blé.

     

    Le clocher est haut de soixante-cinq mètres et doté de deux étages.

     

    L'église fut classé en 1840 aux Monuments Historiques. Elle abrite les reliques de Saint-Hélidor (un martyr du IXème siècle qu'est à l'origine d'un pèlerinage).

     

     

    On peut voir une copie d'une huile sur bois représentant une Vierge à l'enfant et Saint Jean le Baptiste. L'original de ce tableau est conservé en mairie pour plus de sécurité. Ce tableau a été légué à la paroisse par Madame Goldber en 1895 et il est maintenant la propriété de la commune.  

  • Histoire rurale de la Normandie.

     

    Les toponymes celto-romains, francs et scandinaves, attestent, par leur nombre, de l'ancienneté de la mise en valeur agricole de la Normandie, notamment, dans le Pays de Caux, le Roumois, la plaine de Caen et le Cotentin.

     

    Du XI ème au XII ème siècle, les défrichements se multiplient, ouvrant dans les massifs forestiers de vastes clairières le long de hameaux-rues, aux parcelles laniérées et les boëls.

     

    Les guerres du XIV ème et XV ème siècles ne laissent aucun répit à la Normandie, et déterminent ici plus qu'ailleurs une profonde récession qui se prolonge par les guerres de religion du XVI ème siècle.

     

    Mais, dès la période ducale, la Normandie est fameuse par sa richesse agricole. Les bons rendements en blés et les troupes de moutons des plaines, les chevaux et parfois les bovins des plus riches seigneuries, les nombreux élevages de porcs des forêts et des landes se combinent pour assurer à la province normande cette réputation flatteuse que n'oublieront plus jamais les responsables des finances royales.

     

    Cependant au début du XVIII ème siècle, l'agriculture normande apparaît bien médiocre. Sur les sols pauvres du massif ancien, les landes occupent de vastes espaces et dans les terres cultivées, le seigle, l'orge et le sarrasin alternent avec des jachères intensifs: une année sur trois, la jachère remplace le blé et l'avoine.

    Partout sauf dans le Cotentin, le Pays d'Auge et le Pays de Bray, l'élevage se limite à quelques étables de mauvais bovins et à des troupes de moutons dont la laine est de médiocre qualité.

     

    À partir du XVIII ème siècle, tandis que l'augmentation générale de la population impose une intensification des systèmes, le développement des villes de la Basse Seine et de Paris crée un vaste débouché pour les produits de l'élevage. Dans le Pays de Caux, à l'imitation du système anglais, des cultures fourragères remplacent la jachère et permettent un développement de l'élevage tout en améliorant les rendements céréaliers. Ainsi se trouve crée un système très intensif, associant culture et élevage qui va s'imposer dans la plus grande partie des plaines de la Normandie orientale.

     

    Ailleurs et notamment autour des vieux marchés d'Isigny, de Livorat, de Pont l'Evêque, de Neufchâtel et de Gournay, réputés pour leurs beurres ou leurs fromages, les produits de l'élevage retiennent seul l'intérêts. En effet, les sols argileux du Bessin, du Pays d'Auge et du Pays de Bray se prêtent mal aux labours alors que les herbages peuvent y être remarquables.

     

    Dans ces trois pays de Normandie s'impose dès le XVIII ème siècle, une économie exclusivement herbagère. Jusqu'en 1940, celle-ci ne va cesser de s'étendre, remplaçant les labours de proche en proche, jusqu'à occuper la plus grande partie de la Normandie occidentale. L'élevage auquel il faut ajouter les céréales et les cultures industrielles des plaines orientales, redonnent à la Normandie, sa vieille réputation d'opulence.

     

  • Exposition à l'abbaye de Fontaine-Guérard jusqu'au 28 mai 2012

     DU 6 AVRIL AU 28 MAI  

    Exposition "Ils ont reconstruit ce qu’ils avaient détruit". Cette exposition parle de la Normandie monastique du VI ème au XIII ème siècle. 

    lieu:Abbaye de Fontaine Guérard  sur la commune de  Radepont dans la vallée de l'Andelle, département de l'eure, province de Normandie. 

     


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  • Paysage de Normandie: Le château de Nacqueville

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    Construit au XVI ème siècle, il a été remanié au XIX ème siècle.

    L'entrée se fait par une poterne composée d'un pavillon compris entre deux tours à mâchicoulis.

    Le château est flanqué d'un côté d'une tour en poivrières et de l'autre côté c'est un haut pavillon présentant une longue façade éclairée de larges baies à meneaux sous de grands toits décorés de lucarnes.

    Une vaste étang et les hautes futaies constituent à l'ensemble un cadre parfait.

     

    Pour en savoir plus il existe un site internet

  • Histoire de la Normandie: Historique du Château de Brécourt

    Le château de Brécourt a été construit vers 1625 par Jean Jubert, Sire de Brécourt et de Douains, Conseiller au Grand Conseil et Membre de la Cour des Aides de Normandie.

     

    La seigneurie de Brécourt appartenait à la famille Jubert depuis 1531. c'est à cette date qu'Henri Jubert, fils de Guillaume Jubert et de Catherine du Bois d'Ennemets, avait acquis le fief de Brécourt, réunissant ainsi en une même main les Seigneuries voisines de Douains et de Brécourt.

     

    La famille Jubert conserva les deux fiefs jusqu'en 1706, date où ils passèrent, par héritage, à François de Montceaux,Marquis d'Auxy. La famille de Montceaux resta propriétaire de Brécourt jusqu'en 1720.

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  • Le donjon de Chambois


     

    Le village de chambois possède le plus important donjon de style Roman de l'ouest de la France. C'est aussi l'un des plus beaux ouvrages militaires de Normandie.

     

    Remarquablement conservé, l'édifice impose par ses dimensions considérables: dressé sur un plan rectangulaire de 21 mètres sur quinze, le donjon atteint une hauteur de vingt-cinq mètres. Quatre tours peu saillantes marquent ses angles. Des murs très épais assurent la puissance de la construction qui était jadis protégée par une double enceinte de fortifications et de fossés. L'accès à l'intérieur se faisait au niveau du premier étage dans tour greffée au sud(est. On pénétrait dans ce donjon au moyen d'une échelle escamotable. La base des murailles permettait de faire ricocher vers les assaillants les projectiles lâchés du sommet des courtines. Des créneaux et des mâchicoulis ont été remplacés au XIV ème siècle par des hourds de bois.

     

    Bien que les séparations horizontales n'existent plus les emplacement demeurent parfaitement visibles grâce aux cheminées accrochées au murailles et aux corbeaux qui portaient les poutres des planchers. Chaque étage ne comptait qu'une seule pièce. Le niveau inférieur servait à entreposer les denrées et diverses marchandises en pévision d'un éventuel siège. Le second niveau était réservé au seigneur; c'était une vaste salle de seize mètres sur neuf qui était éclairée par les baies géminées (toujours visibles) et dont l'élégance contraste avec l'austérité de l'ensemble. Au dessus se tenaient les hommes d'armes. Les murs y sont percés de nombreuses meurtrières. Un chemin de ronde courait au sommet des courtines.

    Une des tours enfermait un cachot et un autre abritait un oratoire.

     

    L'édifice fut certainement construit par Guillaume de Mandeville au XII ème siècle sous le règne du duc de Normandie, Henri II Plantagenêt. Le donjon fut pris en 1204 (XIII ème siècle) par Philippe Auguste qui le remit au Maréchal Henri Clément.

    En 1363, le donjon tombe dans les mains de Charles le Mauvais, Roi de Navarre et Comte d'Evreux. En 1365,le Maréchal du Guesclin le reprend.

     

    En1417, un long siège fut mené par les Anglais contre Jean de Tilly. En 1449, le Comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc, les délogea.

     

    Un peu plus d'un siècle s'écoula dans la tranquilité, quand les troupes Protestantes de Gabriel de Montgomery s'emparèrent de ce site fortifi. C'est le Duc d'Etampes qui le reprend pour la Couronne.

     

    Il perdit sa fonction défensive à la fin du XVI ème siècle. Lors de la Première République, il a faillit être démoli, grâce à sa diplomatie le propriétaire sauva l'édifice et sa vie.

     

    Durant la Bataille de Normandie de 1944, Chambois fut le théâtre de terribles combats qui sont commémorés au Musée du Mont-Ormel.

    La bataille ne fit pas moins de dix milles victimes. Durant cet affrontement qui dura soixante-dix-sept jours, les unités polonaises et américaines anéantirent les troupes allemandes en retraites.

    La 2 ème Division Blindée Française et la 2 ème Division Blindée Anglaise les rejoignent et ferment ainsi la nasse de la « Poche de Falaise »

     

    Devant le donjon, une stèle rappelle que «Chambois vécut les 19, 20 et 21 août 1944, les dernières heuresde la Bataille de Normandie »

  • Village de Normandie: Quillebeuf-sur-Seine

    Située à l'entrée de l'Estuaire de la Seine, la paisible cité de Quillebeuf aligne le long de son quai ses anciennes maisons de marins et de pêcheurs. La navigation fit la propérité de la ville.

     

    Charles VII lui donne un siè-ge d'amirauté avant que Henri IV ne lui concède le privilère exclusif du pilotage sur la Basse-Seine.

     

    La découverte de nombreuses poteries sur le territoire de la commune témoigne de l'occupation du site dès l'époque celto-romaine.

     

    Guillaume Longue-Epée, premier Duc de Normandie (car Rollon était Comte de Normandie), cède le village et son église à l'Abbaye de Jumièges.

     

    En 1202, Jean sans Terre, Duc de Normandie et Roi d'Angleterre, est contrait d'abandonner le port au Roi de France, Philippe-Auguste.

     

    Au XVI ème siècle, la ville est une des premières de Normandie à se rallier aux Protestants, ce qui lui valut de devoir résister en 1592, aux troupes du Duc de Mayenne. Ce brillant fait d'armes lui apporta la protection d'Henri IV, qui décidé d'en faire une place forte.

     

    Dévastée en 1612 sur ordre de Marie de Médicis, les fortifications furent relevées en 1616 par le Maréchal d'Ancres, pour être finalement détruites en 1649.

     

    Cette riche Histoire a laissé à Quillebeuf, un patrimoine architectural exceptionnel, à commencer par son église dédiée à Notre-Dame-de-Bomport. La nef et la tour inachevée sont de style Roman et datent du XII ème siècle. Le choeur est de style Gothique et date de la fin du XVI ème siècle.

     

    Elle abrite un intéressant mobilier:

     

    • pièta en bois du XVI ème siècle

    • une statue de Saint Léonard avec des captifs du XVII ème siècle.

    • Tableaux votifs

    • Maquettes de navires.

     

    On a une jolie vue sur le fleuve depuis le phare qui dès 1862, veille sur la passe de Quillebeuf. Avant les travaux d'endigage effectués au siècle dernier, celle-ci était fort dangereuse, et de nombreux navires finirent leur carrière par plusieurs mètres de fond.

     

    Disséminés le long des quais: quatres canons attestent de l'Histoire militaire de la cité.

     

  • Paysages de Normandie: Eglise Notre-Dame de Bailleul-La-Vallée

    L'église de Bailleul paraît dater dans son ensemble de la fin du XII ème siècle.  

     

    De plan rectangulaire, elle comporte un choeur un peu plus étroit que la nef. La construction est en travertin soigneusement taillé et épaulée par des contreforts plats à double glacis.

     

    La muraille de la nef a été abaissé et n'a plus de corniche. Cette nef est éclairée par quatre fenêtres au sud et au nord par deux fenêtres du XIII ème siècle en tiers-point à un meneau et deux lancettes trilobées entourées d'un tore à l'intérieur et d'un biseau à l'extérieur.

     

    Un clocher carré en charpente à flèche octogonale surmonte l'extrémité occidentale de la nef.

     

    Le choeur se compose de deux travées carrées voûtées sur croisée d'ogives profitées en un tore épais; les doubleaux en tiers-point sont décorés d'un simple biseau, il y a inclinaison très sensible de l'axe des compartiments vers les doubleaux et moins nette vers les murailles dépourvues de formerets.

    Les nervures reposent entre les deux travées sur des massifs de colonnes engagées aux bases à griffes et aux chapiteaux à godrons ou à feuilles plates.

    Le choeur est éclairé au sud par deux baies en tiers-point à deux lancettes trilobées et un quadrilobe inscrit dans un cercle et deux petits oculi. L'une de ces baies est du XIV ème siècle et l'autre du XIX ème siècle. Au nord, il prend jour par deux grandes baies de style roman en plein cintre biseauté et souligné par un cordon. La corniche du choeur comprend une série de petits arcs en plein cintre reposant deux par deux sur des corbeaux ornés de moulures ou de têtes humaines grotesques. Une haute sacristie du XVIII ème siècle masque le chevet.

  • Paysages de Normandie: Eglise Saint-Antonin d'Epaignes

    L'église d'Epaignes comprend un choeur rectangulaire datant de l'époque du style Roman, une large et longue nef, une chepelle latérale de grandes dimensions au nord et une tour de plan carré s'élevant en partie hors-oeuvre à langle nord ouest de la Nef.

     

    Ces dernières constructions qui datent de la fin du XV ème siècle et du début du XVI ème siècle sont en pierres de taille alternant à la partie inférieure avec quelques assises de silex. D'épais contreforts à double glacis épaules les murailles.

     

    La nef reçoit le jour par des fenêtres en tiers point de types divers mais de mouluration de style gothique.

     

    Le portail précédé d'un porche en pierre et charpente contemporain s'ouvre à l'ouest; il se compose de deux baies jumelles en ellipse aplatie au linteau desquelles sont semées des feuilles de chêne. Le trumeau est orné d'une niche en accolade trilobée.

     

    La nef est recouverte d'une belle voûte en bois.

     

    La chapelle latérale qui communique avec le choeur par une arcade en tiers point est percée au nord d'une baie flamboyante à deux meneaux.

     

    La tour repose sur deux arcades en tiers point et sur un pilier arrondi épaulé par deux pilastres moulurés. A l'étage du beffroi s'ouvrent sur chaque face deux baies en plein cintre et trilobées entourées de moulures pyriformes.

     

    Une pyramide quadrangulaire tronquée sur laquelle était assis un clocher octogonal courrant la tour a été détruite en 1944.

     

    L'église incendiée par les allemands n'a guère subi de modifications lors de sa restauration; un clocher pyramidal quadrangulaire remplace l'ancien.

  • Histoire de Normandie: Gisors, un nom doublement gaulois

    Gisors est un toponyme doublement gaulois, puisqu'il a été constitué de deux noms communs gaulois,  geso et rito.

     

    Ce dernier est suffisamment répandu dans la toponymie française pour qu'on sache sans hésitation qu'il désignait un gué permettant de passer un cours d'eau sans l'aide d'un pont.

     

    On donne au mot geso le sens de « pointe ». si la référence à un gué s'explique facilement par la présence d'une rivière, l'Epte, qui baigne la ville de Gisors. Dans le cas de Gisors, il n'est pas exclu que les rivières qui se rejoignent près de cette ville, l'Epte et la Troesne, aient dessiné une pointe, et que ce soit à proximité de cette pointe qu'il ait été possible de passer l'eau à gué.