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henri ier beauclerc

  • Paysages de Normandie: Le château de Torigni-sur-Vire

    Construit au XII ème siècle par Robert, fils naturel d'Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, passé au XIV ème à Henri de Mauny, compagnon de Du Guesclin, le château de Torigni était encore une forteresse au début du XVI ème siècle.


    Joachim de Matignon fit élever un grand pavillon dans le style Renaissance; le Maréchal de Matignon ajouta une longue galerie et un second pavillon bâtis d'après les plans de François Gabriel, et son fils ajouta lui une seconde aile et un troisième pavillon au début du XVII ème siècle.


    Ce sont ces derniers bâtiments qui subsistent épargnés par la démolition de 1805 et complétés par un pavillon symétrique.

    Leur architecture un peu solennelle est mise en valeur par les matériaux choisis: calcaire clair et pierre violacée locale.


    Propriétaire: la ville de Torigni sur Vire

    visite de 14 heure à 17 heure, du 1er avril au 15 septembre.

  • Ville de Normandie: Falaise

    Lorsqu'on arrive à Falaise par la route de Caen, la ville se déploie au-dessus du val d'Ante dans un mouvement très séduisant. L'église Saint-Gervais se présente au premier plan comme vêtue de dentelles; les maisons qui s'étagent alentour sont couvertes de toitures en cloche d'un rouge sombre et homogène. Bien qu'appuyée sur des escarpements, ce fut une des villes les plus cohérentes de France. Elle l'est presque restée malgré les horreurs de la guerre parce qu'elle reçoit l'influence du site auquel elle est attachée et que ses reconstructeurs ont opéré avec un rare souci de retrouver ses accents, ses rythmes, ses couleurs.

     

    La bataille de Falaise fut une des plus dures de celles qui suivirent le débarquement de 1944. Pendant trois mois la ville subit les bombardements alliés, puis un combat serré se livra durant un mois entre l'armée de von Kluge et celle de Montgomery dans la poche de Mortain-Argentan-Falaise, combat qui devait se terminer, près de Falaise, par l'encerclement des allemands.

     

    Si quelque chose peut étonner, c'est qu'une ville qui connut tant de combats ait encore conservé l'essentiel de ses monuments. Mais il faut dire qu'on n'en a pas encore pansé toutes les blessures.

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  • Villes de Normandie: Verneuil-sur-Avre

    Verneuil était également une place forte qui défendait la ligne de l'Avre comme Gisors celle de l'Epte.

     

    Elle se composait de trois petites villes fortifiées unies dans une enceinte commune. On ne voit plus aujourd'hui que des vestiges de ses remparts et de ses fossés où était conduite une partie des eaux de l'Iton. Il n'en reste qu'un donjon, la Tour Grise, mais perverti de façon ridicule par l'un de ses propriétaires.

     

    Fondé par Henri Ier Beauclerc, la cité fut prospère et fière. En son beau temps on y comptait sept paroisses. On y voit encore deux églises qui sont d'une qualité, d'une originalité qui ne peuvent laisser indifférents.

     

    Sur la longue place, d'où l'on peut admirer du haut en bas, se dresse la tour de la Madeleine qui signale la ville à six lieues à la ronde. Elle présente tous les caractère de l'architecture normande du XV ème siècle et paraît posée là pour faire savoir que nous pénétrons dans la Province Normande. Ses fenêtres, ses arcatures de plus en plus compliquées au fur et à mesure que s'élève l'édifice sont surmontées de couronnes en retrait posées comme des pièces d'orfèvrerie sur une tête royale.

     

    On a dit qu'elle était inspirée par la tour de Beurre de Rouen.

     

    A côté de cette aiguille, l'église de la Madeleine paraît tassée sur le sol. Ce luxe, ce grand pavois contrastent avec sa modestie et l'écrasent. Les hommes du XVIII ème siècle eurent pourtant le bon goût de faire une façade simple et basse pour abriter le portail roman en grison. Les statues sont parfois un peu frustes et proches d'un « art populaire ».

     

    Le monument en bas-relief de David d'Angers perpétue le souvenir de Frotté et de ses compagnons Chouans fusillés malgré les promesses républicaines.

     

    L'Eglise Notre-Dame, d'origine romane, a subi de nombreuses transformations. Là aussi abondent les statues dues probablement à un atelier vernolien.

     

    Quelques hôtels particuliers témoignent de l'époque d'opulence de la ville. La maison de la rue du Canon, à tourelle d'angle, appareillée en damiers de silex, fut construite pour Gibouin, maire de Verneuil au début du XVI ème siècle.

     

    Cette ville malgré bien des vicissitudes reste plaisante.