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guerre de vendée

  • Les frères Martineau- trois Stèles pour qu'il m'en souvienne

  • Histoire de la Normandie:La virée de Galerne à Granville

    par Thibault

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    la Normandie fut, en automne 1793, le théâtre d'un drame, qui plus de deux siècles plus tard laisse un souvenir douloureux dans la mémoire populaire.

    Le 17 octobre, après avoir subi une terrible défaite à Cholet, les débris de la grande armée catholique et royale de Vendée, soit environ 30 000 à 40 000 hommes en état de se battre, encombrés de près de 50 000 femmes, viellards et enfants, traversent la Loire sous le commandement de La Rochejacquelin . Le plan du jeune général et de son Etat-Major est de se replier en zone "amie" et de prendre d'assaut une ville de littoral normand avec l'espoir de faire la jonction avec la Royal navy.

    Une missive du ministre Dundas leur annonce que Granville est choisie pour cette opération.

    Hélas, la garnison de Granville sous les ordres du général républicain Peyre,  résiste plus vigoureusement que prévu.

    Commencé le 14 novembre, le siège se termine 36 heures plus tard par un échec. Les blancs se retirent en laissant quinze à dix-huit cents hommes sur le terrain.

    Pire les Anglais qui depuis leurs positions de Jersey entendaient les bruits des canons ne sont pas intervenus pour sauver l'armée catholique et royale.

    Cette défaite porte un rude coup au moral, qui dès lors entament une retraite désastreuse.

    L'armée catholique et royale sera anéantie le 23 décembre dans les marais de Savenay.

  • Les Frères Martineau- le Scapulaire

    Lettre d'un jeune blanc à sa fiancée

    Tiré de l'album "Le chant de la Vendée"

    C'est par un soir de fin d'hiver, à la veille de nos fiançailles
    Que je partis avec mes frères et me jetai dans la bataille.
    Mon coeur saignait de te quitter, mais secrète fut ma douleur.
    Je jouai le brave et je laissai de tes doux yeux couler mes pleurs.

     

    Depuis 10 mois que je combats dans la pluie, le vent, la froidure,
    A chaque instant je pense à toi dans cet enfer qui dure, dure...
    Et je te couvre en ma prière chaque soir de mes plus doux mots,
    Et je presse le scapulaire que tu cousis sur mon paletot.

     

    Lorsque la nuit se fait trop noire, lorsque j'entends au loin les loups,
    Lorsque me prend le désespoir, que mon front tombe sur mes genoux,
    Je te contemple Bien-Aimée, tirant le fil de coton rouge
    Et donner forme au Coeur Sacré mouillé des larmes de tes joues

     

    Entre tes doigts qui vont et viennent, traversant l'étoffe de lin
    Renaît autant qu'il m'en souvienne ta douce voix de séraphin.
    Je me repais de tes "Je t'aime" dont j'ai tant besoin maintenant...
    Ton scapulaire est mon emblême, il est Victoire des amants.

     

    Mais il faut qu'enfin je te dise, hier matin dans le hallier
    Soudain rougissant ma chemise, un coup de feu m'a terrassé.
    Et je t'écris de ma litière où j'ai reçu les Sacrements
    La balle troua mon scapulaire ; à tes pleurs j'ai mêlé mon sang.

     

    J'ai ton amour comme viatique, ton scapulaire comme oriflamme,
    J'ai tes plaintes comme cantiques, Dieu que je t'aime à fendre l'âme...

     

    Dieu ! Que je t'aime à fendre l'âme !