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guerre de religion

  • Basilique Notre-Dame de la Délivrande à Douvre (calvados)

    Cette basilique a été construite entre 1855 et 1878 par Jacques-Eugène Barthélemy dans le style Gothique.

     

    Statutaire: Vierge Noire datant de 1580 remplaçant une autre Vierge Noire détruite en 1561 par les Protestants. Statues de Sainte Anne et de Saint Joseph datant de la première moitié du XVIII ème siècle.

     

  • Le château de Colombières près de Bayeux

    Arcisse de Caumont signale le château de Colombières comme « une des constructions militaires les plus notables de la Normandie aux derniers temps de la Féodalité ». Il a été également dénommé « capitale marécageuse du Bessin », à cause de sa situation géographique en bordure de la Vallée de l'Aure, envahie autrefois par la mer refluant jusqu'à trévières avant l'établissement de portes à flot à Isigny au XVIII ème siècle, et également à cause du rôle joué par cette place forte au cours de plusieurs conflits.

     

    Il se présente comme un quadrilatère entouré de fossés remplis d'eau en permanence. Beaucoup de parties ont été retouchées aux XVIIème, XVIII ème et XIX ème siècles, pour le rendre plus habitable; mais le corps des bâtiments appartient à la fin du XV ème siècle, époque à laquelle, il fut construit sur une forteresse beaucoup plus ancienne. Arcisse de Caumont en fait la description suivante: « le principal corps de logis occupe le côté du Nord; le rez-de-chaussée est voûté. Aux deux extrémités de ce bâtiment allongé sont deux tours rondes qui protégent les angles de la place; celle du Nord-Ouest renferme un appartement dont les décorations sont encore du XV ème siècle... L'autre tour, celle du Nord-Est renfermait la chapelle. La porte d'entrée se trouvait dans le côté oriental du carré et comportait un pont-levis. De ce côté et du côté Sud, il n'y avait pas de bâtiments, mais un mur de 8 pieds d'épaisseur couronné de machicoulis et qui pouvait avoir 30 pieds de hauteur. »

     

    A cette description, il faut ajouter que le côté Ouest est occupé par un second corps de logis à l'extrémité duquel se trouve au Sud, une haute tour carrée comportant le colombier et un chemin de ronde à mi-hauteur. Aux XVI ème siècle, une petite tour octogonale fut emmurée dans la façade principale. L'épaisseur des murs était de 2m66, mérite d'être mentionnée.

     

    Les documents retrouvés nous disent que Philippe de Colombières était seigneur et châtelain de Colombières en 1147. Pendant l'occupation anglaise en 1417, le seigneur de Colombières était resté fidèle au roi de France, il fut dépouillé de ses biens et de sa forteresse.

    En 1452, Jean de Colombières récupéra ses biens, ruiné par la guerre, il dut le vendre à Christophe de Castoglione. En 1455, Jean de Colombières vend son droit de retrait lignager à son oncle Roger de Bricqueville, lequel l'exerce et prend possession de la terre et du château de Colombières en 1457.

    Le château resta dans la famille Bricqueville pendant plusieurs siècles.

    En 1562, François de Bricqueville est un des plus redoutables chefs protestants. Il fit piller le trésor de la Cathédrale de Bayeux et on raconte qu'il fit noyer bon nombre de catholiques dans l'étang voisin du château. Il fit subir de nombreux sévices à Arthus de Cossé-Brissac, évêque de Coutances, le 8 février 1562. La chapelle du château, dédiée à Notre-Dame de Rouge-Brique est profanée. Il meurt en 1574.

     

    En 1628, son arrière-petit-fils, Cyrus-Antoine de Bricqueville revient dans la religion Catholique romaine; il rétablit la chapelle et appose en 1631, une plaque répaaratrice sur le linteau de la porte de l'ancien prêche.

  • Histoire de Normandie: Novus Burgus ou Le Neubourg

    Fondé par les romains Novus Burgus désignait une imposante forteresse autour de laquelle se protégeaient les habitations.

     

    Longtemps place frontière des Marches Normandes, le château fut le théâtre de nombreuses batailles:

     

    • pris d'assaut en 1118 par Henri Ier d'Angleterre

    • pris d'assaut en 1193 par Philippe-Auguste, roi de France

    • Il fut brûlé par Jean sans Terre en 1198 puis occupé par les troupes de Richard Coeur de Lion

    • pris et repris au cours des guerres de religion par la Ligue ou par les armées royales

     

    Ces faits d'armes témoignent de l'enjeu que représentait Le Neubourg.

     

    C'est pour cela aussi qu'il reçut la visite de nombre de rois:

     

    • Henri II d'Angleterre

    • Louis VII

    • Saint-Louis ou Louis IX

    • Charles VI

    • François Ier

     

    C'est là aussi que fut célébré en 1160, le mariage de Marguerite de France, fille de Louis VII avec le fils ainé d'Henri II d'Angleterre.

     

  • Histoire de la Normandie: Henri Iv à Gisors

    Henri IV passa à plusieurs reprises à Gisors. Charpillon et Caresles, rapportent une célèbre anecdote à ce sujet: « Henri IV étant revenu à Gisors après son abjuration (en 1593), Pierre Neveu (curé de Saint Gervais et Saint Protais) lui fit fermer les portes de l'église.

     

    Le roi, désirant y entrer, dit au curé: « faites-moi faire tout ce qui nécéssaire pour contenter le peuple.

     

    Le curé lui répondit: « mettez-vous à genoux, Sire, et adorez la croix de Notre Seigneur »

     

    Ce que fit le roi avec grande dévotion. Alors les portes de 'église s'ouvrirent, aux cris mille fois répétés de « Vive le Roi! »

     

    Henri IV y entra et s'écriant gaîment: « Ventre-Saint-Gris! Me voilà donc roi de Gisors! »

     

    L'anecdocte est amusante, mais elle paraît invraisemblable. Imagine-t-on, en effet, un simple curé, en pleine guerre de religion, fermant les portes de son église au monarque et lui imposant ses conditions pour y entrer.

     

     

    L'anonyme auteur du « Journal d'un bourgeois de Gisors »donne une version très différente:

     

    Ce bourgeois anonyme était un témoin oculaire de la visite du roi les 21 et 22 octobre 1593, il écrit simplement que le roi avait assisté à la messe en grande dévotion dans le choeur de l'église dudict Gisors; et qu'il fut acclamé par la population à la sortie de la messe. Le narrateur conclut: «

    Tous les habitants de Gisors ayant esté bien joieux et resjouys d'avoir veu ainsi dévotieusement le Roy à la messe; messe qui avait été célébrée par son aumosnier qui le suivait journellement, avec sa Chapelle. »

  • Histoire de la Normandie:Triste page de l'histoire de Saint-Lô

    Le 9 juin 1574, devant les remparts de Saint-Lô aux mains des Protestants et assiégé par l'armée Catholique depuis deux mois, les assaillants qui sont sur le point de prendre la ville, sont d'autant plus excédés par ce long siège qu'ils ont remarqué que des femmes défendaient aussi la place forte.


    L'une d'entre-elles, vêtue d'une camisole rouge, commande un véritable bataillon de ses consoeurs vêtues elles aussi de rouge, jetant des pierres sur les assaillants et se servant d'une épée.


    Celle qui se distingue ainsi sur les remparts s'appelle Julienne Couillard. Elle est née vers 1550 dans le village de la Fouquelinière tout près de Saint-Lô et a été élevée dans une stricte religion protestante.


    Ce jour-là, alors que des groupes d'assaillants parviennent déjà à se glisser dans la ville. Julienne et son bataillon de fanatiques ont repoussé déjà un assaut.


    Hélas c'est fini. Le lendemain, Saint-Lô tombe aux mains de l'armée catholique. Le siège a duré longtemps et, la haine propre aux guerres de religion s'en mêlant, il n'y aura pas de quartier.


    Trois cents personnes au moins, sans distinction d'âge ou de sexe, seront passées au fil de l'épée.


    Quant à Julienne Couillard, elle a réussi à s'échapper alors même que les vainqueurs recherchent partout cette furie rouge qui leur a tant résisté. Toute femme ou fille portant le moindre vêtement de couleur rouge est arrêtée et exécutée après un simulacre de jugement.


    Jamais on ne retrouvera l'indomptable Julienne Couillard, et certaines sources indiquent qu'elle finit sa vie paisiblement à Bayeux en fondant un foyer et peut-être aussi en évitant désormais de s'habiller de rouge.