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guerre de 1870

  • La stèle en mémoire du Capitaine Rouveure

     

     

    Située sur la Route de Normandie près de la Forêt de Bizy en direction du « Hameau de Normandie »

     

    Le Capitaine Régis Rouveure, né à Annonay dans l'Ardèche en 1847. il sort du collège en 1865 et il entre la même année à l'Ecole Polytechnique d'où il en sort en 1869 avec un très bon rang.

    Cédant aux sollicitations de sa famille, il renonce à ses épaulettes d'officier et devient commissaire dans la Marine.

     

    En septembre 1870, il s'engage à l'appel de la Mobilisation, il est nommé Capitaine en novembre au 3ème Bataillon des Mobiles de l'Ardèche.

     

    Il est tué le 26 novembre 1870 près de Vernon. Son corps est transporté par les troupes Prussiennes au village de Cravent.

     

    Le 27 novembre, il reçoit des prussiens les Honneurs Militaires. Le 28 novembre, le curé de Vernon, M. Lefort vient à Cravent pour réclamer le corps afin de le remettre à la famille. Le général Prussien accepte de l'échanger contre celui du Comte von Kleist, Capitaine au X ème Husssard qui avait été tué le 22 novembre lors des Combats de Bizy .

     

    Le 30 novembre à 10h50, le corps du Capitaine Rouveure parvient à l'Hôpital de Vernon où il est embaumé. Son père et son frère escortent le corps jusqu'à Annonay, où les obsèques solennelles eurent lieu le 8 décembre 1870.

     

    En 1871, une rue de Vernon qui débouche dans l' «Avenue de l'Ardèche» (qui a pris ce nom en 1871 aussi en mémoire des Mobiles de l'Ardèche) prend le nom de « Rue du Capitaine Rouveure »

  • Histoire de Normandie:Bazincourt dans la guerre de 1870

    Dès le 9 octobre 1870, une colonne prussienne sous le commandement du Prince Albert de Prusse, neveu du Roi Guillaume Ier de Prusse, s'empare de Gisors. Elle se compose de 5000 hommes, dont plusieurs brigades de Uhlans et de Hussards de la Garde et elle est appuyée par 16 pièces d'artillerie.  

     

    Les 2 compagnies du 1er Bataillon des Mobiles des Landes renforcées par 300 gardes nationaux de l'Eure et de 25 Francs-Tireurs des Andelys ne sont pas de taille à s'opposer à la prise de la ville et ne peuvent plus espérer résister derrière le Front de l'Epte. Massés sur le Mont de l'Aigle au nord-ouest de Gisors, ils subissent le feu des canons prussiens et se replient par les bois en direction de Bézu-Saint-Eloi.

     

    Au même moment, la vingtaine de Garde Nationaux de Bazincourt, village de 200 habitants situé à 4km luttent désespérément contre la cavalerie prussienne pour l'empêcher de s'emparer des ponts sur l'Epte. Sous la conduite du Lieutenant Lebrun, ils résistent le plus longtemps possible, cernés et à court de munitions, après que la mort de 6 des leurs, les survivants se rendent.

     

    Le lendemain 5 de ces malheureux qui ont passé la nuit attaché à la grille de la boucherie de Bazincourt, sont fusillés sans jugement à Saint Germer de Fly, tandis que les autres sont relâchés après avoir été impitoyablement schlagués.

     

    Le monument, élevé devant l'église de Bazincourt est un mausolée qui fut inauguré le 26 juin 1871, qui comportent le corps des 11 Gardes Nationaux morts. Ce monument fut construit à la suite d'une souscription publique à laquelle participèrent tous les habitants de Bazincourt et de nombreux Gisorciens.

     

    Ce mausolée est devenu également le monument des morts pour la France des guerre de 14/18 et de 39/45.

  • La Bataille des 29 et 30 novembre 1870 dans le Vexin Normand

    Occupé depuis le 9 octobre, Gisors constitue la base de départ des patrouilles allemandes de ravitaillement qui rançonnent tout le Vexin Normand entre l'Epte, la Seine et l'Andelle.

     

    A plusieurs reprises, Etrépagny, Le Thil, Hacqueville, Suzay, Ecouis, Saussay la Vache sont taxés de fortes contributions par les forces d'occupation prussiennes.

     

    Les Mobiles français qui stationnent à Grainville tentent de s'y opposer et plusieurs escarmouches sanglantes ont lie, notamment à Mussegros et à la Ferme de Bremule le 14 octobre, où les Prussiens perdent plusieurs hommes qui furent enterrés à Gisors le 16 octobre.

     

    Les prussiens s'efforcent d'entretenir une atmosphère de terreur, en incendiant les fermes dans les villages suspectés d'accueillir des Francs-Tireurs. Après chaque escarmouche, les prussiens reviennent en force avec une compagnie d'infanterie, un escadron de cavalerie et plusieurs pièces d'artillerie pour punir les habitants accusés d'être complices des Francs-Tireurs.

     

    Le 25 novembre, les prussiens du 27ème Régiment d'Infanterie, deux escadrons du 1er Uhlans de la Garde et 2 batteries d'artilleries quittent Gisors. Ils vont grossir l'armée de Manteuffel qui tente de marcher sur Rouen. Dans Gisors, un régiment de Saxons remplace les Prussiens, et dès le 28 novembre, les réquisitions reprennent, de plus en plus difficiles à satisfaire.

     

    Le 29 novembre, 750 saxons viennent coucher à Etrépagny et 500 autres aux Thilliers en Vexin. Or ce même jour, le Général Trochu commandant la Garnison de Paris, veut tenter une sortie en direction de Rouen et demande au Général Briand, commandant les 12 000 français stationnés à Grainville, de déclencher une offensive en direction d'Etrépagny et de Gisors pour faire diversion.

     

    Après le conseil de guerre tenu à Fleury sur Andelle, le Général Briand organise son attaque en 3 colonnes qui doivent se rejoindre le 30 novembre à 5 heures du matin devant Gisors.

     

    La 1ère colonne, qu'il commande en personne, doit s'emparer d'Etrépagny. Elle se heurte aux saxons qui occupent la ville. Une fusillade intense éclate. Les Mobiles atteignent, à la sortie de la ville, le cimetière. Dans la nuit obscure, les cavalier Saxons et l'artillerie tentent d'échapper à l'encerclement. C'est bientôt un carnage. Une centaine de Saxons sont tués et autant sont blessés. Nos troupes s'emparent d'un canon et font plusieurs dizaines de prisonniers. Mais le reste de la troupe saxonne s'échappe en direction de Gamaches dont la route n'a pas été gardée. La fusillade dure jusqu'à 3 heures du matin et, dans la confusion, deux colonnes de français échangent des coups de feu, c'est ainsi qu'est mortellement touché le Capitaine Chrysostôme.

    Vers 4 heures du matin, après qu'on eut capturé quelques prisonniers cachés dans les maisons. Le Général Briand décide la retraite, prétextant le retard pris dans l'exécution de son plan initial.

     

    La 2ème colonne, forte de 3 000 hommes est commandée par le Colonel Canecaude. Arrivé à proximité des Thilliers, elle se heurte aux saxons qui occupent le village et que le bruit des combats d'Etrépagny a mis sur leurs gardes. Là aussi après quelques minutes d'escarmouche, Les mobiles battent en retraite, sans vraiment tenter de percer le dispositif ennemi.

     

    La 3ème colonne, composé des Francs-Tireurs sous le commandement du Colonel Mocquart, remplit la mission qu'on lui a assignée. Par Heudicourt et Saint-Denis-le-Ferment, elle atteint Bazincourt et les faubourgs de Gisors. Ne voyant pas venir les 2 autres colonnes, à 5 heures du matin, elle bat en retraite pour se conformer aux ordres du Général Briand, sans avoir vraiment combattu. Le retour à Ecouis dans la journée du 30 novembre est peu glorieux.

     

     

     

    Le Général Saxon Comte de Lippe ordonne les représailles à l'encontre des habitants d'Etrépagny accusés d'avoir aidé les Mobiles français.

     

    Le 30 novembre, à 14 heures, un détachement de cavalerie saxon entre dans la ville avec plusieurs tombereaux de paille et du pétrole et bientôt l'incendie fait rage. Quelques maisons sont épargnées moyennant le versement d'importantes sommes d'argent de la part des habitants. Les pompes à incendie détruites, les saxons regagnent Gisors. Quand les secours arrivent des villages voisins vers 18 heures, 53 maisons et 7 fermes sont entièrement anéanties.

     

    Quelques otages,, dont le maire Monsieur Deslongchamps sont emmenés à Gisors, ils sont relâchés le lendemain, après que le Général de Lippe eut reçu du Comte de Keller, prisonnier des troupes Française à Ecouis, une lettre disant: « Je suis à Ecouis bien traité. Les habitants d'Etrépagny ne sont pas coupables!»

     

    Le 1er décembre, on enterre au cimetière d'Etrépagny, les 7 soldats français. Les saxons ont quant à eux, enlevé leurs morts.

     

  • Histoire de Normandie: Gaillon durant la guerre de 1870

    A partir du 5 octobre 1870, de forts contingents de la cavalerie prussienne sous les ordres du Général Bretlow s'avancent dans l'est du département pour réquisitionner fourrage et bétail.

     

    Dans le but de s'opposer à ces incurssions prussiennes, le Général Gudin fait occuper solidement le bourg de Gaillon par un escadon du 12 ème Chasseurs et par 4 compagnies de Ligne et 1 Bataillon des Mobiles de l'Eure.Ces troupes sont ensuite dirigées sur Vernon, Pacy et Louviers selon l'urgence des besoins.

     

    En fait Gaillon ne connut ni bataille rangée de quelques ampleur, ni bombardement destructeur; mais utilisée comme camp retranché, le bourg connait une intense activité militaire pendant 2 mois avant de subir 4 mois d'occupation et de répression de la part des prussiens.

     

    Dès le 14 octobre, le Génie français fait sauter le pont de Courcelles et l'on se fusille d'une rive de la Seine à l'autre. Point de rassemblement des troupes chargées de la défense de la rive gauche du fleuve, Gaillon voit successivement dans ses murs le Bataillon de Marche d'Elbeuf, le 41ème Régiment de l'Ardèche, le 39ème Régiment de l'Eure et 2 compagnies des Mobiles de la Loire-Inférieure. Par ailleurs, les Gardes Nationaux de Gaillon patrouillent, jour et nuit, en mission de surveillance dans les villages et hameaux du canton.

     

    Le 22 novembre 1870, les habitants de Gaillon entendent le canon tonner sur Vernon: il s'agit du combat où s'illustrent les Mobiles de l'Ardèche.

     

    Après la chute de Rouen, le 5 décembre, le Haut-Commandement français décide l'évacuation des rives de la Seine et de l'Eure. Les derniers bataillons des Mobiles de l'Ardèche et des Francs-Tireurs quittent Gaillon et se replient sur Louviers puis sur Serquigny.

     

    Le 9 décembre, les Uhlans prussiens occupent Gaillon et se livrent à leur habituelles exactions. Pendant 4 mois, les habitants vont connaître réquisitions, contributions diverses, suspicions et humiliations.

     

    Le 15 mars 1871, le maire de Gaillon estime à 14 420 francs-or, le montant des sommes versées par les 1 670 contribuables gaillonnais.

     

    Dans une statisque préfectorale datant de 1873, les pertes humaines pour le canton de Gaillon sont évaluées à 22 tués ou disparus du fait de la guerre.

     

    Quant au pont de Courcelles, sa réfection commence en 1872, l'emprunt d'état ordonné par Adolphe Tiers pour procurer les fonds nécessaires à la reconstruction du pays, ayant été couverts en quelques semaines.

  • Chant Tradi- L'enfant de Strasbourg


    podcast

    1- « Petit Papa, c'est donc la mi-carême

    Car te voilà déguisé en soldat.

    Dis-moi, Papa, dis-moi que c'est pour rire

    Ou pour faire peur aux tout petits enfans. »(bis)

     

    2- «Non, non, ma fille, je pars pour la patrie,

    C'est mon devoir, tous les Paps s'en vont.

    Embrassez-moi, toi et ta mère chérie,

    Je reviendrai bien vite à la maison. » (bis)

     

    3- « Pourquoi, maman, cett' lettre et cett' médaille

    Que le facteur vient de nous apporter?

    Dis-moi, maman, tu pleures et tu défailles

    A-t-on tué ton mari adoré? » (bis)

     

    4- « Oui, mon enfant, tu n'auras plus de père.

    Pleurons ensemble car nous la haïssons

    Cette guerr' atroce qui fait pleurer les mères

    et tue les pères des petits anges blonds. » (bis)

     

    5- La neige tombe aux marches de l'église,

    Là est assise une enfant de Strasbourg.

    Elle reste là malgré le froid, la bise,

    Elle reste là malgré la fin du jour. (bis)

     

    6- Un homme passe, à la fillette donne.

    Elle reconnaît l'uniforme allemand,

    Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,

    A l'ennemi, elle dit bien fièrement: (bis)

     

    7- « Gardez l'aumône, je garde la souffrance,

    Soldat prussien, passez votre chemin,

    Car moi je suis une enfant de la France,

    A l'ennemi, je ne tends pas la main. » (bis)

     

    8- «Mon père est mort sur un champ de bataille.

    Je n'ai pas vu l'ombre de son cerceuil,

    Blessé à mort par l'une de vos balles,

    C'est la raison de ma robe de deuil. » (bis)

     

    9- « Tout en priant dans cette cathédrale,

    Ma mère est morte sous le porche écroulé,

    Frappée à mort par l'une de vos balles,

    Frappée à mort par l'un de vos boulets. »(bis)

     

    10- « Vous avez eu mon père et puis ma mère.

    Vous avez tué des milliers de Français,

    Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine,

    Mais mon p'tit coeur, vous ne l'aurez jamais,

    Car mon p'tit coeur, il restera Français! »