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  • Paysage de Normandie: Sémaphore et Phare de Granville

    Paysage de Normandie: Sémaphore et Phare de Granville

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    Le promontoire rocheux dénommé Roc de Granville domine la ville. À son extrémité, le Cap Lihou offre un vaste panorama.

     

    Y sont établis un phare et un sémaphore. Mis en service en 1828, le phare a une hauteur totale de 52 mètre et comprend un logement pour les gardiens.

     

    La lanterne est remplacée en 1882 et en 1903, l'incandescence était produite par le pétrole. En 1924, l'électrification intervient.

     

    Aujourd'hui, le phare est éclaire par une lampe halogène de 250 watt produisant un feu à 4 éclats blancs toutes les 15 secondes. Sa portée est de 23 milles.

  • Granville inspire Victor Hugo

    Les vagues font la musique

    Des vers que les arbres font.

    Toute la nature sombre

    Verse un mystérieux jour;

    L'âme qui rêve a plus d'ombre

    Et la fleur a plus d'amour.

    L'herbe éclate en pâquerettes;

    Les parfums, qu'on croit muets,

    Content les peines secrètes

    Des liserons aux bleuets.

    Les petites ailes blanches

    Sur les eaux et les sillons

    S'abattent en avalanches;

    Il neige des papillons.

    Et sur la mer, qui reflète

    L'aube au sourire d'émail,

    La bruyère violette

    Met au vieux mont un camail;

    Afin qu'il puisse, à l'abîme

    Q'uil contient et qu'il bénit,

    Dire sa messe sublime

    Sous sa mitre de granit.

     

    Victor Hugo: Les Contemplations- Aurore écrit à Granville, juin 1836.

  • Culture de Normandie: Oceano Nox de Victor Hugo

    source: Les Rayons et les Ombres écrit à Granville   en 1840

     

    Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires?

    Ô flots, que vous savez de lugubres histoires!

    Flots profonds redoutés des mères à genoux!

    Vous vous les racontez en montant les marées,

    Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées

    Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

  • Ville de Normandie: Granville

    Granville, à 378 kilomètres de Paris, est composée de deux parties. La ville haute et la ville basse; l'une, située sur le Roc, ce promontoire étrange qui s'avance à l'ouest dans la mer, bien au-delà du port; l'autre sui s'étale au pied.

     

    Mais cette dernière, trop à l'étoit dans ce bas-fond, a peu à peu escaladé les pentes des colines qui s'abaissent vers le port et la plage, si bien qu'elle forme toute une nouvelle ville à laquelle le nom de basse ville n'st plus applicable. Aujourd'hui Granville se compose de deux hauteurs parallèles, entre lesquelles s'étend la basse ville.

     

    Le Roc était autrefois un promontoire, il est devenu une sorte d'ilot, depuis que la Tranchée aux Anglais l'a séparé de la falaise. C'est par cette coupure qu'on arrive à la plage.

     

    Le Roc est un monticule haut d'une cinquantaine de mètres. Il commence à la Tranchée d'où l'on y monte par des éscaliers. Au-dessus du port, des belles terrasses qui le dominent, on a une vue étendue sur la ville. Vers la point, ou Cap Lihou, on aperçoit toute la côte avec ses petites stations balnéaires, Saint-Pair, Jullouville, Avranches sur son rocher, puis le Mont-Saint-Michel. Du côté opposé, les îles de Chausey et de Jersey et une très longue étendue des côtes du Cotentin se présentent avec les falaise de Donville au premier plan.

     

    Le Roc port la curieuse Eglise Notre-Dame. Occupé par les Anglais et fortifié par eux en 1440, le Roc fut pris seulement en 1648 mais ils l'avaient incendié. L'armée Catholique et Royale de Vendée entrepris un siège en 1793 mais ne purent s'emparer du Roc. Les Anglais le bombardèrent en 1803.

     

    La Plage de Granville. Elle est toute relative. A marée haute, elle n'existe plus. La mer bien battre le pied de la terrasse qui porte le Casino. Derrière, c'est le mur de la falaise. Mais, à marée basse, la plage a une étendue considérable. Car Granville est le point des côtes française, où la marée atteint la plus grande amplitude. Lors des marées d'équinoxe, elle monte de 14 mètres. Dès que la mer se retire les abords de la plage deviennent une véritable fourmillière humaine. Les enfants jouent dans les mares, les promeneurs et les pêcheurs s'égrènent dans les roches.

  • Paysages de Normandie: Eglise Notre-Dame de Granville

    Construite en granit à deux époques différentes. 

    La partie orientale, choeur avec bas-côtés, abisde à déambulatoire sans chapelles rayonnantes, tour carrée à la croisée surmontée d'un clocher, sont de style gothique flamboyants et datent du XVI ème siècle. La nef est du XVII ème siècle.

    La façade principale, ornée d'un ordre de colonnes ioniques et les murs extérieurs des bas-côtés rythmés d'une arcature en plein cintre entre des contreforts traités comme des pilastres sont bien composé.

  • Tradition de Normandie: Carnaval de Granville

    Pour la petite histoire...

    La tradition veut que ce soit les marins de la grande pêche qui soient à l'origine du Carnaval de Granville. Les départs pour les Bancs de Terre Neuve avaient lieu chaque année autour de mardi gras. La traversée était longue et rude et les marins, avant de partir, voulaient s'amuser avant de braver les tempêtes. Les Granvillais ont perpétué la tradition.



    Le Bonhomme Carnaval mis à mal !

    34 chars satiriques, jusqu'à 130 000 carnavaliers, et des millions de confettis envahissent les rues de Granville pour un déroulement devenu rituel. Le carnaval débute dès le vendredi soir, en musique. Le samedi, place au défilé et au Bal des enfants. En soirée, concerts et fanfares animent les rues de la ville. Le dimanche, c'est la grande cavalcade, qui reprend le soir même, cette fois illuminée. Lundi, rendez-vous pour le Bal à papa. Le dernier jour, les chars emmènent le Bonhomme Carnaval pour le juger et, comme à chaque fois, le jugement lui est fatal... au bûcher ! La bataille de confettis anime alors les foules et le carnaval se termine par la soirée d'intrigues dans les rues, et autour d'un bon repas dans les bistrots et restaurants animés de la ville.




    INFOS PRATIQUES



    Carnaval de Granville, 137ème édition
    Du 4 au 8 mars 2011
    GRATUIT

  • Culture de Normandie: La Granvillaise de Victor Chesnais

    En regardant sa blanche bavolette

    Et ses grands yeux au fond du capot noir,

    Dirait-on pas un lutin qui vous guette

    Lorsque rieuse elle passe le soir,

    La reine envierait son corsage,

    La rose jalouse son teint,

    Et le rossignol au bocage

    Imite son joyeux refrain.

     

    Refrain

     

    Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!

    C'est la Granvillaise

    Fleur de la Falaise

    Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!

    C'est la Granvillaise

     

     

    C'est un démon fait de la peau d'un ange

    Et son esprit n'a dégal que son coeur,

    Qu'un vieux richard lui conte un louange,

    Elle lui rit au nez d'un air moqueur.

    Mais qu'on lui parle de misère,

    De veuve en pleurs et d'orphelins,

    Son rire se change en prière,

    Au pauvre elle porte son pain.

     

    Mais elle est fière et, ne vous en déplaise,

    Cette fierté lui sied, on ne peut mieux

    Ainsi qu'un duc et pair, la Granvillaise,

    Avec orgueil peut compter ses aïeux,

    Car elle a gardé la mémoire

    De ce que fut son vieux rocher

    Ce fut Granville la Victoire,

    Notre sang ne peut déroger.

  • Tradition de Normandie: Les costumes dans la Baie du Mont

    Aux cours du XVIII ème siècle, l'enrichissement relatif de la paysannerie entraîne une diversification des costumes.  

     

    Le vêtement sert alors de signe de reconnaissance entre les paroisses et marque l'appartenance à un groupe socioprofessionnel.

     

    Dans la seconde moitié du XIX ème, les nouveaux modes de production et le désenclavement de la Baie tendent à unifier les costumes et à faire disparaître les particularismes locaux.

     

    La Coiffe

    C'est l'élèment original du costume féminin qui commence dès les années1750 à copier la mode citadine. La coiffe connait son apogée au début du XIX ème siècle grâce aux innovations de l'industrie textile. A la fin du XIX ème siècle, elle sera remplacée par différents petits bonnets plus aisés à porter.

     

    Le bijou

    Certains bijoux se retrouvent dans plusieurs régions tels que la Croix Jeannet et d'autres plus spécifiques comme la Croix de Saint-Lô.

     

    Le Capot Granvillais

    Remarquable à Granville par sa coupe et son tissu de camelot (étoffe grossière de laine parfois mêlée de poils de chèvre ou de soie), le capot noir doublé de blanc à longtemps eu des adeptes. C'était l'élément unificateur du costume granvillais, porté par toutes les couches de la population et en toute occasion.

     

    Le Bavolet

    La Granvillaise restait fidèle au bavolet, tandis que la plupart des normandes portaient des coiffes monumentales.

     

    Le Châle Cancalais

    Porté très court au XVIII ème siècle, il s'allonge ensuite jusqu'à atteindre 2 mètre de côté. On distingue le très chic châle-tapis, en cachemire des Indes, du mouchet de cou, le châle de tous les jours, croisé devant et noué dans le dos à la hauteur de la taille.

     

     

    Le Papillon d'Avranches

    Le nom de cette coiffe est évocateur! Si elle dérive des bonnets ronds, assez communs en Normandie, elle est beaucoup plus haute et son fonds peut atteindre jusqu'à 1 mètre.

    Le plus étonnant reste ses deux volants nervurés, souvent richement brodés, qui s'évasent en position presque verticale.

     

     

    Evolution de la Coiffe Cancalaise

    Au fil du temps, elle s'est amenuisée, ne conservant sa taille volumineuse que pour les jours de fêtes. Dans la vie courante, c'était un cornet de tulle, mousseline et dentelle avec les attaches pendantes sur les épaules.

  • Paysages de Normandie:Le Sud-Cotentin

    A l'extrémité du Bocage Normand, Coutances est la capitale religieuse et historique du Cotentin. Sur la colline, sa cathédrale Notre-Dame repose sur des fondements romans et s'élève, très haut, dans ses élans gothiques admirables. La vocation spirituelle de la ville se retrouve dans nombre d'édifices; vous découvriez avec délices ses demeures anciennes, ses hôtels particuliers, ses parcs et jardins, sans oublier en mai, le Festival Jazz sous les Pommiers.


    Autour de Coutances, les abbayes d'Hambye et de Lessay ont belle allure dans leurs havres de verdure. Les foires et les marchés se succèdent sur le calendrier faisant la part belle aux produits locaux.


    Villedieu-les-Poêles nous emmène au pays des cloches et des cuivres. Sa réputation n'est plus à faire, sa tradition remonte au XIII ème siècle. Au fond des cours et dans les rues pittoresques s'expose cet art du métal pratiqué dans l'atelier du cuivre, la maison de l'étain et la célèbre fonderie de Cloches Corneville-Havard. La dentelle, les horloges et les meubles normands livrent aussi leurs secrets ancestraux dans des musées originaux.


    Il est temps de rejoindre Granville, passerelle naturelle pour les îles Chausey, Sercq, Jersey et Guernesey. La Haute-Ville historique et fortifiée garde en mémoire l'époque où les granvillais partaient pour la pêche à la morue et se lançaient à l'assaut des mers. Plus moderne, la Basse-Ville se déploie autour du port dédié au commerce, à la pêche et à la plaisance. Douceur du climat, hôtels et casino en font depuis longtemps d'elle, une station balnéaire appréciée.


    En longeant la route côtière qui mène à Pontorson, la silhouette charismatique du Mont Saint-Michel se dessine dans toutes ses perspectives.


    Avranches recèle quelques trésors inestimable, dont les manuscrits du Mont, datant de plus d'un millénaire. Du haut de son belvédère, peuplé d'héliotropes et de cèdes du Liban, le jardin des plantes offre une vue admirable sur la baie.


    Enfin voici le Mont Saint-Michel, sur les pas de Victor Hugo, le nez en l'air, vous découvrirez la Grande-Rue et les chemins de onde, jusqu'à l'église abbatiale et son escalier en dentelle. Il vous faudra gravir 300 marches (et avec elles une épopée de treize siècles!) Pour atteindre le sommet et l'archange Saint-Michel, en habits bronze, terrassant le dragon.

     

    La Bretagne est à deux pas. De l'autre côté du Couesnon.

  • Histoire de la Normandie:Granville, le raid allemand de 1945

    par Caroline

    Le 31 juillet 1944, Granville est libéré, sans combat par les chars de la IIIème armée US de Georges Patton.

    Granville doit sa chance, d'une part à sa position en cul-de-sac et d'autre part au fait de n'avoir pas constitué une objectif important ni pour l'attaque ni pour la défense.

    Les granvillais reprennent goût à la vie, après ces quatre années d'occupation. Pourtant 6 mois plus tard. La stupeur va remplacer l'allégresse.

    Pendant la nuit du 8 au 9 mars 1945, plusieurs commandos allemands de la Wermatch se lancent depuis Jersey à l'assaut du port de Granville, utilisé depuis sa libération pour le transport charbonnier au profit de la population française.

    Quatre dragueurs et un remorqueur ayant le port pour objectif, trois patrouilleurs rapides équipés de pneumatiques pour les commandos, trois péniches de débarquement transformées et fortement armées, ainsi que deux chalutiers armés constituent la flotille d'attaque allemande.

    La surprise est totale pour les granvillais et les quelques troupes  sur place (150 soldats de la nouvelle armée français et un détachement américain).

    Les pertes sont importantes: quatre cargos endommagés dans le port, des grues détruitent, des brèches dans les jetées de l'avant-port.

    Les commandos allemands, après n'avoir perdu que six des leurs et échoué involontairement un de leurs dragueurs dans l'avant(port, se retirent avec plusieurs soldats américains dont un officier supérieur. Ils s'en vont en remorquant le cargo "L'Eskwood" avec 112 tonnes de charbon.

    L'attaque se solde enfin par une vingtaine de tués parmi les américains et la population civile.