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gisors

  • Histoire de Normandie: Confrérie de l'Assomption de Gisors

    La confrérie de l'Assomption de la Vierge est las plus ancienne et la plus important confrérie de Gisors. Établie par Charle V vers 1360, elle est confimée par Philippe d'Alençon, archevêque de Rouen, déclarant dans sa lettre d'érection canonique:

     

    « dans l'église paroissiale de Gisors, en notre diocèse, existe depuis l'Antiquité, une confrérie N.D de l'Assomption, en l'honneur de Dieu et de sa glorieuse Mère. »

     

    Parmi les membres de la confrérie on trouve aussi bien des bourgeois de Rouen, d'Amiens ou de Gisors, que l'Abbé de Saint-Denis, le comte d'Eu et le prieur de Gisors. Des officiers royaux, comme Richard Le Lanternier et Jean de la Porte, en 1460, assistent au diner du siège comme représentant du roi. La reine effectue aussi des dons.

     

    Le matrologue de la Confrérie, conservé aux Archives Départementales de l'Eure est très précieux pour l'histoire des alentours de Gisors. Il donne les noms, les qualités, les demeures, quelquefois les blasons, souvent la profession. Pour ce qui concerne Gisors, on y trouve la liste des curés, bon nombre de gouverneurs, de baillis, d'officiers royaux, de procureurs, les représentants de toutes nos vieilles familles de commerçants, d'artisans et de marchands.

     

    Les dons étaient fait tantôt en argent, tantot en nature. Ainsi ont été donnés: « une robe de moire fourrée d'agneaulx blancs, la maison du Chapel rouge, une pièce de vigne, une marmite de fer de fonte, un septier de blé mesure de Meulent, quatre ecutz au soleil, dis aulnes de doublez et huit aulnes de servitts en l'Oeuvre de Venise. »

     

    Le nombre et la générosité des frères et soeurs rendirent cette confrérie puissante et riche. Elle était gouvernée par douze pairs choisis moitié parmie les officiers, médecins, notaires, avocats et moitié parmi les notables, bourgeois et marchands. Souvent, il entrèrent en lutte soit avec la fabrique, soit avec le curé, soit même avec les vicaires généraux. Ils se prétendaient indépendants dans l'église, refusaient de faire viser leurs comptes par le doyen et voulaient nommer ou changer les chapelains sans consulter le curé, mais un ordre venu de l'archevêque ou du roi, rétablissait la paix.

     

    La confrérie de Assomption a joué un rôle déterminant dans la création et le développement du célèbre Collège de Gisors. La réputation de cette institution allait du Havre à Paris. Elle a accueilli des élèves célèbres comme Bernardin de Saint-Pierre ou l'Ingénier Brunel. Au XVIII ème siècle, la Duchesse de Nemours , le Duc de Belle-Isle, le Comte d'Eu, le Duc de Bourbon-Penthièvre firent de grandes libéralités au Collège.

     

    Avant la Révolution de 1789, Gisors avait une trentaine de Confréries de Charité, elle était la ville normande la plus dotée après Rouen.

  • Histoire de Normandie:Bazincourt dans la guerre de 1870

    Dès le 9 octobre 1870, une colonne prussienne sous le commandement du Prince Albert de Prusse, neveu du Roi Guillaume Ier de Prusse, s'empare de Gisors. Elle se compose de 5000 hommes, dont plusieurs brigades de Uhlans et de Hussards de la Garde et elle est appuyée par 16 pièces d'artillerie.  

     

    Les 2 compagnies du 1er Bataillon des Mobiles des Landes renforcées par 300 gardes nationaux de l'Eure et de 25 Francs-Tireurs des Andelys ne sont pas de taille à s'opposer à la prise de la ville et ne peuvent plus espérer résister derrière le Front de l'Epte. Massés sur le Mont de l'Aigle au nord-ouest de Gisors, ils subissent le feu des canons prussiens et se replient par les bois en direction de Bézu-Saint-Eloi.

     

    Au même moment, la vingtaine de Garde Nationaux de Bazincourt, village de 200 habitants situé à 4km luttent désespérément contre la cavalerie prussienne pour l'empêcher de s'emparer des ponts sur l'Epte. Sous la conduite du Lieutenant Lebrun, ils résistent le plus longtemps possible, cernés et à court de munitions, après que la mort de 6 des leurs, les survivants se rendent.

     

    Le lendemain 5 de ces malheureux qui ont passé la nuit attaché à la grille de la boucherie de Bazincourt, sont fusillés sans jugement à Saint Germer de Fly, tandis que les autres sont relâchés après avoir été impitoyablement schlagués.

     

    Le monument, élevé devant l'église de Bazincourt est un mausolée qui fut inauguré le 26 juin 1871, qui comportent le corps des 11 Gardes Nationaux morts. Ce monument fut construit à la suite d'une souscription publique à laquelle participèrent tous les habitants de Bazincourt et de nombreux Gisorciens.

     

    Ce mausolée est devenu également le monument des morts pour la France des guerre de 14/18 et de 39/45.

  • La Bataille des 29 et 30 novembre 1870 dans le Vexin Normand

    Occupé depuis le 9 octobre, Gisors constitue la base de départ des patrouilles allemandes de ravitaillement qui rançonnent tout le Vexin Normand entre l'Epte, la Seine et l'Andelle.

     

    A plusieurs reprises, Etrépagny, Le Thil, Hacqueville, Suzay, Ecouis, Saussay la Vache sont taxés de fortes contributions par les forces d'occupation prussiennes.

     

    Les Mobiles français qui stationnent à Grainville tentent de s'y opposer et plusieurs escarmouches sanglantes ont lie, notamment à Mussegros et à la Ferme de Bremule le 14 octobre, où les Prussiens perdent plusieurs hommes qui furent enterrés à Gisors le 16 octobre.

     

    Les prussiens s'efforcent d'entretenir une atmosphère de terreur, en incendiant les fermes dans les villages suspectés d'accueillir des Francs-Tireurs. Après chaque escarmouche, les prussiens reviennent en force avec une compagnie d'infanterie, un escadron de cavalerie et plusieurs pièces d'artillerie pour punir les habitants accusés d'être complices des Francs-Tireurs.

     

    Le 25 novembre, les prussiens du 27ème Régiment d'Infanterie, deux escadrons du 1er Uhlans de la Garde et 2 batteries d'artilleries quittent Gisors. Ils vont grossir l'armée de Manteuffel qui tente de marcher sur Rouen. Dans Gisors, un régiment de Saxons remplace les Prussiens, et dès le 28 novembre, les réquisitions reprennent, de plus en plus difficiles à satisfaire.

     

    Le 29 novembre, 750 saxons viennent coucher à Etrépagny et 500 autres aux Thilliers en Vexin. Or ce même jour, le Général Trochu commandant la Garnison de Paris, veut tenter une sortie en direction de Rouen et demande au Général Briand, commandant les 12 000 français stationnés à Grainville, de déclencher une offensive en direction d'Etrépagny et de Gisors pour faire diversion.

     

    Après le conseil de guerre tenu à Fleury sur Andelle, le Général Briand organise son attaque en 3 colonnes qui doivent se rejoindre le 30 novembre à 5 heures du matin devant Gisors.

     

    La 1ère colonne, qu'il commande en personne, doit s'emparer d'Etrépagny. Elle se heurte aux saxons qui occupent la ville. Une fusillade intense éclate. Les Mobiles atteignent, à la sortie de la ville, le cimetière. Dans la nuit obscure, les cavalier Saxons et l'artillerie tentent d'échapper à l'encerclement. C'est bientôt un carnage. Une centaine de Saxons sont tués et autant sont blessés. Nos troupes s'emparent d'un canon et font plusieurs dizaines de prisonniers. Mais le reste de la troupe saxonne s'échappe en direction de Gamaches dont la route n'a pas été gardée. La fusillade dure jusqu'à 3 heures du matin et, dans la confusion, deux colonnes de français échangent des coups de feu, c'est ainsi qu'est mortellement touché le Capitaine Chrysostôme.

    Vers 4 heures du matin, après qu'on eut capturé quelques prisonniers cachés dans les maisons. Le Général Briand décide la retraite, prétextant le retard pris dans l'exécution de son plan initial.

     

    La 2ème colonne, forte de 3 000 hommes est commandée par le Colonel Canecaude. Arrivé à proximité des Thilliers, elle se heurte aux saxons qui occupent le village et que le bruit des combats d'Etrépagny a mis sur leurs gardes. Là aussi après quelques minutes d'escarmouche, Les mobiles battent en retraite, sans vraiment tenter de percer le dispositif ennemi.

     

    La 3ème colonne, composé des Francs-Tireurs sous le commandement du Colonel Mocquart, remplit la mission qu'on lui a assignée. Par Heudicourt et Saint-Denis-le-Ferment, elle atteint Bazincourt et les faubourgs de Gisors. Ne voyant pas venir les 2 autres colonnes, à 5 heures du matin, elle bat en retraite pour se conformer aux ordres du Général Briand, sans avoir vraiment combattu. Le retour à Ecouis dans la journée du 30 novembre est peu glorieux.

     

     

     

    Le Général Saxon Comte de Lippe ordonne les représailles à l'encontre des habitants d'Etrépagny accusés d'avoir aidé les Mobiles français.

     

    Le 30 novembre, à 14 heures, un détachement de cavalerie saxon entre dans la ville avec plusieurs tombereaux de paille et du pétrole et bientôt l'incendie fait rage. Quelques maisons sont épargnées moyennant le versement d'importantes sommes d'argent de la part des habitants. Les pompes à incendie détruites, les saxons regagnent Gisors. Quand les secours arrivent des villages voisins vers 18 heures, 53 maisons et 7 fermes sont entièrement anéanties.

     

    Quelques otages,, dont le maire Monsieur Deslongchamps sont emmenés à Gisors, ils sont relâchés le lendemain, après que le Général de Lippe eut reçu du Comte de Keller, prisonnier des troupes Française à Ecouis, une lettre disant: « Je suis à Ecouis bien traité. Les habitants d'Etrépagny ne sont pas coupables!»

     

    Le 1er décembre, on enterre au cimetière d'Etrépagny, les 7 soldats français. Les saxons ont quant à eux, enlevé leurs morts.

     

  • Histoire de Normandie: Gisors, un nom doublement gaulois

    Gisors est un toponyme doublement gaulois, puisqu'il a été constitué de deux noms communs gaulois,  geso et rito.

     

    Ce dernier est suffisamment répandu dans la toponymie française pour qu'on sache sans hésitation qu'il désignait un gué permettant de passer un cours d'eau sans l'aide d'un pont.

     

    On donne au mot geso le sens de « pointe ». si la référence à un gué s'explique facilement par la présence d'une rivière, l'Epte, qui baigne la ville de Gisors. Dans le cas de Gisors, il n'est pas exclu que les rivières qui se rejoignent près de cette ville, l'Epte et la Troesne, aient dessiné une pointe, et que ce soit à proximité de cette pointe qu'il ait été possible de passer l'eau à gué.

  • Histoire de Normandie: La révolution dans le Vexin

    Les griefs énoncés dans les cahiers de doléances rédigés par des notables suggèrent l'allègement des divers impôts et charges, l'amélioration des routes et chemins, la mise à la disposition des ruraux des terres inemployés.

     

    Après 1790, des châteaux et des couvents déclarés biens nationaux trouvent facilement preneurs (surtout des bourgeois). Les moulins sont aussi très recherchés permettant la création de nouvelles industries.

     

    Les lieux de culte sont fermés, certains transformés en temples de la Raison et de l'être suprême. Parfois une messe est dite par un prêtre jureur non reconnu par le Vatican.

     

    Après Thermidor, le culte catholique est toléré.

     

    Quand l'assemblée Constituante remplace les Provinces par les départements ahistoriques, les bourgeois de Gisors émettent le voeu que la ville devienne le chef-lieu d'un département nommé les Deux-Vexins. Plus réaliste les bourgeois d'Evreux souhaitent que le département conserve les limites du Comté d'Evreux, que le chef-lieu soit Evreux. Le département s'appellera L'Eure.

     

    Gisors ne connu pas de grands désordre sauf l'assassinat en 1792 du duc de La Rochefoucauld et des actes de destructions dans l'église.

     

    En 1793, des bandes armées de brigands font leur réapparitions alors qu'elles avaient été supprimées sous la Royauté. Certains de ces brigands étaient des « chauffeurs », ils brulaient les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer où l'argent était caché.

     

    Les chauffeurs disparurent qu'avec l'avènement de l'Empire.

  • Histoire de la Normandie: Henri Iv à Gisors

    Henri IV passa à plusieurs reprises à Gisors. Charpillon et Caresles, rapportent une célèbre anecdote à ce sujet: « Henri IV étant revenu à Gisors après son abjuration (en 1593), Pierre Neveu (curé de Saint Gervais et Saint Protais) lui fit fermer les portes de l'église.

     

    Le roi, désirant y entrer, dit au curé: « faites-moi faire tout ce qui nécéssaire pour contenter le peuple.

     

    Le curé lui répondit: « mettez-vous à genoux, Sire, et adorez la croix de Notre Seigneur »

     

    Ce que fit le roi avec grande dévotion. Alors les portes de 'église s'ouvrirent, aux cris mille fois répétés de « Vive le Roi! »

     

    Henri IV y entra et s'écriant gaîment: « Ventre-Saint-Gris! Me voilà donc roi de Gisors! »

     

    L'anecdocte est amusante, mais elle paraît invraisemblable. Imagine-t-on, en effet, un simple curé, en pleine guerre de religion, fermant les portes de son église au monarque et lui imposant ses conditions pour y entrer.

     

     

    L'anonyme auteur du « Journal d'un bourgeois de Gisors »donne une version très différente:

     

    Ce bourgeois anonyme était un témoin oculaire de la visite du roi les 21 et 22 octobre 1593, il écrit simplement que le roi avait assisté à la messe en grande dévotion dans le choeur de l'église dudict Gisors; et qu'il fut acclamé par la population à la sortie de la messe. Le narrateur conclut: «

    Tous les habitants de Gisors ayant esté bien joieux et resjouys d'avoir veu ainsi dévotieusement le Roy à la messe; messe qui avait été célébrée par son aumosnier qui le suivait journellement, avec sa Chapelle. »

  • Personnage de Normandie: Louis Jean-Marie de Bourbon

    L'héritage du Duc de Belle-Isle

     

    Avant dernier seigneur de Vernon, le Duc de Belle-Isle (1684-1761) était propriétaire du Château de Bizy depuis le 27 mai 1719. il possédait également les Comtés de Vernon, Gisors, les Andelys... Maréchal de France, Prince du Saint-Empire, Ministre de la Guerre, le Duc de Belle-Isle décéda à Versailles le 26 février 1761 et fut enterré dans la Collégiale de Vernon. Son superbe mausolé fut entièrement saccagé par les Républicains. Sa femme et son fils unique l'avaient précédé dans cette ultime demeure. A sa mort le Duc de Belle-Isle laissait des dettes considérables mais pas d'héritier: me dpmaine revient au roi Louis XV lequel l'échangea avec le Comte d'Eu. A la mort de celui-ci en 1775, le domaine revint cette fois au cousin du Comte d'Eu: Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre.

     

    Portrait du Duc de Penthièvre, dernier seigneur de Vernon

     

    Le dernier seigneur de Vernon fut encore davantage estimé que le Duc de Belle-Isle, lequel avait essentiellement contribué aux embellissements du Château de Bizy.

     

    Né à Rambouillet, le 16 novembre 1725, le jeune Duc de Penthièvre était fils du Comte de Toulouse (dernier enfant donné à Louis XIV par Madame de Montespan). Ce petit-fils de Louis XIV deviendra le beau-Père de Philippe d'Orléans (dit par la suite Philippe-Egalité) et le grand-père de Louis-Philippe d'Orléans qui deviendra roi des Français en 1830.

     

    Ses charges étaient à la hauteur de celles qu'on pouvait attendre d'un prince: Grand Amiral de France, Grand Veneur, Gouverneur de la Bretagne, Seigneur de Vernon... Le Duc de Penthièvre se distingue cependant de la plupart de ses contemporains. Il possédait l'une des plus importantes fortunes de France (il était plus riche que le Roi Louis XVI).

     

    Mais le Duc de Penthièvre ne jouissait pas seulement de sa fortune; il administrait et se montrait précurseur dans bien des domaines. Il investissaits dans des achats répétés de forêts. Le bois n'était-il pas la principale source d'énergie de l'époque. En réalité, il lui fallait un solide bon sens et du personnel compétent pour gérer ses biens.

     

    Véritable chef d'entreprises avant l'Heure, le Duc de Penthièvre rachetait des manufactures pour y relancer l'emploi, faisait construire des halles et des écluses pour favoriser le commerce, ouvrait des hospices et des ateliers de bienfaisance pour les populations les plus démunies. Ainsi en 1782, il rachetait encore quelques arpents de terre entre la route du Parc de Bizy et la forêt de paçy ainsi qu'une île sur la Seine.

     

    Mais surtout il donnait l'image d'un homme charitable. Grâce à sa fortune très importante, le duc de Penthièvre pouvait se laisser aller à son penchant naturel pour la charité. Les ouvriers embauchés sur ses chantiers étaient pris en charge, soignés, hébergés gratuitement s'il leur arrivait un accident de travail. S'ils étaient devenus trop âgés pour travailler il assurait leurs logements (tiens bien avant les mutuelles du XIX ème siècle).

     

    Son réel intérêt pour l'économie locale et l'amélioration des conditions d'existence des populations habitants sur ses terres.

     

    Son mariage avec la Princesse de Modène, le 28 décembre 1744, fut fastueux comme il convenait à un personnage de sang royal. Il ne fut pas heureux dans sa vie privée, les pertes successives de quatre enfants en bas âge puis celle de son épouse le 30 avril 1754, mirent un terme à dix ans de bonheur. Il lui restait deux enfants vivants: le Prince de Lamballe qui décèdera de la vérole à vingt ans et Adélaïde de Bourbon-Penthièvre qui sera l'épouse de Philippe-Egalité et donc aussi la Duchesse d'Orléans.

     

    Cette vie privée fut marqué par l'assassinat de sa belle-fillela Princesse de Lamballe en 1793 par nos joyeux républicains. Et que son beau-fils sera lui aussi assassiné le 6 Novembre 1793.

     

    Le Duc de Penthièvre fut un des rares princes de sang royal à être défendu par les habitants de ses terres.

     

    L'Heure de la révolution

     

    D'année en année, le Duc de Penthièvre voyait, l'horizon s'assombrir. Par sa belle-fille, la Princesse de Lamballe au service de la Reine, il était informé des bruits de la cour. En 1788, Louis XVI l'avait envoyé calmer les esprits en Bretagne. Ses amis commençaient à évoquer des voyages en Angleterre. La conduite politique de son gendre: Louis-Philippe devenu adversaire du Roi et principal animateur de la lutte Orléans-Bourbon, le rendait de plus en plus pessimiste.

  • Eure: L'église Saint-Gervais et Saint-Protais de Gisors

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    L'Eglise Saint-Gervais et Saint-Protais de Gisors est commencée en 1240 sous le règne de Blanche de Castille. Elle possède encore le chevet plat et la tour carrée édifiée à la croisée du transept de cette première période.

    Au début du XVIème siècle, la nef et les bas-côtés sont terminés. En 1537, on amorce la façade qui sera achevée après 1558.

    Mi-gothique et mi-renaissance, cette église sera mutilée en juin 1940. La façade criblées de balles, les voûtes de la nef et les bas-côtés effondrés. Seul le choeur sera épargné.

  • Boucle du dolmen près de gisors

    BOUCLE DU DOLMEN au départ de Chambors (Oise) à quelques kms de Gisors

    Randonnée de 12 kilomètres, traversée de villages en pierres, forêt et plaine.

    Sentier menant aux dolmen et menhir.


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    Le dolmen.

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    Le menhir.

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    Le golfe.

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    Une autre vue du golfe.


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    Vue sur Delincourt.

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    Descente sur Delincourt.

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    Arrivée à Delincourt.

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  • Histoire de la Normandie:Les combats de 1870 en Normandie

    Les combats ont cependant fait rage en Normandie pendant la courte guerre de 1870.Ce fut le cas à Gisors, à Gournay en Bray, à Vernon, à Villegats et près de Pacy-sur-Eure.

    Après la signature de l'armistice, le 28 janvier 1871, l'occupation Prussienne provoqua de nombreuses manifestations d'hostilité de la part des Normands.


    Guy de Maupassant les a immortalisées dans plusieurs de ses nouvelles, dans Mademoiselle Fifi ou encore dans Boule-de-Suif

    Quant à Flaubert, il ne décoléra pas de voir son domaine de Croisset à Canteleu, réquisitionné par les « casques à pointe »

    Et lorsqu'une de ses vieilles amies l'invita au printemps 1871 dans sa résidence de Bade, il lui répondit: « Quant à vous voir en Allemagne, c'est un pays où volontairement je ne mettrai jamais les pieds. J'ai vu assez d'Allemands cette année pour souhaiter n'en revoir aucun.»