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gallo-romain

  • Tinchebray, un nom où se mêlent le gaulois et le latin

    Le toponyme Tinchebray est marqué par l'époque où le latin importé par les Romains, venait à se confondre, dans la bouche des descendants de gaulois, avec un certain nombre de terme hérités des ancêtres.  

     

    Le premier emploi conservé jusqu'à nous date du début du XII ème siècle.

     

    Cette forme, insérée bien entendu dans un texte en latin, puisqu'alors les textes officiels étaient tous en latin est Tenerchebraium.

     

    On ne peut pas dire, à partir de cette forme écrite qui n'était qu'une transcription approximative de la forme utilisée oralement, comment nos ancêtres prononçaient ce toponyme. Mais elle nous montre qu'il reposait sur un ancien composé dont on peut retrouver les deux éléments: un mot de la famille du substantif latin tenebrae « obscurité » et un autre se rattachant au gaulois braco qui évoquait « l'humidité »

     

    On peut donc voir dans le latin médiéval Tenerchebraium comme dans le moderne Tinchebray des héritiers d'un composé gallo-romain signifiant « le lieu sombre et humide »

     

    Mais cette description peu flatteuse remonte à des temps bien lointains!

  • Créances et Coutances , des noms totalement latin

    Il faut remarquer que la toponymie du Cotentin présente quelques exemples de noms de lieux reposant sur une notion abstraite, ce qui est un mode de création très rare en la matière.  

     

    C'est le cas de Créances qui vient du latin tardif credentia, dérivé du verbe credere « croire, avoir confiance ». D'ailleurs, en ancien français, le substantif créance a d'abord eu le sens de « confiance ».

     

    Créances serait donc la cité à laquelle où le pouvoir romain pouvait se fier.

     

     

    Coutances présente une formation assez proche. Le latin constantia est une dérivé du verbe constare « demeurer ». Coutances est donc « la cité qui demeure ». On sait que cette appellation d'origine purement latine a remplacé sans doute au IV ème siècle, le nom de Cosedia. Cosedia voulait dire « la cité inébranlable »

     

    Il est possible que ce changement de nom ait été favorisé par le fait que régnaient à Rome, les empereurs Constantius (Constance) et son fils Constantinus (Constantin).

    Toujous est-il que la région dont Constantia était le centre a reçu à l'époque gallo-romaine le nom de « Constantinus Pagus », c'est-à-dire « le Pays de Constantia ».

     

    Et c'est de cet adjectif latin, employé seul donc comme substantif, qu'est venu le nom du Cotentin.

  • Histoire de la Normandie:Les pratiques funéraires originales à Evreux

    A Mediolanum Aulercorum (ancien nom d'Evreux) chef lieu de la cité des Aulerques-Eburovices, existe un espace funéraire de plusieurs hectares en usage du Ier au IV ème siècle après Jésus-Christ.

    Une fouille récente a livré plus de 150 sépultures à inhumation datées des II ème et III ème siècles. Elles témoignent de pratiques funéraires jusqu'alors inconnues. En effet, si l'inhumation du corps reste la règle, la plupart des dépouilles sont déposées en position atypiques:


    • sur le ventre

    • sur le côté

    • tête-bêche

    • en position contrainte.


    La présence sur les site funéraires antiques d'individus ainsi inhumés n'est pas exceptionnelle en soi.

    Ce qui est particulier ici, c'est leur proportions importante.

    Les défunts ont été déposés en pleine terre, dans des coffrages ou des cercueils dont l'un est en plomb.

    La seconde spécificité de ses sépultures est la présence d'équidés. La collaboration avec archéozoologue a été déterminante.

    Cette association homme/cheval trouve son paroxysme dans cinq sépultures. Dans l'une, trois chevaux quasiment complets ont été déposés sur un défunt d'âge adulte. Ces animaux ont fait l'objet de manipulation après abattage puisque certaines parties des corps sont absentes.

  • Le jardin archéologique et les thermes du Vieil-Evreux

    Lieu: 8 rue des thermes au Vieil-Evreux. A l'est d'Evreux sur la RN 13

    Téléphone: 02-32-31-94-78

    Ouvert du 1er mars au 15 novembre tous les jours de 10h à 18h sauf le samedi ouvert de 14h à 18h.


    Visite guidée de juin à septembre, le dimanche à 15h et 16h30


    Sous le terme équivoque de « jardin archéologique » se cachent en faite les vestiges d'un sanctuaire .La ville de Gisacum était à l'époque du II ème siècle, un vaste sanctuaire. Comme toujours dans ce genre d'ensemble religieux, on trouvait côte à côte, thermes, temples,théâtre, forum...


    Sa superficie était donc bien plus important que Mediolanum Aulercorum (Evreux) qui avait quant a elle, un rôle administratif et économique.


    Aujourd'hui le centre d'interprétation permet de découvrir l'ensemble du site gallo-romain de Gisacum, à travers des maquettes, des vidéos et des objets découverts lors de fouilles archéologiques.


    La muséographie est originale et intelligente, intégrant les vestiges au sein d'un jardin archéologique.


    On voit les fondations originelles tandis que, par endroits, certaines pièces manquantes ont été remplacée par des matériaux ultracontemporains.

  • Histoire de la Normandie: L'administration Romaine

    La Gaule conquise et pacifié par César et ses lieutenants ne fut pas brutalement transformée, les Romains maintinrent les anciennes divisions en tribus, les limites de chaque tribu gauloise devenant le cadre d'une cité romaine; ils respectèrent leurs traditions religieuses, les adaptant à la religion romaine, ils laissèrent le sol aux agriculteurs gaulois, se contentant de créer de nouveaux domaines pris sur la forêt ou sur les terres incultes; ils se préoccupèrent surtout de s'assurer la fidélité des peuples soumis, plaçant des garnisons, confiant à des fonctionnaires éprouvés les postes de commandes, construisant de nouvelles villes agrémentées de fastueux monuments, dotées de canalisations d'eau, améliorant le réseau routier, favorisant le bien-être de chacun et la prospérité générale.

     

    La cité des Eburoviques vit sa capitale descendre du Vieil-Évreux à Evreux, appelé alors Mediolanum Aulercorum; au Vieil-Évreux comme à Evreux, on voit encore les vestiges des monuments romains, dans les deux villes un Théâtre, au Vieil-Évreux des thermes, un grand édifice religieux, un aqueduc tantôt aérien, tantôt souterrain amenant l'eau captée de sources situées à une vingtaine de kilomètres dans le secteur de Damville.

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  • Histoire: La fontaine publique de la place de la Pucelle de Rouen

    Lors de la construction d'un parking souterrain à Rouen, près de 6000 mètres carrés des abords de la ville antique ont été fouillés. Le site, proche de la Seine et limité au nord par une voie, occupe dès le Ier siècle de notre ère une pente naturelle qui domine une zone humide en contact avec le fleuve.


    La plus significative des constructions était une fontaine monumentale des IIème-III ème siècles. La bonne conservation de cet édifice est due à l'histoire mouvementée de Rouen.

    Les troubles de la fin du IIIème siècle entraînèrent en effet la construction du rempart de la ville et ce secteur, situé alors hors les murs et systématiquement détruit.

    Ainsi la fontaine est-elle comblée en grande partie par des éléments provenant de son élévations comme les colonnes.


    La fontaine est alimentée directement par la nappe aquifère, ce qui explique son encaissement et sa desserte par un escalier unique. Un puit cuvelé en bois assure la remontée de l'eau qui sortait dans un bassin calcaire. L' évacuation s'effectuait dans des tuyaux faits dans des troncs d'arbres et réunis par des frettes en métal.


    L'eau se jetait ensuite dans un collecteur en planches de bois, avant d'atteindre la Seine.


    La fontaine d'une longueur totale de 7 mètres pour une largeur de 3 mètre et se divisait en deux espaces. Le premier au pied de l'escalier était purement fonctionnel: c'était l'arrivée de l'eau, il semble avoir été protégé par un toit soutenu par quatre colonnes décorées de boucliers ou de visages humains dans des draperies. Le second accessible par deux paliers était inclus dans des murs enduits et peints en rouge, supportant un toit de tuiles. Outre l'aspect utilitaire, la forme de cette fontaine évoque celle des nymphées, petits temples dédiés aux déesses de l'eau.