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gaillon

  • Fest Deiz le 12 juin 2011 à Gaillon

    Meskan, association Bretonne de Gaillon organisait un Fest Deiz lors des Macadam'Art organisaient eux par la Municipalité. 

     



     

  • Histoire de la Normandie: les 9 et 10 Juin sur le secteur de Gaillon

    Début juin 1940, le dépôt d'artillerie n°23 dépendant du 34 ème Régiment d'Artillerie est installé dans le parc du Château de Gaillon. Il est commandé par le Lieutenant Guyonnet qui reçoit l'ordre d'interdire aux troupes allemandes le passage de la Seine par le Pont de Courcelles.

     

    Dans la nuit du 8 au 9, les derniers groupes de réfugiés et les restes des troupes françaises et anglaises en pleine déroute après la rupture du Front de la Somme traverse la Seine.

     

    Dimanche 9 juin

     

    Unesection de 30 hommes sous le commandement du M.D.L Mecir se met en position en avant du pont de Courcelles avec 2 fusils-mitrailleurs. Une barricade sommaire est dressé et queleus mines sont posées et une barque est dissimulée pour l'évacuation de la section après la destruction du pont.

     

    13h15. L'attaque allemande est déclenchée, le long des berges venant des Andelys et par la Route de Bouafles. Les soldats commandés par le M.D.L Mecir ripostent et se replient à cause du risque d'encerclement.

     

    14h30. Le Lieutenant Tell, du Génie, fait sauter le Pont de Courcelles. Tandis que l'artillerie régimentaire se replie plus au sud. Une section de 10 soldats français renforce les défenses de la rive avec l'aide de deux chars anglais. Ils détruisent un char allemand caché dans un bâtiment de ferme à Courcelles.

     

    15h. 6 hommes du dépôt d'artillerie n°23 traversent la Seine en barque sous le feu nourri des troupes allemandes et récupèrent les corps de leurs camarades tués plus tôt dans la journée.

     

     

     

    Lundi 10 juin

     

    9h. l'artillerie allemande entre en action et pilonne Aubevoye. Le P.C du Lieutenant Guyonnet situé dans les bâtiments de la CHARFA est atteint.

     

    10h. Des troupes allemandes qui ont traversé la Seine plus à l'Ouest devant les positions du 236 ème R.I sont signalés à Sainte-Barbe-sur-Gaillon.

     

    12h. Les munitions sont pratiquement épuisées. Le Lieutenant Guyonnet ordonne le repli à la trentaine d'hommes qui l'entourent d'abors vers Gaillon.

     

    À 15 heure, le Lieutenant Guyonnet et ses hommes partent vers Acquigny puis vers Le Neubourg, où ils retrouvent le gros de leur unité d'Artillerie Régimentaire.

     

    Sur les 80 hommes du dépôt n° 23 du 34 ème Régiment d'Artillerie, 30 trouvèrent la mort dans ce bref mais violent combat de retardement sur les Berges de la Seine, de part et d'autre du Pont de Courcelles.

     

    En 1965, le Lieutenant Guyonnet et ses hommes obtiennent des « Pont et Chaussées », l'autorisation d'élever une stèle à l'entrée du nouveau pont. La stèle fut inaugurée le 12 juin 1966.

  • La Colonie Pénitentiaire des Douaires près de Gaillon

    Colonie pénitentiaire agricole pour jeunes détenus, fondée en 1840 dans l'ancien Manoir des Douaires.

     

    Le premier établissement construit en 1848 est remplacé en 1868 par un ensemble de bâtiments dont le plan a été établi par Etienne Bourguignon, architecte de la Maison Centrale de Gaillon (prison qui se trouvait dans le château de Gaillon).

     

    Le quartier correctionnel accolé à la chapelle applique les principes de la colonie pénitentiaire de Mettray dans l'Indre-et-Loire.

     

    Longs bâtiments, chapelle et maison des gardiens sont construits en brique avec toits en ardoise à pignons découverts évoquant le « gothic revival » anglais!

  • Randonnée Gaillon- Sainte Barbe

    Longueur: 4km5

    Durée: 1h15

    Niveau: Marcheur moyen

    Cartographie: 2012OT

     

    1. Départ place de l'église de Gaillon.

    2. Prendre à droite après les maisons du XVI ème siècle, prendre l'escalier de la Centrale.

    3. Esplanade du château

    4. Prendre l'allée du château.

    5. Prendre à droite, le Chemin de Sainte Barbe

    6. En haut de la montée prendre à gauche, le chemin de pied. Vue sur la vallée et sur la Côte Sainte Barbe se trouvant sur la départementale 6015.

    7. Descendre à gauche, puis traverser la départementale 6015, prendre la route du Mesnil Gosse.

    8. Prendre à gauche et monter vers le centre du village.

    9. Prendre à gauche et suivre en descendant les murs du château de Court-Moulin. Panorama sur Gaillon.

    10. Prendre à gauche, la rue de la Colonie et revenir à la place de l'église de Gaillon.

  • Randonnée Gaillon-Saint Aubin

    Longueur: 4km5

    Durée: 1h30

    Lieu de départ: Place de l'église de Gaillon

    Cartographie: 2012OT et 2013E

     

    1. Gaillon, place de l'église (à voir maisons du XVI ème siècle)

    2. à gauche, prendre la rue des Arrière Fossés

    3. Prendre la rue du Mont-Martin puis sous le pont de la départementale 6015. Forte montée jusqu'au Village du Mont-Martin.

    4. Descendre vers le Val d'Any

    5. Traverser la départementale 316

    6. Monter vers Saint-Aubin par la rue du Val d'Any

    7. à gauche avant l'église: Lavoir

    8. à l'église de Saint-Aubin prendre à gauche la rue du Montmerel

    9. Suivre la rue du Montmerel

    10. Couper les lacets par les sentiers de pied

    11. Suivre le sentier jusqu'au creux noyer

    12. Prendre la rue de la Marette jusqu'à la départementale 316

    13. Suivre la départementale 316 par le talus sur 100 mètres

    14. Prendre à gauche vers Gailloncel par la rue des Lavandières

    15. Prendre la rue du Lavoir

    16. Prendre la rue de Gailloncel

    17. Prendre la rue du Général Riberpray.

     

    A Découvrir lors de cette randonnée:

  • Histoire de Normandie: L'organisation écclesiastique de Gaillon et Saint-Aubin

     

    Dès le IV ème siècle après Jésus-Christ, Saint Taurin, évêque d'Evreux prêche le christianisme dans le secteur de Gaillon.

     

    À l'époque Mérovingienne, on peut situer la fondation sur la colline voisine d'une chapelle dédiée à Saint-Aubin, ce qui, par la suite donna le nom du village.

     

    L'église et la paroisse appartenaient primitivement à l'abbaye Saint-Taurin d'Evreuux qui vendit ses droits par la suite à l'Abbaye de La Croix-Saint-Leufroy. Cette vente comprenant les dîmes du domaines.

     

    Les habitants de Gaillon se rendaient aux offices à l'église de Saint-Aubin-sur-Gaillon, et il existe encore un sentier nommé « Sente aux Prêtres » qui à cette époque reliait la bourgade de gaillon à la paroisse mère qu'était Saint-Aubin. Ce chemin fut employé pendant plusieurs siècles par les prêtres et les paroissiens des deux villages.

     

    En l'an 1025, Lambert Cadoc, tenant le château fort de Gaillon pour le compte du roi de France, Philippe-Auguste, fonda le 24 février 1025, une collégiale en ce lieu et la même année fit bâtir une chapelle en l'honneur de la Sainte-Vierge et de Saint Antion, qu'il fit consacrer par les évêques d'Evreux, de Lisieux et d'Avranches.

    Ce fut la première église de Gaillon.

     

    Dans l'acte de donation signé à Nevers, pour lequel Louis IX fit don à Eudes Rigaud de la Châtellenie de Gaillon, il était stipulé que l'église de Saint-Aubin-sur-Gaillon restait l'église mère des deux paroisses.

     

    L'église actuelle de Gaillon fut bâtie sur l'emplacement de l'ancienne collégiale édifiée par Lambert Cadoc.

     

     

     

    Le 15 décembre 1715, les délégués de l'archevêque de Rouen et de l'évêque d'Evreux se réunirent à l'auberge « L'écu de France », à Gaillon. Il fut décidé qu'à l'avenir Gaillon et Saint-Aubin formeraient deux paroisses distinctes, ce qui mettait fin à de nombreux désaccords survenus au cours des siècles entre les habitants des deux villages, les prêtres du château de Gaillon et ceux de Saint-Aubin.

    L'acte de séparation fut signé à Eveux, le 30 juin 1716 par Jean Lenormand, évêque d'Evreux, en présence du curé de Gaillon et de celui de Saint-Aubin, de Jean Laisné, syndic de Gaillon, Messieurs Troussel, Morel, Duchefdelaville et Saunier, habitants de Gaillon et de Saint-Aubin.

     

    En 1739, le châpitre collégial de Gaillon fut supprimé et intégré à celui d'Evreux.

     

    Un cimetière l'entourait; il fut interdit d'effectuer des enterrements dans ce cimetière en 1757, il existait encore lors de la Révolution de 1789.

     

    La Révolution de 1789, mit fin aux droits écclésiastiques, l'église fut fermée, puis convertie en Temple de la Raison

     

    Après la Terreur, en 1795, l'église fut rendue au culte Catholique

     

     

  • Village de Normandie: Saint-Julien-de-la-Liègue

    Isole sur le plateau entre la Seine et l'Eure, à quatre kilomètres de Gaillon, ce village bâti sur un sol parsemé de plants de pommiers et de taillis nombreux n'est pas dénué de poésie.  

     

    Le principal attrait est l'église placée à peu près au milieu de ce village. En 1181, le Pape Lucien III confirma à l'abbaye de La Croix-Saint-Leufroy, le patronage de l'église de Saint-Julien, avec les dîmes de la paroisse.

     

    Cette construction datant du XIII ème siècle, témoins deux petites fenêtres en plein cintre aveuglées dans la muraille septentrionale, et deux autres de même style conservées près des autels latéraux nord et sud. Les autres fenêtres ont été agrandies aux XX ème siècle.

     

    Le clocher en ardoise s'élève entre nef et choeur. Le poids de sa charpente s'appuie à l'intérieur de l'église sur six poteaux carrés en bois de chêne munis de jambes de force.

     

    La voûte de la nef est lambrissée en bois dont les poinçons et tirants reposent sur des poteaux carrés ou chandelles, appliqués contre les murailles.

     

    Au-dessus de la baie du pignon ouest, se lit la date de 1212.

     

    L'autel latéral nord, à l'entrée du choeur est dédié à la Sainte Vierge, dont la statue en pierre appartient au XVI ème siècle.

    En face, près de l'autel dédié à Saint Sébastien, crédence en accollade de la fin du XV ème siècle.

     

    En bas de la nef, statue de Saint Elier, tenant sa tête dans ses mains du XVI ème siècle.

     

    Près du maître-autel, côté Evangile, statue en pierre de Saint Julien, évêque et patron de la paroisse du XVII ème siècle. Côté Epitre, statue en pierre de Saint Denis. Un Saint Georges en pierre figure aussi dans le Choeur.

     

    En-dessus, placée sur un socle, la barque portant Saint Julien l'Hospitalier accompagné d'un lépreux et de sa femme Basilisse. Ce groupe en pierre polychromée du début du XVI ème siècle.

  • Tradition de Normandie:Sources Miraculeuses près de Villers (eure)

    Aux environs immédiats de l'église de Villers, existent deux sources, ayant d'après des témoignages locaux, des pouvoirs thérapeutiques certains.

     

    L'une, la source Saint Ursin, se trouve à environ 100 mètres de l'église, dans un herbage. Son eau presque stagnante, a le mérite de guérir les bovidés de la fièvre aphteuse. Et il est de notoriété publique depuis des temps immémoriaux, que les bêtes à cornes de l'endroit sont imunisées de ce fléau.

     

    À l'extrémité opposée, j'aillit une autre source consacré à Notre-Dame de la Mère, ayant le mérite d'opérer de multiples guérisons.  

  • Entre Seine et Eure: Gaillon, Louviers et Elbeuf.

    Avant de rejoindre au-delà de Louviers, la Seine et l'Eure, cheminent parallèlement dans un pays de pâturages et de cultures.

     

    Entre les deux cours d'eau, Gaillon, qui fut appelé le « Versailles de la Renaissance », ne garde plus que des traces du magnifique Palais Episcopal que le cardinal Georges d'Amboise fit rénover dans le style italien à la fin du XV ème siècle. La Révolution de 1789 le confisqua à l'Eglise; le XIX ème siècle en fit une prison puis une caserne. Le temps a fait le reste pour détruire une oeuvre d'art.

     

    Louviers est sur l'Eure, qui s'y divise en plusieurs bras. La ville est connue pour ses draps et par la chanson qui raconte l'histoire d'un cantonnier (chanson traditionnelle d'Ile de France)! C'est une plaisante étape sur la route de Paris à Rouen, au coeur d'une région boisée.

    Comme beaucoup de ses voisines, la ville a souffetrt de la seconde guerre mondiale. Sa belle église Notre-Dame, parée des grâces du gothique flamboyant a été épargnée. Elle contient nombreuses oeuvres de la Renaissance, sculptures et tableaux. Le porche est un exemple type du gothique de la dernière époque dont l'exubérance décorative annonçait la fin du style.

     

    On retrouve la Seine à Elbeuf. Un vitrail de l'église Saint-Étienne datant du XVI ème siècle témoigne de l'activité lainière à l'époque. Comme celle de Louviers, l'église Saint-Étienne est un édifice de style gothique flamboyant du XVI ème siècle et la façade date du XVII ème siècle.

     

    Deux sites pittoresques sont à signaler aux environs d'Elbeuf. Les roches d'Orival surplombent le fleuve. On peut les escalader par un chemin abrupt pour admirer la vue que l'on a du sommet sur la courbe de la seine.

    L'église d'Orival est creusée en partie dans le roc. Des grottes entaillent les roches crayeuses. Un chemin de croix grimpe au flanc de l'escarpement.

     

    L'autre curiosité est le Château de Robert le Diable, en ruine dès le XV ème siècle. Le nom du château lui vient de Robert Le Magnifique, père de Guillaume II de Normandie, le batard puis Le Conquérant. Le « magnifique» devient «le diable», par la faute d'une légende selon laquelle Robert se serait entretenu après la mort avec anges et démons pour arbitrer des conflits à propos des âmes défuntes.

  • Histoire de la Normandie: Les normands étaient vignerons

    Par Thibault


     

    Sait-on que de nombreuses familles « nées natives » de l'Eure, comme on dit ici, avaient des ancêtres vignerons? Que la Bière et le vin furent les boissons les plus répandues dans le pays jusqu'au XVème siècle, bien avant le cidre et le calvados?


    La vigne introduite par les romains


    effectivement comme dans de nombreuses autres régions de France, la vigne fut cultivée dans notre région, principalement dans la Vallée d'Eure depuis l'occupation romaine jusqu'à la première guerre Mondiale. Le soleil étant rare, le breuvage ne devait pas être excellent mais il permettait de répondre aux besoins locaux. Ne disait-on pas jadis d'un vin normand, celui de Conihout, dans la presqu'île de Jumiège:


    « De Conihout, ne buvez pas,

    car il mène l'homme au trépas! »


    Ce qui ne l'empêchait pas d'être exporté en Flandre et en Angleterre!

    Les mauvaises langues prétendent que si Jules César décida d'envahir la Gaule à la tête des légions romaines, ce fut essentiellement pour écouler le surplus de vin produit par les viticulteurs italiens. Les gaulois jusqu'alors; buvaient de la cervoise, bière sans houblon, ou de l'hydromel, mélange de miel et d'eau, découvrirent que « le bon vin réjouit le coeur de l'homme » prirent goût à cette potion magique.

    Astucieux, ils jugèrent cependant plus fructueux de planter eux-mêmes des vignes ce qui provoqua bien sûr, la colère des viticulteurs italiens prompts à s'échauffer et une lutte commerciale farouche. Cette vieille querelle a survécu au cours des siècles et ne s'est jamais terminée puisque les problèmes viticoles demeurent l'un des point de friction les plus épineux du Marché Commun.

    Conséquence logique de cette production, : des tavernes s'ouvrirent partout dans les villes et les campagnes. Le liquide était transporté à dos d'âne ou de mulet dans des jarres ou des outres en peau.

    La culture de la vignes se développa favorisé par la création et l'essor des monastères comme Mortemer ou le Bec-Hellouin qui en avaient besoin pour leur consommation personnelle, pour leurs hôtes et pour leur commerce. Dès l'époque mérovingienne, les religieux plantèrent le raisin en de nombreux point du territoire.

    Après l'invasion scandinave, les ducs normands poursuivirent cette politique d'expansion vinicole afin de posséder une quantité suffisante de vins locaux et ne pas être à la merci des interdictions d'entrée et de sortie des vins de France ou de l'augmentation des droits de péage sur cette denrée.


    Les vins renommés de Vernon et de Gaillon


    C'est donc surtout aux XI ème et XIIème siècles que les coteaux normands se couvrirent abondamment de vignes. Bien que soumise à la concurrence des vins français depuis la conquête de la Normandie par Philippe Auguste, la culture de la vigne se maintint durant tout le Moyen-Âge dans notre région comme en témoignent de nombreuses chartes médiévales.

    Les vignobles étaient situés surtout dans les vallées de la Seine et de ses affluents: l'Eure, l'Iton, et l'Epte, où le climat, plus continental, était plus favorable car plus ensoleillé, plus sec et protéger des vents.

    Le cépage utilisé depuis le Moyen-Âge était probablement issu du cépage bourguignon, «Le pinot », de productivité faible mais de qualité supérieure. Si l'on en croit un médecin du XVIème siècle, le Dr Julien de Paulmier, cité par Jules Sion dans sa magistrale étude sur : « les paysans de la Normandie orientale », les vins de Normandie valaient ceux d'Ile-de-France dans les bonnes années, bien que peu chargés d'alcool et peu « vineux ».


    On appréciait surtout les produits des collines bordant Vernon et Gaillon. Les villages voisins de Vernon: Saint-Marcel, Saint-Just et Authils avaient planté en vignes tout leur terroir et s'étaient désignés sous le nom commun de Longueville. Les principales abbayes normandes, ainsi que les abbayes parisiennes comme Sainte-Geneviève s'étaient empressées d'acquérir quelques arpents dans cette région ou des rentes en vin. Elles considéraient Gaillon comme « une véritable terre promise pour la vigne », tellement productive que jamais les Seigneurs de Gaillon n'aliénèrent cette partie de leur domaine qui demeura intacte entre les mains de leurs successeurs: les Comtes d'Evreux, les rois de France et l'archevêque de Rouen.


    Les environs de Louviers, Elbeuf et du Vaudreuil, produisaient également du vin, de même que le voisinage de Tourville-la-Rivière, Berville, et Pont-de-l'Arche. Les Andelys ont conservé très longtemps leurs vignes, avec une rue des Vignes (aujourd'hui rue Guynemer): les deux grappes de raisin de son blason attestent de son importance vinicole!

    Les vins étaient consommés sur place ou expédiés au loin par l'intermédiaire du marché de Rouen ou dans les abbayes. Le moyen de transport le plus courant était la voie fluviale ce qui explique la rareté des vignobles sur les rives de l'Andelle qui ne fut navigable qu'à partir de 1488.

    Mais au XVIème et XVIIème siècles, la culture commença à décliner: le développement des voies de communication et du commerce donnait aux habitants de notre région, le goût de crus moins verts et plus ensoleillés et le poids exorbitant des impôts, principalement sous Richelieu et Mazarin, fit disparaître peu à peu les vignobles.


    Il restait cependant encore 1 196 hectares dans toute l'Eure en 1836, 1 136 hectares en 1866 et 1 107 hectares en 1868. En 1852, on dénombrait notamment: 260 ha à Vernon, 133 ha à Pacy sur Eure, 123 ha à Nonancourt, 93 ha à Saint-André-de-l'Eure, 71 à Ecos, 35 à Evreux, 25 aux Andelys et 2 ha à Louviers.

    Mais les ravages du phyloxera au début du XX ème siècle achevèrent de ruiner cette industrie. A l'époque, le rendement moyen d'un hectare de vigne était de 21 hectolitres et 7 litres.

    Ultime survivants, ne restent aujourd'hui que quelques serres chez des particuliers.