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général gudin

  • Histoire de Normandie: Gaillon durant la guerre de 1870

    A partir du 5 octobre 1870, de forts contingents de la cavalerie prussienne sous les ordres du Général Bretlow s'avancent dans l'est du département pour réquisitionner fourrage et bétail.

     

    Dans le but de s'opposer à ces incurssions prussiennes, le Général Gudin fait occuper solidement le bourg de Gaillon par un escadon du 12 ème Chasseurs et par 4 compagnies de Ligne et 1 Bataillon des Mobiles de l'Eure.Ces troupes sont ensuite dirigées sur Vernon, Pacy et Louviers selon l'urgence des besoins.

     

    En fait Gaillon ne connut ni bataille rangée de quelques ampleur, ni bombardement destructeur; mais utilisée comme camp retranché, le bourg connait une intense activité militaire pendant 2 mois avant de subir 4 mois d'occupation et de répression de la part des prussiens.

     

    Dès le 14 octobre, le Génie français fait sauter le pont de Courcelles et l'on se fusille d'une rive de la Seine à l'autre. Point de rassemblement des troupes chargées de la défense de la rive gauche du fleuve, Gaillon voit successivement dans ses murs le Bataillon de Marche d'Elbeuf, le 41ème Régiment de l'Ardèche, le 39ème Régiment de l'Eure et 2 compagnies des Mobiles de la Loire-Inférieure. Par ailleurs, les Gardes Nationaux de Gaillon patrouillent, jour et nuit, en mission de surveillance dans les villages et hameaux du canton.

     

    Le 22 novembre 1870, les habitants de Gaillon entendent le canon tonner sur Vernon: il s'agit du combat où s'illustrent les Mobiles de l'Ardèche.

     

    Après la chute de Rouen, le 5 décembre, le Haut-Commandement français décide l'évacuation des rives de la Seine et de l'Eure. Les derniers bataillons des Mobiles de l'Ardèche et des Francs-Tireurs quittent Gaillon et se replient sur Louviers puis sur Serquigny.

     

    Le 9 décembre, les Uhlans prussiens occupent Gaillon et se livrent à leur habituelles exactions. Pendant 4 mois, les habitants vont connaître réquisitions, contributions diverses, suspicions et humiliations.

     

    Le 15 mars 1871, le maire de Gaillon estime à 14 420 francs-or, le montant des sommes versées par les 1 670 contribuables gaillonnais.

     

    Dans une statisque préfectorale datant de 1873, les pertes humaines pour le canton de Gaillon sont évaluées à 22 tués ou disparus du fait de la guerre.

     

    Quant au pont de Courcelles, sa réfection commence en 1872, l'emprunt d'état ordonné par Adolphe Tiers pour procurer les fonds nécessaires à la reconstruction du pays, ayant été couverts en quelques semaines.