Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

flers

  • Contes des chaumières normandes

    normandie,culture,orne,cotentin,calvados,eure,seine-maritime,contes,légendes,flers




    Voici quelques exemples des vingt-neuf contes de cet ouvrage :

    La légende de Notre-Dame-des-grèves

    Andaine

    Les pierres de la Plumaudière

    Le grimoire du curé

    La femme ensorcelée

    Le lièvre invulnérable

    La légende de saint Gerbold

    Le lac de Flers

    Le serpent de Villedieu-les-Bailleul

    Duel de Legris et de Carrouges

    Un crime à l'abbaye

    Le vieux sorcier

    La légende du Vitlit

  • Ville de Normandie: Flers

    Château (actuellement mairie et musée): Construit entre 1530 et 1540 pour Nicolas de Grosparny.

    Au début du XVII ème siècle, Louis de Pellevé, comte de Flers et Gouverneur de Meudon, a créer le parc et l'orangerie.

    Au milieu du XVII ème siècle, Hyacinthe de La Motte-Ango fait construire un nouveau logis et fait du logis primitif une aile du château.

    Le portail et le garde-corps de l'escalier en ferronnerie sont datés de 1764.

    Au début du XX ème siècle, la façade sur cour est dotée d'un perron monumental et d'un fronton. Dans le musée, peintures de l'école de Barbizon et de Victor Schnetz. La famille Schnetz a été propriétaire du château jusqu'en 1901.

     

    Le Petit séminaire (actuellement collège Saint Thomas d'Aquin): La Chapelle du Souvenir a été construite à partir de 1926 pour rendre hommage aux morts pour la France de la Grande Guerre.

    Décor peint d'Emile Beaume et vitraux de Louis Barillet.

  • Culture de Normandie: Poème "En Normandie"

    par Sarah


    O ces vertes prairies

    O ces arbres en fleurs

    Ces champs à l'infini

    Sur le ciel des bonheurs...


    La route et son sillage

    serpente les chemins

    Vers Honfleur et sa plage

    Vernon, ses sables fins.


    Et le Château-Gaillon

    Aux méandres de Seine,

    Suspend son aviron

    Sur les rives en veine.


    La nuit est là, si belle,

    Aux merveilleux décors...

    Et Conches, la rebelle,

    Domine dans ses Ors.


    Ohé le grand Duché,

    Les moutons du domaine

    S'échangent pour le blé,

    Il faut filer la laine.


    Sur l'humus de vos près

    La fermière au bonnet

    Et rubans empourprés

    Trait la vache au bon lait.


    Voilà les gentilshommes

    D'Evreux jusques à Flers...

    Passez-moi donc vos pommes

    Que le cidre j'acquiers.


    Et la blanche demeure

    Pierre et bois, travaillés,

    dans la région de l'Eure

    Aime ses effeuillés.


    O pays des drakkars

    Noblesse réjouie,

    Dans la science et les arts

    Votre âme est éblouie.


    Sur Le Havre en essor

    Et Rouen le jolie,

    Et Caen, la Toison d'Or...

    Splendide Normandie.

  • Légendes de Normandie:Le Lac de Flers


    Auteur: Amélie Bosquet (1844)


    Près de la ville de Flers se trouve un bois dans lequel est renfermé un étang ou plutôt un petit lac. Ce lieu est silencieux et isolé et le mirage des grands arbres estompe la surface du lac de teintes si sombres qu’on se prend à rêver de quelque effrayant mystère qui se cache, comme un limon impur, au fond de ces eaux dormantes.

    Il y a beaucoup, beaucoup d’années dit la tradition, existait sur cet emplacement, un couvent fondé par un pécheur repentant en expiation de ses péchés. Durant les premiers temps de la fondation, les moines menèrent si sainte vie t'elle que les habitants de la contrée environnante accouraient en foule, pour être édifiés de leurs pieux exemples et de leurs touchantes prédications. Mais le couvent devint riche et somptueux et peu à peu, les moines se départirent de la stricte observance de leur règle. Bientôt l’église du monastère demeura fermée, les chants religieux cessèrent de retentir sous ses voütes, une clarté triomphante ne vint plus illuminer ses sombres vitraux et la cloche de la prière ne fit plus entendre son tintement matinal pour réveiller tous les coeurs à l’amour de Dieu. Mais en revanche, le réfectoire réjoui de mille feux, ne désemplissait ni le jour ni la nuit; des choeurs bachiques, où perçaient des voix de femmes, frappaient tous les échos de leur sacrilège harmonie et les éclats d’une folle ivresse annonçaient au voyageur et au pèlerin qui passaient devant l’enceinte du monastère que le sanctuaire de la dévotion et de l’austérité s’était transformé en une Babel d’impiétés et de dissolutions.

    C’est ainsi que, la veille d’une fête de Noël, les moines au lieu d’aller célébrer l’office, se réunirent pour un profane réveillon. Cependant quand vint l’heure de minuit, le frère sonneur étant à table avec les autres, la cloche qui d’ordinaire se faisait entendre à cette heure pour appeler les fidèles à la messe, commença a sonner d’elle-même ses plus majestueuses volées. Il y eut alors dans le réfectoire, un moment de silence et de profonde stupeur. Mais un des moines les plus dissolus essayant de secouer cette terreur glaçante, entoura d’un bras lascif une femme assise à ses côtés, prit un verre de l’autre main et s’écria avec insolence: « Entendez-vous la cloche frères et soeurs ? Christ est né, buvons rasade à sa santé ! » Tous les moines firent raison à son toast et répétèrent avec acclamation: « Christ est né, buvons à sa santé! » Mais aucun d’eux n’eut le temps de boire: un flamboyant éclair comme l’épée de l’archange, entrouvrit la nuée et la foudre lancée par la main du Très-Haut, frappa le couvent qui oscilla sous le choc et tout à coup s’abîma à une grande profondeur dans la terre. Les paysans qui s’étaient empressés d’ accourir à la messe, ne trouvèrent plus à la place du monastère, qu’un petit lac, d’où l’on entendit le son des cloches jusqu’à ce que le coup de la première heure du jour eüt retenti.

    Chaque année, disent les habitants du pays, on entend encore le jour de Noël, les cloches s’agiter au fond du lac et c’est seulement pendant cette heure, où les moines sont occupés à faire retentir le pieux carillon, que ces malheureux damnés obtiennent quelque rémission aux tourments infernaux qui les consument de leurs plus dévorantes atteintes.