Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

feux de la saint-jean

  • Traditions de Normandie: la Saint-Jean d'Eté

     

    30063_10150209278790227_756430226_12878371_8136704_n.jpg

    La fête de la Saint-Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin marque le solstice d'été, le moment de l'année où le jour est le plus long.

     

    Cette fête ne doit pas être confondue avec celle de Jean l'évangéliste, célébrée le 27 décembre, bien que toutes deux soient placées sous le signe du feu.

     

    Dans les villes et les campagnes, des torches, des bûchers et des feux de joie sont allumés pour les honorer, le feu ayant valeur de purification, mais aussi, dans l'imaginaire collectif, de symbolisation du soleil.

     

    Les cérémonies de la Saint-Jean pouvaient durer plusieurs jours. Chaque village avait son feu de joie.

     

    A Cerisi-Belle-Etoile dans l'Orne, on préparait dès l'avant-vieille un arbre que l'on garnissait de fagotys de bois sec, de genêts et de brandons de pailles. A sa cime on nouait un bouquet. Le lendemain, à la nuit tombante, arrivait toute une procession de fidèles brandissant des cierges allumés, précédée d'un chantre, des enfants de coeur et de monsieur le Curé qui avait la charge de bénir l'arbre. On enflammait le bûcher, puis le clergé en grande pompe s'éloignait pour laisser place à la danse.

     

    C'était un peu partout le même rituel. Seul le bouquet attaché au faîte de l'arbre changeait.

     

    Dans l'Orne, c'était une couronne de mousse; à Rouen, une tresse de fleurs et de feuillage accrochée plusieurs jours avant la Saint-Jean; dans le Cotentin, une couronne de fleurs et de lierre abritant un pigeon en papier.

     

    On faisait également des feux pour le bétail. Pour être purifiées, les bêtes devaient, non sans mal, passer au travers d'une épaisse fumée dite « fumée des vaches ».

     

    Les citadins avaient eux aussi leurs feux de la Saint-Jean. Ils allumaient joyeusement de grands brasiers dans les rues.

     

    Les herbes de la Saint-Jean étaient réputées entre toutes. On se levait tôt pour cueillir les simples, bien avant le lever soleil et sans avoir mangé. Les herbes coupées étaient mises à sécher dans les grenier.

     

    Dans le bocage Normand, les paysans ajoutaient à leur soupe sept de ces herbes pour avoir deux fois plus de force.