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fernand lechanteur

  • Ecrivains de Normandie:Fernand Lechanteur

    sources : Jean Mabire, « Le mythe viking en Normandie », Paris, Copernic, 1979, p. 115 et 121 & Jean Mabire et Jean-Robert Ragache, Histoire de la Normandie, France-Empire, Paris, 1986, p. 356.

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    Tout ce qui se veut Normand au lendemain de la guerre, gravite autour de Fernand Lechanteur (1910-1970). Ancien résistant né le 20 juin 1910, dernier des dix enfants d’une famille de jardiners et de pêcheurs d’Agon, sur la cote occidentale du Cotentin, il s’affirme comme un grand maître des études linguistiques normandes. C’est pourtant un enfant pauvre de la cote, élevé à la dure mais les misères quotidiennes se trouvaient peu à peu transfigurées par la magie des paysages et des études. Devenu agrégé de l’Université, à force de travail, de veille et de peine, Fernand Lechanteur fut un des plus grand dialectologue : noms de personnes et noms de lieux n’avaient aucun secret pour lui. Il fut aussi poète dialectal (sous le nom de Gires Gannes), critique littéraire à qui on doit plusieurs préfaces « folkloristes », auteur de nombreuse chroniques dans la presse locale et de savantes communications aux congrès internationaux de dialectologie.

    Le monument de la pointe d’Agon - qui restitue très exactement le « bateau de pierres » de Badelunga dans le Västmanland en Suède - se dresse désormais sur le rivage où il fut inauguré le 9 mai 1976 pour le cinquième anniversaire de sa mort.


    La caunchoun de la linsivyire

    La vuule Faunchoun qu'était si vive
    De gouole et de bras, âutou du douit,
    Ne vyira pus puchi noute linsive:
    Ol est morte et no va l'enfoui

    La vie nous duit, la mort nous cache
    Et Faunchoun qui, pouor noute pllaisi,
    A taunt bouolli et rinchi de crache
    Sera deman souos le frie, à sen laisi.

    Durant que no li pairotte sa fosse
    Et que no dole sa byire en sapin,
    Je la reveix aco, rouoge, couorte et grôsse,
    Quérir le linge sale dauns eun trapin,

    Tisounnaer, paraer la carrée,
    Genci le tchut sus le chevalot
    Sauns crand'e dé se dépende la courée
    A chapiner souns pâose ni repos.

  • Normandie: Hommage à Fernand Lechanteur

    par Philippe

    Hommage à Fernand Lechanteur

    Il y a 39 ans disparaissait Fernand Lechanteur (et mort le 7 mai 1971 à Caen, enterré à Agon-Coutainville), aussi appelé Girres-Ganne, linguiste, poète et grand défenseur de la langue normande. Né le 20 juin 1910, à Agon-Coutainville, il sera agrégé à l’âge de 29 ans puis enseigne au Lycée Malherbe, à Caen. Il milite alors pour le Normand et tente d’instaurer une grammaire.

    De 1953 à 1961, il écrit de multiples articles dans la Presse de la Manche qui seront ensuite rassemblés sous le titre Normandie Traditionnelle. En 1968, il fonde avec André Louis, auteur de Zabeth (premier roman en normand moderne), la revue Parlers et Traditions Populaires de Normandie. Mais Fernand Lechanteur s’intéresse également aux liens qui unissent la Normandie à la Scandinavie et publia, en 1948, Det Skandinaviske Normandie (la Normandie Scandinave), pour le quotidien d’Oslo Samtiden.

    N'oublions jamais que son combat pour la Normandie et pour notre langue reste un exemple pour tout normand.