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falaise

  • Ville de Normandie: Falaise

    L'église de la Trinité est un des beaux monuments de la Normandie. Elle n'a pas de façade à proprement parler. On y entre par un portail latéral, qui s'ouvre que la Place Guillaume le Conquérant, et qui est d'ailleurs magnifique. Sur la façade une chapelle triangulaire occupe la place du portail et renferme le baptistère. Sous le choeur, couvert de sculptures où on reconnaît le style d'Hector Sohier, passe en tunnel la rue Blacher. Une jolie balustrade en pierre, admirablement sculptée, fait tout le tour de l'église à la hauteur des nefs.

     

    Sur la place par où on arrive au portail de l'église, s'élève la magnifique statue en bronze de Guillaume le Conquérant, par le sculpteur Rochet.

     

    Sur la place Saint-Gervais où arrive la rue d'Argentan qui conduit à la gare et à Guibray, s'élève une autre église non moins remarquable que la trinité: c'est Saint Gervais. Le grand portail est flanqué à droite d'une porte chargée de belles sculptures. Une galerie, très curieusement fouillée, règne à la hauteur du toit surmontée d'une tour centrale. Les arcs-boutants du choeur sont d'une grande élégance.

     

     

    Le château de Falaise est bâti à la pointe extrême d'une sorte de presqu'ile sur des rochers entre lesquels l'Ante a creusé son ravin. En face se dresse le Mont Mirat, colline verdoyante d'une hauteur de 100 mètres environ, d'où l'on embrasse une admirable vue sur le château et sur la ville.

    Le château fut commencé par le duc de Normandie, Richard I er, et considérablement augmenté par son fils, Robert le Magnifique. D'une des fenêtres de son château, le duc Robert voyait chaque jour la belle Arlette, fille d'un peaussier du Val d'Ante, venir laver son linge à une fontaine, située au pied des murailles. Il s'en éprit, l'épousa et en eut un fils bâtard appelé Guillaume.

     

    Le Val d'Ante. En descendant du château, on suivra la promenade du Cours, dont les magnifiques ombrages sont dominés par la masse imposante du château. On gagne ainsi les assises de quartz sur lesquelles il a été édifié, et sans travers l'Ante, on suit la rivière pittoresquement encaissée, ce qui permet de faire une promenade intéressante.

  • Histoire de la Normandie:la Bataille de la Poche de Falaise

    « La chaudière de Falaise a été notre Stalingrad de l'Ouest »  Général Blumentritt, chef d'état-major des forces allemandes à l'Ouest.

     

    Le 8 août 1944: le Général US Bradley, commandant l'aile droite des forces alliées se tourne vers son chef d'état-major pour lui lancer l'ordre historique qui bouleversera les plans prudents élaborés à Londres. Les plans initiaux consistaient en effet à passer en Bretagne, tremplin d'où s'élancerait ultérieurement la libération du territoire français.

     

    Mais le 8 août, Eisenhower remplace cette stratégie prudente par un mouvement de faux permettant de catapulter les forces alliées jusqu'à la Ligne Siegfried et à l'estuaire de l'Escaut.

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  • Ville de Normandie: Falaise

    Lorsqu'on arrive à Falaise par la route de Caen, la ville se déploie au-dessus du val d'Ante dans un mouvement très séduisant. L'église Saint-Gervais se présente au premier plan comme vêtue de dentelles; les maisons qui s'étagent alentour sont couvertes de toitures en cloche d'un rouge sombre et homogène. Bien qu'appuyée sur des escarpements, ce fut une des villes les plus cohérentes de France. Elle l'est presque restée malgré les horreurs de la guerre parce qu'elle reçoit l'influence du site auquel elle est attachée et que ses reconstructeurs ont opéré avec un rare souci de retrouver ses accents, ses rythmes, ses couleurs.

     

    La bataille de Falaise fut une des plus dures de celles qui suivirent le débarquement de 1944. Pendant trois mois la ville subit les bombardements alliés, puis un combat serré se livra durant un mois entre l'armée de von Kluge et celle de Montgomery dans la poche de Mortain-Argentan-Falaise, combat qui devait se terminer, près de Falaise, par l'encerclement des allemands.

     

    Si quelque chose peut étonner, c'est qu'une ville qui connut tant de combats ait encore conservé l'essentiel de ses monuments. Mais il faut dire qu'on n'en a pas encore pansé toutes les blessures.

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  • Histoire de la Normandie:La Bataille de Formigny

    Au milieu du XV ème siècle, la Guerre de Cent ans s'achève avec la reconquête de la Normandie.

    Les Anglais s'acharnent pourtant à conserver cette Province de France. N'y sont-ils pas chez eux depuis que Guillaume II de Normandie est devenu aussi roi d'Angleterre.


    « La Normandie écrit Michelet, une autre elle-même, une terre anglaise d'aspect, de production, qu'elle devait toujours voir en face pour la regretter. »


    Et pourtant, les anglais lâchent les places les unes après les autres. Le Cotentin est libéré à l'automne 1449. La garnison de Rouen doit se rendre le 29 octobre de la même année après le soulèvement des habitants.


    Le 15 avril 1450, une armée anglaise de secours arrivée de Cherbourg est battue à Formigny entre Bayeux et Isigny.


    La reconquête de la Normandie s'achève par la reprise de Bayeux, de Vire et de Caen (le 24 juin), de Falaise, de Domfront et enfin de Cherbourg qui ne résista pas à la supériorité des nouveaux canons de Charles VII et capitula le 12 août 1450.

  • Histoire de la Normandie:Jugement d'une truie au Moyen-Age

    Dans l'Europe du Moyen Age, certains animaux ont eu « droit » à des procès. Ils sont jugés et condamnés comme des humains.



    « En 1386, à Falaise, en Normandie, une truie mal surveillée provoque un drame en dévorant un nourrisson dans son berceau », peut-on lire dans Histoire symbolique du Moyen Age occidental de Michel Pastoureau (Seuil 2004). « Elle est capturée et jetée en prison, comme tout criminel (…). Le procès dure neuf jours (…). Le juge déclare la truie coupable d’infanticide et la condamne à être suppliciée et à mourir sur l’échafaud (…). Le bourreau lui fait subir les mêmes mutilations qu’elle a infligées au petit enfant. »

  • Falaise, place forte de la haute-cour

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    par Caroline

    Falaise est l'exemple type des grands donjons romands: ses murs épais logent escaliers et couloirs intérieurs, chambres, latrines. Une tourelle en saillie donne accès au château au niveau du premier étage. Des contreforts plats renforcent les angles. Un mur de refond central divise l'espace et supporte les planchers.

    Un rez-de-chaussée obscur bâti sur la roche et un premier niveau abritent les magasins. Le second est réservé à l'appartement du seigneur. Le troisième enfin est destiné au logement des hommes d'armes et muni d'éléments défensifs (il a été probablement détruit au XIIIème siècle, lors de la construction de la tour Talbot.

    Les appartements du donjon n'offrant qu'un confort élémentaire, Henri II Plantagenêt a fait ajouter vers 1175, sur le flanc sud, le petit donjon à l'aménagement plus chaleureux.

    Avec l'occupation française, Philippe Auguste complète les défenses par la tour Talbot, haute de 30 mètres, divisée en cinq étages voûtés sur nervures ou plafonnés, et pourvus d'un puit.Elle préfigure l'énorme donjon de Coucy dans l'Aisne qui fut détruit en 1917.