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fécamp

  • Culture de Normandie: Pêqueux d'mohues

    Anhuy, v'là la partance pou les grands bancs. Euj sommes eul quinze eud février, à çu matin, l'vent est sû, l'fond l'air est fraîche, l'a g'lè à glache!
    I faut vaie comme y en a d'la populace à Fécamp. Su les quais on s'écrase les galas. On vèye des ti z'éfants juqués sur z'épaules d'leu pé.
    Les bassins, est que des batiâs partout. Est grandiose, pis est biau. Un grand jou pou vaie s'n'aller les grands chalutiers.
    J'm'en vas vous caôser du « Saturnia », est su c'ti-là que j'avons mis man sac. Les matelots s'en sont v'nus aveu toute leu famille, même les grands-pés pis les grands-més, pis d'aôtes pou r'gaâder en curieux.
    No est tout cotent d'se r’trouver. V'là les ceusses de Sassetot, pis d'Saint-Martin-aux-Buneaux! Là-bas, est les Grecs, oco équilbourdis d'aver mal roupillè. No s'dit boujou, y en a même qui s'bécote itou, entre belle-soeu et bru.
    Pis les mousses, à leu premier viage, i z'ont d'la jappe.
    Là, est des nouveaux, queuqu'Bretons qu'ont fait leu preuve, sûr, à Saint-Malo.
    J'en vèye un d'cheu mè qui m'dit qu'on vient d'l'enrôler y a pas lotemps.
    Faut vos die qu'ch'est l'capitaine qui fait s'n'équipage. On navigue à chiquante-huit su ces rafiots-là.
    Est cheu li qu'cha s'passe, on discute pou eune demi-part, pou un quart de part: quate chens parts pou l'armateur, chent parts pou les marins, à li d'bien partager.
    Donc, c'ti-là s'en est v'nu pou vaie si qu'i érait pin oco eune plache pou un décolleux.
    L'cap'taine a dit:
    « Est de r'gret... »
    Sa bonne femme qui guettait pa la croisèye:
    « Nénesse, prends-en un d'pus, tu sais bien qu't'en perds toujou un ou deux tous z'ans ! ! »
    Est comme cha qu'i s'ra aveuc nos aôtes. C'que j'en dis, est-i vrai ou bin des ment'ries ? Bien savant c'ti-là qui l'sait !
    La tite coupée par oyou qu'on monte à bord est ras pleine. Gaffe de pin s'foute bas! D'pin teumber à la patouille! En v'là qui montent aveuc leu z'affutiâs, leu grande pouquée qu'est tout leu quintin ; pis d'aôtes qui d'chendent pour die oco un boujou à leu poulot.
    Les causses arrivés avant z'aôtes s'en viennent qu'ri la meilleue banette dans l'poste à tribord, sous l'gaillard d'avant là où i vont s'doulaïser, si on peut die, quand i éra pin trop d'pesson ou pa les grosses piaules quand on s'ra sous cape. Y a des caillebottes tout neufs, l'vaigrâge est tout rapetassé oyou que j'vas crocher man cirage et man suroit.
    L'bassin est un sas, on entre et on sort à marée haute ; v'là qu'on a ouvert les portes! La qu'minèye déboucane, les mécanos ont lancè leu diésel ; larguez les amarres! Chouque pou les r’monter et bien les lover.
    Pis on s'déhale, no v'là partis pou au moins trois mouès. Dehors, y a un gros clapot, on s'ra vite amarinés.
    Tout l'biau monde s'encoure pou nous vaie passer les digues et nous fé du bras.
    « Agite eul batè que l'moucheux i s'envole! »
    Ma mé m'avait dit:
    « Faut-i ête fô à lier pou s'n'aller pêquer su des p'tits mouille-culs comme cha! »

  • Fécamp vu par Victor Hugo

       

     

    Mais une ville charmante, c'est Fécamp.

    L'église est du plus beau gothique sévère,

    presque romane, avec des chapelles de la

    renaissance qui sont des bijoux, et de fort

    belles tombes du XV ème siècle. Presque plus

    de vitraux. Les débris du jubé, dispersés, ça et

    là dans l'église, sont les plus admirables

    fragments qu'on puisse voir. Il y a des têtes

    comme chez Raphaël dans une fort belle

    adoration de la Vierge au tombeau

    (grandeur naturelle)

  • Gastronomie Normande: La Bénédictine, élixir de roi

    L'histoire de la Bénédictine remonte au XVI ème siècle.  

     

    On raconte qu'un moine vénitien, Don Bernardo Vincelli, a crée à l'Abbaye de la Trinité à Fécamp, une liqueur à base de vingt-sept plantes et épices.

    Récoltées aux quatre coins du monde, elles répondent aux doux noms d'angélique, mélisse, aloès, cannelle, vanille, genièvre, safran ou encore cardamome etc...

    Très apprécié à la cour de François Ier, l'élixir est produit par les moines bénédictins jusqu'à la fin du XVIII ème siècle.

     

    La recette est redécouverte enn 1863 par Alexandre Le Grand, négociant en vins et spiritueux à Fécamp.

    Dix ans plus tard, il décide de créer la société Bénédictine S.A et de construire un palais-musée pour accueillir sa distillerie. Ce palais a été construit en style Néo-Gothique et néo-Renaissance.

     

    On élabore toujours dans ce palais la précieuse liqueur ambrée, ainsi que le B&B (Bénédictine et Cognac) et le Dom Bénédictine.

    La production atteint 3,5 millions de bouteilles par an, dont 95% partent à l'exportation.

     

  • La fête de la Trinité en Normandie

    Célébrée une semaine après la Pentecôte, la Fête de la Trinité est une fête mobile.  

     

    La fête de la Trinité célèbre le mystère de la Trinité. En Seine-Maritime, la Trinité était placée sous le vocable de Saint Sauveur. C'était la fête au cour de laquelle les paysans invoquaient Saint Sauveur pour la conservation des bestiaux.

     

    Les Pêcheurs d'Etretat faisaient leur entrée au son de l'orgue: ils apportaient un beauteau de pêche en modèle réduit posé sur du pain béni appelé brioche et entouré d'une pyramide de fleurs. Le spectacle impressionnait les paroissiens. Derrière les porteurs, les autres pêcheurs tenaient en main une chandelle faite de suif, qui ne ressemblait en rien aux cierges.

    Alors le chef de cette troupe entonnait un cantique très ancien (un exemple de cantique de Terre-Neuvas) dans lequel il priait Saint Sauveurde préserver les pêcheurs des attaques de pirates.

     

    Les pèlerins venaient de toute la Normandie pour assister à cette façon à la Fête de la Sainte Trinité à Fécamp. La cérémonie se déroulait à l'Abbaye de la Trinité, dite Porte du Ciel, et chacun venait se recueillir auprès du Précieux Sang.

     

  • Eglise Saint Vigor de Quettehou dans le Cotentin

    Le domaine faisait partie de la donation de 1082 faite par le duc Guillaume II de Normandie et la duchesse Mathilde de Flandres à l'Abbaye aux Dames.

     

    L'église a ensuite été donnée en 1214 par Hugues de Morville, évêque de Coutances, à l'Abbaye bénédictine de Fécamp.

     

    Elle a été remaniée au milieu du XIII ème siècle: un seul vaisseau, chevet à plat à triplet, voûtes sexpartites sur le choeur. Le bas-côté droit de la nef a été ajouté au XVI ème siècle et la voûte au XVIII ème siècle.

     

    La chapelle à gauche du choeur a été ajoutée au XVII ème siècle.

     

    La tour-clocher latérale date de la fin du XV ème siècle. La sacristie date du XVIII ème siècle.

     

     

  • Tradition de Normandie: Les Ex-Votos Marins

    Maquette de bateaux suspendues au plafond des église, fragments d'épaves, tableaux ou plaque ornant les murs, ils témoignent d'un grâce obtenue.

     

    Certains portent la formule latine abrégée: E.V.S qui veut dire Ex-Voto, suscepto (d'après un voeu pour lequel on s'est engagé)

     

    Les marins affrontant une tempête s'en remettaient à la grâce de Dieu. La survie de l'équipage donnait alors lieu à l'offrande du modèle réduit de leur navire ou d'une peinture souvent naïve représentant le vaisseau en perdition, destinée à l'église ou à la chapelle des marins de leur village.

     

    Cette imagerie émouvante est une source précieuse de renseignements sur l'histoire de la mer et des homes qui l'affrontèrent au cours de siècles passés.

     

    Les plus anciens remontent au XVII ème siècle.

  • Culture de Normandie: Adieu donc ma Mie

    Complainte recueillie à Saint Valéry en Caux, très appréciée des marins de Fécamp, la mention du départ pour l'Irlande est à rapprocher de l'habitude qu'avaient les Fécampois d'aller faire le maquereau sur les côtes d'Irlande (nous voulons dire par là qu'ils y pêchaient ce délicieux scombridé). D'autres versions avec d'autres destinations (Islande, Nantes) sont attestées dans les répertoires des baleiniers et des mariniers.

    Adieu donc ma mie je m'en va,
    puisque mon bâtiment s'en va,
    ah je m'en va dedans l'Irlande
    puisque le roi me le demande.

    En Irlande Si tu t'en vas
    un corselet tu m'apport'ras,
    un corselet fait à la mode
    qui soit de drap couleur de rose.

    En Irlande étant arrivé
    au corselet n'a pas pensé
    il n'a pensé qu'à la débauche
    au cabaret comme les autres.

    A ma maîtresse je lui dirai,
    à ma maîtresse je lui mentirai,
    je lui dirai que dans l'Irlande
    il n'y a pas ce qu'elle demande.

    J'aimerais mieux la mer sans poisson
    et la montagne sans vallon
    et le printemps sans violette
    que de mentir à ma maîtresse.

    La vigne est faite pour le raisin
    et la bouteille est pour le vin,
    et les canons sont pour la guerre
    et les garçons c'est pour les belles.

  • Ville de Normandie: Fécamp

     

     

    Histoire:

     

    C'est autour de son abbaye que Fécamp s'est bâtie.

     

    662, Wanninge, conseiller de Clotaire III fait élever une église à la gloire de la Sainte-Trinité.

     

    842, elle est détruite lors des premières invasions scandinaves.

     

    938, Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, transorme Fécamp en forteresse et reconstruit l'ancien monastère, Guillaume II de Normandie, dit le Conquérant, y passa sa jeunesse.

     

    940, Richard Ier de Normandie, fait bâtir l'église de la Trinité, dont une partie subsiste encore.

     

    Jusqu'en 1204, Fécamp est une résidence des Ducs de Normandie et l'abbaye est le premier pèlerinage de Normandie.

     

    À la veille de la Révolution de 1789, Fécamp compte neuf églises, dont trois existent encore, L'abbaye de la Trinité, l'église Sainte-Etienne et léglise Notre-Dame du Salut. La municipalité révolutionnaire installe l'hôtel de ville dans l'abbatiale de l'abbaye.

     

    Lors de la première guerre mondiale: des familles belges et des militaires belges s'y abritent.

     

    Visite de la ville

     

    Centre ville:

    1. Abbaye de la Trinité: église de la Trinité des XI ème et XII ème siècle (127 mètres de long et tour lanterne de 84 mètres.) Croisillon droit: Dormition de la Vierge du XV ème siècle, clôtures sculptées des chapelles rayonnantes. Chapelle de la Vierge de style flamboyante. En face: adossé au choeur, tabernacle du Précieux Sang,

    2. Vieilles maisons du quartier des Hallette: rue des Forts, rue Arquaise et rue de la Voûte.

    3. Vestiges de l'ancienne enceinte fortifiée: rue d'Estouteville/

    4. Tour de Babylone des Xème et XI ème siècles.

    5. Eglise Saint-Étienne, portail Saint-Martin du début du XVI ème siècle.

     

    Hors du Centre:

    1. Parc municipal à 1 km, route de Bolbec.

    2. Eglise Notre-Dame du Salut du XI ème siècle, église des marins et restes du Fort Baudoin. Chapelle restaurée en 1952. Panorama jusqu'à Etretat.

  • Histoire de Normandie: d'où vient le nom de Fécamp

    Fécamp, port de pêche du Pays de Caux en Seine-Maritime, dans lequel on pourrait penser voir un produit du scandinave fisk « poisson », est attesté sous une forme latinisé avant le IX ème siècle, ce toponyme est antérieur aux invasions scandinaes.

     

    Il repose en fait sur le radical germanique fisk qui veut dire aussi poisson et qui a d'ailleurs donné naissance au mot scandinave.

  • Traditions de Normandie: Cantique des terres-Neuvas de Fécamp

    Refrain
    Astre béni du marin
    Conduis-nous vers le rivage,
    Préserve-nous du naufrage
    Blanche étoile du matin.

    On est si loins et si seuls,
    Là-bas sur la mer immense !
    Si petits dans le silence,
    Où le flot tend ses linceuls !

    Ah ! Les nuits, les tristes nuits,
    Quand tout est noir sur nos têtes ;
    Quand sous nos pieds, les tempêtes ;
    Battent nos frêles appuis.

    Que de longs jours sans sommeil,
    Où les yeux las dans la brume,
    Cherchent un feu qui s'allume,
    Implorent le grand soleil.

    Sorti du vent et des eaux,
    Le froid coupe les figures,
    Fend la peau, rend les mains dures,
    Et nous entre dans les os.

    Et ce sont les icebergs,
    Les glaçons venus du pôle,
    Géants à la rude épaule,
    Spectres blancs sur les flots verts.

    Et ce sont les paquebots,
    Semeurs de mort et d'épaves
    Qui du fer de leur étrave,
    Creusent les profonds tombeaux.

    En haut, en bas, loin, tout près
    Tonnante ou silencieuse,
    La mort cette horrible gueuse,
    Resserre ses noirs filets.

    Et lorsqu'à l'ennui vainqueur
    L'âme un moment s'abandonne,
    Sans Marie, on n'a personne
    Pour nous réchauffer le coeur.

    Mais on la voit scintiller,
    Feu qu'aucun brouillard n'altère,
    Feu du ciel et feu de terre,
    Montrant Dieu et le foyer.

    Alors l'âme se reprend :
    On sent moins le froid, la bise ;
    La peur s'en va qu'on méprise ;
    On voit plus loin et plus grand.

    Qu'importe encore le temps gris
    Et la tempête qui fouaille !
    C'est de tout coeur qu'on travaille
    Pour la femme et pour les p'tits.