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exploitations agricoles

  • Histoire de la Normandie: la Verte campagne

    le XIX ème siècle voit naître en Normandie l'image d'opulence agricole avec le couchage en herbe qui vise l'approvisionnement des Halles de Paris et des grandes villes en produits laitiers et en viande. Le cidre et le calvados complètent les revenus.

    Le couchage en herbe concrétise une manière d'utiliser les sols difficiles du massif ancien.Cette pratique fait la fortune des Pays de Bray, d'Auge et du Bessin. Presque tous les travaux se font encore à la main dans les exploitations augeronnes, où les cultures ne représentent qu'une activité d'appoint.


    La machine pénètre lentement dans les exploitations car elle coûte cher: la récolte se coupe à la faux, on bat les gerbes au fléau sous la grange.

    En 1865, apparaissent les premières charrues métalliques à deux socs que le cultivateur retourne complètement au bout du sillon.

    L'évolution semble plus rapide dans la plaine de Caen où les grandes exploitations s'équipent d'un semoir, d'une faucheuse, voire d'une moissonneuse.

     

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    Le Semeur de Millet qui date de 1850 et décrite avec fidélité par Zola dans La Terre:

    « Jean, ce matin-là, un semoir de toile noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche et de la droite, tous les trois pas, il prenait une poignée de blé que d'un geste, à la volée, il jetait ».

    Cette scène appartient au passé.


    Plus que les récoltes, le bétail reste le point capital de l'économie rurale et notamment les vaches laitières. La traite des vaches incombe aux filles de ferme; à la belle saison, elle se déroule en plein air, la servante va de vache en vache, déplace le trépied et recueille le lait dans un seau. Le lait remplit ensuite les cannes, des récipients typiques de Normandie. Ils sont ventrus dans le Cotentin et cylindriques dans le Pays d'Auge.


    La société paysanne établit une hiérarchie bien structurée: au sommet de la pyramide, on trouve le riche propriétaire qui surveille ses valets de cour ou de charrue puis en descendant, le cultivateur qui travaille avec sa famille; un échelon plus bas, le petit paysan qui loue ses services, puis après l'ouvrier agricole qui cultive quelques parcelles de terre; enfin au dernier niveau, le domestique de ferme.


    Le Normand, terrien authentique ne ménage pas son dévouement à la terre à la terre nourricière: s'il quitte la charrue, c'est pour le fusil de chasse. Ce n'est pas un être de fantaisie, il soigne ses pommiers avec délicatesse, il ne tond pas les moutons, il les déshabille.