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  • Patrimoine de Normandie : l'Eglise Saint-Helier de Beuzeville.

     

     

     

    Une étape du circuit des églises de style Roman du canton de Beuzeville qui compte dix-sept églises.

     

    L'église est dédiée à Saint-Helier, un saint normand originaire de Jersey. Jersey rend hommage à ce saint, car la capitale de l'île s'appelle Saint-Helier.

     

     

    Cette église a conservé un choeur datant du XIIème siècle. Des remaniements ont eu lieu aux XVIème et XVIIIème siècle qui l'ont doté de fenestrages, de balustres, contreforts, gargouilles et d'un colombages de style Normand. Les vitraux datent du XX ème siècle et ont été fait par le maître verrier, François Décorchemont, originaire de Conches en Ouche. 

  • Patrimoine de Normandie : Eglise Saint-Sulpice de Breteuil-sur-Iton

     

     

     

    Donnée vers le milieu du XIème siècle à l'Abbaye de Lyre par Guillaume Fils Osbern (un des principaux vassaux de Guillaume II de Normandie, dit le Conquérant).

     

    Cette église succède à une église en bois dont il est fait mention de la reconstruction en mortier et pierre vers 1015 à 1025.

     

    L'ossature de la nef et du transept et surtout de la tour centrale, est carrée et trapue et remonte à la seconde moitié du XIème siècle. Le reste de l'église a été rebâti au XIIème siècle à la suite d'un incendie ayant eu lieu en 1138. Reconstruction qui a été effectuée en grison, une pierre typique de ce secteur de la Normandie.

     

     

    À l'intérieur : on peut voir un joli buffet d'orgue datant du XVII ème siècle. On peut aussi voir une balustrade de style Renaissance et aussi une toile représentant la Résurrection peinte par Hubert Descours. 

  • Village de Normandie : Poses

     

     

    Cette ancienne cité batelière, qui s'étire le long d'une des boucles de la Seine (Sequana), située à une trentaine de kilomètre en aval des Andelys. Son histoire est intimement liée au fleuve. Jusqu'au milieu du XX ème siècle, les plupart des hommes avaient un métier lié au transport fluvial, mariniers, haleurs, charretiers de rivière, , charpentiers navals et par la suite capitaine de remorqueurs avec l'avènement du charbon. Le village tirerait son nom du repos pris par les bateliers après avoir franchi le pertuis de Poses, un passage à fort courant (fortement réduit avec les écluses)

     

     

    L'église est dédiée à Saint Quentin, elle date du XIII ème siècle. Les ex-voto et les graffitis des mariniers et son Christ sur une ancre témoignent de ce passé du transport fluvial.

     

    Le chemin de halage est une autre trace de ce passé, il est maintenant bordé par de jolies villas. Poses est reliée à Amfreville-sous-les-Monts par une passerelle piétonne aménagée sur le barrage (dernier barrage sur la Seine)

     

     

     

     

     

     

     

  • Patrimoine de Normandie : L'Abbaye Notre-Dame de Fontaine Guérard

     

     

    Cette abbaye de l'ordre Cistercien a été fondée en 1207 et abritait une communauté de religieuses.

     

    La géométrie épurée du bâtiment est un des plus beaux exemples du style gothique anglo-normand et reflète la rigueur tranquille de l'ordre créer à Cîteaux.

     

    Après la vente comme biens nationaux sous la première république, le nouveau propriétaire fit aménager le dortoir des moniales en filature (la première dans la région).

     

    L'église, fut démantelée à cause de la mode romantique des ruines médiévales.

     

     

     

  • Village de Normandie: Saint Just de Longueville

     

     

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    La première mention du village est attestée vers 1025 sous le nom de
    Sancti Justi, puis en 1293, sous celui de Saint-Just-de-Longueville.

    Vers 1020, le duc Richard confirme aux moines de Jumièges les églises de Saint-Marcel et de Saint-Just ; le patronage dut passer plus tard à l'abbaye de Fécamp.

    Avec la commune voisine de Saint-Marcel, Saint-Just formait le territoire de Longueville, étendu le long de la Seine et réputé pour ses vignes ; les actes anciens comportent de nombreuses mentions de vignes et de muids de vins (les vignes ont subie beaucoup de dégâts à cause du phylloxera et donc ont disparu au début du XX ème siècle) . Les autres ressources sont apportées par les céréales, les arbres fruitiers et deux moulins.

     

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    Du
    XVesiècle auXVIIesiècle, la seigneurie de Saint-Just appartient à la famille de Croismare ; auXVIIIesiècle, la famille de Savary devient propriétaire du château. AuXIXesiècle, le domaine passe dans le patrimoine de la famille d'Albufera. Les deux autres fiefs sont ceux de Cornehaut et de La Harelle.OldegliseN.jpg

    Saint-Just est traversé par la route médiévale de Saint-Pierre-d'Autils à Saint-Marcel, autrefois dénommée chemin royal, puis au XVIIIe siècle chemin des Chartreux. En 1830, Charles-Ambroise Choderlos de Laclos, fils de l'auteur des Liaisons dangereuses, devient maire de la commune.

     


  • Paysages de Normandie: Eglise Saint-Pierre de Menilles


     

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    L'église de Menilles est une construction en pierre de taille du XVI ème siècle, composée d'une grande nef, flanquée de deux très étroits collatéreaux, d'un choeur en retrait accompagné au sud d'une petite chapelle seigneuriale du début du XIX ème siècle; le collatéral nord se termine à l'est par une chapelle à deux travées.

     

    La chapelle du nord est seule voûtée en pierre sur croisées d'ogives avec petites clefs de style Renaissance.

     

    L'église fut dédiée en 1514, ainsi que l'indique une inscription. Le portail est daté de 1562.

     

    Cinq arcades en tiers point font communiquer la nef et les bas-côtés, les piliers du côté nord sont cruciformes et non munis de chapiteaux. Les arcades du sud paraissent remonter à un édifice antérieur du XIV ème siècle, elles sont à double ressaut et reposent sur des colonnes à chapiteaux à corbeilles de feuillage.

    Les fenêtres du bas-côté nord sont en lancettes à tiers point et trilobées.

    Au nord, deux des piliers cruciformes sont renforcés à l'intérieur par deux arcs boutants en quart de cercle.

     

    Le bas-côté sud plus étroit encore que celui nord et il est éclairé par d'étroites fenêtres cintrées ornées de moulures gothiques.

     

    La tour projetée en façade repose sur deux grosses colonnes toscanes à large piedestal en brique, le rez-de-chaussée de cette travée occidentale est éclairé par des fenêtres de style Renaissance à un meneau.

     

    Le choeur rectangulaire est éclairé par des lancettes trilobées.

     

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    Le portail occidental en plein cintre est très étudié, les socles des niches ornant son trumeau et les ébrassement ainsi que les contreforts qui flanquent le portail sont décorés de charmants feuillages gracieusement découpés encadrant des écus.

     

    A l'archivolte une série de dais gothiques abritent des figures d'anges tenant les instruments de la Passion. Le remplage de la fenêtre du tympan est de style gothique flamboyant; les dais des niches des ébrasements sont de style Renaissance très accusé.

  • Histoire de Normandie : Chouannerie dans l'Eure sous Napoléon.

    Les activités royalistes ne cessent pas sous le Consulat.

     

    Deux semaines après le coup d'état de Brumaire, le 24 novembre 1799, des chouans commandés par Hingant de Saint-Maur occupe Pacy sur Eure, volant des fonds appartenant au gouvernement et des uniformes. Puis ils se replient en direction de Dreux, poursuivit par des gendarmes et des gardes-nationaux. Au cours d'un engagement contre ses chouans, Depresle, le commandant de la Garde Nationale est tué

     

    Les incidents de Pacy sur Eure, provoquent une réelle inquiétude chez une partie de la population, d'autant que de fausses rumeurs circulent au sujet des actions menées par ses Chouans. Il faut l'annonce de l'arrestation de Louis de Frotté pour rassurer ses habitants de l'Eure. Jugé à Verneuil, Louis de Frotté fut fusillé sur ordre de Napoléon le 18 février 1800 près de Verneuil sur Avre.

     

    Mais voilà les incidents ne sont pas fini, l'ainé des Le Pelletier, ancien lieutenant de Louis de Frotté a constitué une troupe de Chouans qui lutte dans le département de l'Eure depuis l'époque du Directoire. Elle pratique l'attaque des diligences transportant des représentants du gouvernement ou des gens favorables au gouvernement et également des vols et des assassinats.

    Le Pelletier est arrêtéle 9 décembre 1801 au hameau de Pilette près de Bernay quelque jour après l'échec de l'attaque d'une diligence reliant Caen à Paris.

     

    Un rapport gouvernemental relate les conditions de l'arrestation mouvementée de Le Pelletier :

     

    Voyant que les brigands n'étaient pas décidés à se rendre, on résolut de brûler la maison. Le feu avait déjà consumé une grande partie de la maison, lorsqu'un homme armé d'un pistolet de chaque main et un poignard entre les dents, sauta par une croisée, franchit une haie, et chercha à gagner le bois qui s'étend jusqu'auprès de la maison en criant : à moi, mes amis suivez moi ! On tira sur lui vingt ou trente coup de fusil, qui ne l'arrêtèrent point. Le citoyen Baumier, cordonnier, nouvellement arrivé dans cette ville, courut sur lui, et allait le frapper d'un coup de sabre lorsque le brigand se retourna et lui lâcha un coup de pistolet qui l'étendit à ses pieds ; son second coup de pistolet blessa un citoyen au front. Le brigand n'ayant plus que son poignard, allait en frapper un citoyen de la garde nationale, qu'il tenait par les cheveux, lorsque le citoyen Mérimée, chasseur à cheval, lui coupa le poignet d'un coup de sabre. On allait assommer le brigand à coups de sabre et de crosse de fusils, lorsque le chef de gendarmerie insista pour qu'il fût arrêté encore vivant. Le Pelletier est à la prison ; il y est soigné par les chirurgiens ; on a achevé de lui couper le poignet qui ne tenait presque plus rien et malgré ses nombreuses blessures, ce brigand est maintenant plein de vie. (source : Archives départementales de l'Eure, 1M176)

     

    En décembre 1801, dix-huit chouans de Le Pelletier sont inculpés puis interrogés par Dupont, président de la Cour Spéciale. Quatre condamnations à mort sont prononcées dont celle de Le Pelletier qui est exécuté à Evreux en août 1802.

     

    L'exécution de Le Pelletier sonne le glas de la Chouannerie euroise.

  • Légende de Normandie : Le miracle des oies de la Baie de Seine

    Légende de Normandie : Le miracle des oies de la Baie de Seine

     

    source : traduit du texte latin de la Vita Ila Samsonis en 1887

     

    Racontons un autre miracle dû à l'intercession de Saint-Samson. Le Monastère de Pentale est proche de la mar, ce qui était source de problèmes : des oiseaux, principalement des oies farvae et des oies rieuses, arrivaient en quantités innombrables tout autour du monastère, ce qui était difficilement supportable pour les religieux, car le vacarme était tel que l'on pouvait à peine s'entendre parler.

     

    Un jour, Saint-Samson, sans rien dire à personne, se munit d'un bâton et s'en alla dans les marais où nichaient les oiseaux, et il leur dit : au nom du seigneur Jésus-Christ, qui m'a accordé toute sa confiance, je vous demande de me précéder jusqu'au monastère que vous avez tant importuné et de ne pas faire usage de vos ailes.

     

    Alors les oies se rassemblèrent en un grand troupeau devant lui, entrèrent dans le monastère comme des animaux domestiques et y restèrent jusqu'au lendemain : on aurait dit qu'elles montaient la garde.

     

    Mais la nuit venue, un renard s'introduisit parmi les oies et il en attrapa une ; chose étonnante, il ne put la dévorer. Le lendemain, à la troisième heure, après la prière, Saint-Samson se rendit dans l'enclos et voyant que quelque chose était arrivé, il dit : Seigneur Dieu, mon créateur restitue ce qui a été volé. Aussitôt on vit le renard portant dans sa gueule l'oie indemne, puis la relâchant au milieu de ses congénères.

     

    Alors Saint-Samson dit aux oiseaux : si vous me promettez de respecter pour toujours la tranquillité du monastère, je vous libère et vous laisse en paix. Étendant leurs ailes, elles poussèrent alors un cri comme pour dire qu'elles en faisaient la promesse. D'un signe de la main Saint-Samson leur indiqua qu'elles pouvaient partir, et aussitôt elles se dispersèrent dans les airs en silence.

     

    À partir de ce jour et de cette heure, de cette génération jusqu'à aujourd'hui, on n'a plus jamais vu ce oiseaux dans le domaine de l'abbaye.  

  • Extrait du recueil de miracles de l'abbaye Saint-Taurin d'Evreux.

     

     

    Datant du IX ème et X ème siècles.traduit du texte latin des « Miracles de Saint Taurin »

     

    Une femme aveugle qui habitait de l'autre côté de la Seine fit un jour un songe : elle devait faire don à Saint Landulfe du grenier qu'elle venait de faire construire pour engranger ses récoltes, et ce don servirait à l'édification de l'église de Saint Taurin : elle se mit aussitôt en devoir de le remplir. Dès que les hommes de l'abbaye traversèrent la Seine avec leur chariot, elle recouvra la vue.

     

    Une autre fois, un homme bien connu dans la région donna à l'abbaye de Saint Taurin son meilleur boeuf. Mais son fils s'était mis en tête de garder pour lui cet animal et de faire un échange. Alors, comme il franchissait la rivière voisine sur un pont très élevé, il tomba devant lui et mourut noyé.

     

    À la même époque, un clerc du nom de Framigaire avait reçu en don une ruche. Comme il voyait que les abeilles mouraient, il transféra dans une autre ruche celles qui avaient survécu. Ayant obtenu de la cire, il fabriqua un cierge et en fit don à l'abbaye de Saint-Taurin. C'est alors que survint une chose étonnante : dès le lendemain, un dimanche, un essaim d'abeilles s'installa chez lui, d'où il tira plus tard une grande quantité de miel.   

  • Dictons normands du mois de septembre

     

    • Mois de septembre pluvieux, an fructueux

    • Septembre se nomme le mai de l'automne.

    • Pluie de Saint Gilles ruine les glands

    • En septembre, s'il tonne la vendange sera bonne.

    • En septembre pluie fine est bonne pour la vigne

    • En septembre, il fait bon être tout le jour dans la campagne.

    • En septembre, si l'osier fleurit le raisin mûrit.

    • En septembre sois prudent, achète bois et vêtements.

    • À la Sainte Croix, cueille tes pommes.

    • De Sainte Croix à Saint Michel, la pluie va dévaler du ciel.

    • Si Saint Renaud est pluvieux suivent neuf jours dangereux.

    • Froid de Sainte Nadège annonce pour bientôt la neige.

    • Quand vient la Saint Matthieu, l'été adieu :

    • A la Sainte Justine, toute fleurs'incline.

    • Étoiles filantes en septembre, tonneaux trop petits en novembre.

    • Pluie de Saint Michel sans orage, d'un hiver doux est le présage.

    • La Saint Jérôme venue, sors ta charrue