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eugène boudin

  • Honfleur, Le Pays du « Roi des Ciels »

    Le brun, l'ocre et le gris métallique dominent à tour de rôle selon que la lumière du jour choisit de jouer sur la pierre, la brique, le bois ou l'ardoise des vieilles maisons du quai Sainte Catherine. En face, le quai Saint Étienne est dominé par la massive lieutenance et la vieille église Sainte Étienne.

     

    Derrière les hautes façades guindées des quais s'étend le vieux quartier de l'Enclos, où les belles maisons des XVI ème et XVII ème siècles bordent les petites rues étroites et animées. Trop précieuse, la vieille ville fut autrefois protégée par des murailles et un réseau de douves.

     

    Par-delà l'Enclos, la rue Haute et les rues avoisinantes alignent les riches demeures d'armateurs qui firent fortune en sillonnant les mers. La richesses des hôtels particuliers, aux ferronneries finement travaillées, témoigne de la prospérité du Honfleur des XVI ème et XVII ème siècle.

     

    Avec le XIX ème siècle, Honfleur devient une destination privilégiée pour les paysagistes, qui choisissent de travailler à la Ferme Saint-Siméon, autour d'Eugène Boudin, l'enfant du pays sacré par ses cadets impressionniste « Roi des Ciels »

  • La Normandie et les Peintres

    La Normandie tint une place tout à fait particulière dans la peinture française. Nicolas Poussin est le plus célèbre représentant du classicisme en France, naît près des Andelys en 1594. C'est autour de Rouen, où il est né en 1791, que Théodore Géricault forge sa passion pour les Chevaux. Mais la région est intimement liée à l'histoire picturale du XIX ème siècle, notamment à celle de l'impressionnisme dès ses balbutiements et jusque dans ses prolongements. De grands artistes y voient le jour, beaucoup d'autres y viennent y chercher la subtilité des lumières, les transparences de l'air et de l'eau.

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  • Histoire de la Normandie: Monet à Giverny

    Si Giverny doit une fière chandelle au peintre. Difficilement accepté par les habitants locaux, Monet vivait sans véritable contact avec eux, qui lui faisaient payer très cher les meules de foins qu'il souhaitait coucher sur ses toiles.


    Il avait besoin de la nature pour peindre, de la lumière qui s'en dégage aux différentes heures de la journée, t plus particulièrement tôt le matin.


    Il fut l'un des premiers, conseillé par Eugène Boudin, à peindre sur le site même, symbolisant les images à l'extrême pour les réduire à une impression lumineuse, à un effet de lumière.


    La manière de peindre dépasse le sujet peint.


    Si Boudin se rapprochait déjà fortement de cette lecture si délicate de la lumière naturelle. Monet en devint le grand maître. Dans le jardin qu'il créa entièrement, il peignit certaines de ses toiles les plus célèbres.


    A Giverny, Monet s'installa dans cette longue maison rose aux volets verts. Il se levait avant le jour, prenait un copieux petit déjeuner et se hâtait d'étudier la lumière avant qu'elle ne se défilât. Souvent, il travaillait sur plusieurs tableaux à la fois, captant pour un même sujet les nuances de chaque heure.


    Par la suite s'installeront à Giverny de nombreux artistes français mais aussi américains.

  • Normandie: En Carriole de Caen à Honfleur.

    Caen émerge au centre d'une plaine fertile couverte de céréales, d'une mer de blé. Caen se développe d'abord autour des monuments édifiés par Guillaume II de Normandie dit le Conquérant: le château ducal, les deux abbayes (abbaye aux Hommes et abbaye aux Dames). La campagne s'incruste dans la cité, la prairie y déroule un vaste espace de verdure rejoignant presque le Bassin Saint Pierre, L'étranglement de la ville en son milieu fait ressortir ses vocations complémentaires agricoles et maritime.


    La volonté de Napoléon III a été déterminante pour l'aménagement d'un canal de douze kilomètres et d'écluses reliant Caen au port de Ouistreham proche de la plage de Riva-Bella.

    Le canal répondait à un besoin économique notoire et favorisait l'exportation de la fameuse pierre blonde de Caen.


    Grâce à un décret datant du Moyen-Âge, la prairie a été préserver de l'urbanisation, cet acte accorde aux habitants de Caen et de quelques communes avoisinantes le droit aux secondes herbes en contrepartie d'une modique redevance.


    La fierté des riches bourgeois de Caen se reflète dans le luxe de l'ornementation de l'église Saint-Pierre, chef d'oeuvre de l'architecture.


    Honfleur a joué sur le théâtre maritime un rôle de premier plan, s'illustrant dans les registres de la navigation long-courrier et colonisatrie, la chasse à la baleine, la pêche morutière, les constructions navales à l'origine des chantiers Augustin-Normand du Havre.

    Vers 1680, Colbert transforma le petit port, dont de grands navigateurs avaient déjà fait la célébrité, en un centre militaire et commercial important.


    La mémoire d'Honfleur a engrangé beaucoup de souvenirs, celui de Champlain qui est parti d'ici pour fonder le Québec et d'autres qui s'élancèrent à la conquête du Brésil et des terres inconnues. La vieille cité normande conserve ses airs d'autrefois, ses maisons habillées d'ardoises bleues qui se serrent sur les quais.

    La Lieutenance date du XVI ème siècle, la porte de Caen s'y encastre. Cette construction gentiment seigneuriale mire dans le vieux bassin ses tuiles cuites et ses gracieuses tourelles à poivrières.

    L'église Sainte-Catherine, construire avec amour par les charpentiers de marine à voile, ne laisse d'étonner avec ses deux nefs en carènes renversées et son clocher séparé de l'église et planté sans façon de l'autre côté de la place.


    Les cris des poissonnières dans les casemates du port, les bars à marins de la rue du Lingot ou de l'Homme-de-Bois où les rixes éclatent parfois recréent l'atmosphère d'autrefois. On marche dans les pas d'Eugène Boudin. La poésie souffle avec Lucie Delarue-Mardrus et en compagnie d'Alphonse Allais, l'humour retrouve le sens de formules à l'emporte-pièce.