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etretat

  • Culture de Normandie:Poème "Les plages normandes"

    par Sarah

     

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    Le long des bords de mer vont les plages normandes

    Rubans grèges dorés des sables et soleils,

    O ces innombrables ressources gourmandes,

    Des pêches aux crabes et des poissons vermeils.


    Le Mont-Saint-Michel et puis Carteret vont certes

    Ennoblirent les vents de toutes leurs beautés

    Falaises de granit, structures découvertes

    Parmi les galets blancs et les silex hantés.

     

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    Et suer les sables blonds, il est Cabourg, Houlgate,

    Large éventail fleuri de sylves et d'humus

    Où les enfants courent jusques à leur frégate

    Par la marée encore si basse à l'Orémus...

     

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    Ouistream a son bord, Etretat à sa source

    Mais Deauville et Trouville ont leur double renom;

    Les voiliers élégants, les pêcheurs en ressource

    Se sont liés à la côte, avec ce double nom.


    Deauville a vu Sorel, Mistinguett et Colette,

    Trouville a hébergé Alexandre Dumas

    Flaubert et puis le peintre Isabey et sa palette,

    Tandis qu'ils regardaient voguer barques et Trois-mâts


    Avant d'écrire et de peindre la dune,

    Sur les tons beige uni et les teintes safran,

    A quel magnifique et sublime clair de lune

    Dans les tracés légers où vole un cormoran.

  • Le Peintre Eugène Le Poittevin et Etretat

    Le peintre Eugène Le Poittevin fit la réputation de la ville d'Etretat sous le Second Empire.

     

    Séduit par les falaises et les grèves situées à proximité d'Etretat. Il se fit construire une villa. Il installa son atelier dans une caloge (vieille embarcation tirée sur la plage et pourvue d'un toit)

     

    Il y accueillit Courbet et Monet.

     

    « Les Bains de mer à Etretat » est l'oeuvre la plus célèbre de Le Poittevin. Elle est datée de 1865, elle montre un plongeoir installé sur un essieu et une paie de roues qui permet aux hommes de sauter dans l'eau et aux femmes de s'approcher de l'eau sans se mouiller.

     

    Guy de Maupassant était un habitué de la plage. L'actrice Eugène Doche qui joua le rôle de la Dame aux Camélias  était aussi une habituée de cette plage.

  • La fête de la Trinité en Normandie

    Célébrée une semaine après la Pentecôte, la Fête de la Trinité est une fête mobile.  

     

    La fête de la Trinité célèbre le mystère de la Trinité. En Seine-Maritime, la Trinité était placée sous le vocable de Saint Sauveur. C'était la fête au cour de laquelle les paysans invoquaient Saint Sauveur pour la conservation des bestiaux.

     

    Les Pêcheurs d'Etretat faisaient leur entrée au son de l'orgue: ils apportaient un beauteau de pêche en modèle réduit posé sur du pain béni appelé brioche et entouré d'une pyramide de fleurs. Le spectacle impressionnait les paroissiens. Derrière les porteurs, les autres pêcheurs tenaient en main une chandelle faite de suif, qui ne ressemblait en rien aux cierges.

    Alors le chef de cette troupe entonnait un cantique très ancien (un exemple de cantique de Terre-Neuvas) dans lequel il priait Saint Sauveurde préserver les pêcheurs des attaques de pirates.

     

    Les pèlerins venaient de toute la Normandie pour assister à cette façon à la Fête de la Sainte Trinité à Fécamp. La cérémonie se déroulait à l'Abbaye de la Trinité, dite Porte du Ciel, et chacun venait se recueillir auprès du Précieux Sang.

     

  • Tradition de Normandie: Les Ex-Votos Marins

    Maquette de bateaux suspendues au plafond des église, fragments d'épaves, tableaux ou plaque ornant les murs, ils témoignent d'un grâce obtenue.

     

    Certains portent la formule latine abrégée: E.V.S qui veut dire Ex-Voto, suscepto (d'après un voeu pour lequel on s'est engagé)

     

    Les marins affrontant une tempête s'en remettaient à la grâce de Dieu. La survie de l'équipage donnait alors lieu à l'offrande du modèle réduit de leur navire ou d'une peinture souvent naïve représentant le vaisseau en perdition, destinée à l'église ou à la chapelle des marins de leur village.

     

    Cette imagerie émouvante est une source précieuse de renseignements sur l'histoire de la mer et des homes qui l'affrontèrent au cours de siècles passés.

     

    Les plus anciens remontent au XVII ème siècle.

  • Paul Morant parlant de Maupassant et de la côte normande

    « A ces hautes demeures seigneuriales prises en location, les Poittevin, famille bourgeoise de Fécamp dont sa mère était issue, avaient demandé un cadre aristocratique pour la naissance de leurs enfants à particules. Mais combien Maupassant préférait le petit village d'Etretat placé entre deux vides, entre la prairie et la mer, si animé avec ses pêcheurs, ses cordiers, son goudron fondant dans les réchauds, ses filets bruns ornés de flotteurs de liège mangés par le sel, dont l'odeur attire les mouettes qui crient comme des poulies. Le meilleur de sa vie s'est passé là, comme entre deux portants d'un décor, sous les falaises entre la Manne Porte et la Porte d'Amont sur l'anse des galets où les femmes, les vireuses, halent au cabestan les embarcations; plus haut, au-delà de la limite du flot tracé par le liséré noir du varech, il revoit kes caloges, vieux canots qui n'ont plus l'âge de prendre la mer et qui servent de hangars pour les casiers à homards, les harpons, les nasses, les lignes de remonte. De la baie de Seine à Dieppe, le jeune homme connait chaque crique, chaque fond, chaque valleuse; fécamp, Saint-Valéry, Le Tréport n'ont pas de secrets pour lui. Il parle le patois avec les fils des pêcheurs, ses amis, ses égaux dont les pères l'emmènent en mer pour des expédityions dont il risque de ne pas revenir. Peu à peu il a étendu ses voyages, poussant jusqu'au Havre de Grâce dont il admirait les mâts, les vergues, les flèches, les cordages, tout cet emmêlement et ce jaillissement vertical qui ressemble à une forêt morte. » 

  • Paysages de Normandie: 600 kilomètres de côtes

     Sans aller faire de la géographie humaine ou des études de droit coutumier agraire au fond de ce « pays des haies », comme on appelle le Bocage, il suffit au voyageur de longer le littoral normand pour être convaincu de la diversité des paysages.  

     

    • Le Tréport, qui flirte avec ses voisines picardes, se rattache à la Côte d'Opale. Mais tout de suite en aval, commence avec Criel-Plage, le mur de craie strié de silex, la falaise par excellence, qui jusqu'à Sainte-Adresse et le Havre sous le cap de la Hève, domine la mer à pic infranchissable de cent mètres et plus. Là seulement où des ruissellements ont pu fissurer le plateau de Caux et déliter le gras et blanc calcaire, des ports aménagés pour le commerce, la grande pêche, le transport maritime et la plaisance ont pu s'installer; encore ont-ils dû se protéger de la mer et équiper le dernier kilomètres de l'estuaire en y creusant des bassins: ainsi en va-t-il pour Dieppe, Saint Valéry, Fécamp.

     

    Lorsque l'effondrement de la falaise fut de faible amplitude ou le fleuve côtier top maigre pour irriguer un port, la « valleuse » n'a pu abriter que de très petites agglomérations qui longtemps vécurent uniquement d'une activité artisanale de la pêche, voire de la simple pêche à la cueillette. Il a fallu l'animation balnéaire, bien que saisonnière, pour que des communes comme Veules-les-Roses, Les Petites-Dalles, Yport ou Etretat.

     

    Faites de l'accumulation des silex débarrassés de leur gangue de craie lors des éboulements de falaise, leurs plages de galets présentent l'avantage d'être propres et stables. Les fonds rocheux couverts de varech, entretiennent à chaque marée un air salubre et iodé. Les rognons de silex pris dans un mortier servent à l'édification de murs à parement de briques dans un grand nombre d'édifices; les villages offrent de ce fait un aspect méticuleux, un peu austère, caractère adouci bien souvent par des massifs d'hortensias roses ou bleus qui poussent librement jusque dans de minuscules courettes sur le devant des maisons.

  • Paysages de Normandie:Etretat

    Vu du haut de la colline. Joli, non?

    La halle; belle architecture, pour le reste: piège à touriste

    Notre escale du midi: la Salamandre

    On était la-haut ce matin!

    L'aiguille creuse

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  • Paysages de Normandie:La Côte d'Albatre

     

     

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    «Elle est exquise, cette petite anse de galets, si gracieusement taillée dans la falaise » , écrivait en 1873 le poète François Coppé, à propose d'Etretat.

    Rendue célèbre au XIX7me siècle par les chroniques d'Alphonse Karr, la petite cité a séduit nombre d'écrivains, de peintres et de baigneurs. L'image de ses arches majestueuses a fait le tour du monde tout comme celle de sa fameuse « aiguille » mise en scène par Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin.

    Pas question de quitter la cité sans avoir escaladé les falaises, cheminé sur le sentier au bord de l'âbime et contemplé le paysage, le nez au vent et les cheveux en bataille.


    Préférez la petite route côtière, passant par la jolie station d'Yport, pour rejoindre Fécamp. La cité des Ducs recèle quelques bijoux architecturaux comme l'Abbatiale de la Trinité et le très célèbre Palais de la Bénédictine.

    Quant au musée des Terre-Neuvas et de la pêche, il évoque l'épopée des pêcheurs de morue qui, au siècle dernier, allaient poser leurs filets au large de Terre-Neuve.


    L'idéal est de faire escale à Fécamp, le samedi, jour de marché, pour découvrir les poissons, coquillages et autres produits du terroir.


    Après Saint-Valéry en Caux et Veules-les-Roses, une halte s'impose à Varengeville sur Mer.A découvrir, l'église du Xième siècle et ses vitraux signé Georges Braque, le Manoir d'Ango, l'un des édifices les plus pittoresques du Pays de Caux.


    A quelque kilomètre de là, Dieppe fut le port d'attache de nombreux explorateurs et armateurs d'être gagnée, au XIXème, par la vogue des bains de mer.


    Et voici Le Tréport, niché au pied des falaises les plus hautes de France, et plus à l'intérieur des terres, la ville d'Eu qui vous surprendra par la richesse de son patrimoine historique:

    La collégiagle Notre-Dame et Saint-Laurent, l'un des plus beaux édifices religieux normands, le chateau-musée Louis-Philippe de style « renaissance » et sans oublier sa majestueuse forêt.

  • Paysages de Normandie:Les falaises d'Etretat

    En Aval

    • La Falaise d'Aval: on parvient au sommet en empruntant un chemin puis un escalier situés à gauche de la digue. A la fin du XIX ème siècle, une curieuse tour dominait la falaise. C'était un fort qui fut dynamité en 1911. a l'extrémité il y a un blockhaus du mur de l'Atlantique.

    • La porte d'Aval: splendeur d'Etretat, considérée comme l'une des merveilles naturelles du monde. C'est une arche à l'incroyable harmonie, à la délicate découpe. Maupassant comparait cette porte de calcaire façonnée par les vagues à un éléphant plongeant sa trompe dans la mer.

    • L'Aiguille: un peu en retrait, derrière la port, on la voit de la plage. Pour mieux l'admirer, ne pas manquer de monter au sommet de la Falaise d'Amont. L'aiguille mesure 70 mètres de haut mais n'est pas creuse contrairement à ce qu'avait écrit Maurice Leblanc pour un de ses Arsène Lupin.

    • Le Trou d'Homme: grotte nichée au pied de la falaise d'Aval. On y accède à marée basse. Immense, elle est pavée de pierre blanche et tapissée de mousse. On la surnomme ainsi depuis qu'un naufragé y fut retrouvé vivant à la fin du XVIII ème siècle.

    • La Manneporte: à gauche de la falaise d'Aval, au bout de la valleuse de Jambourg. Arche imposante, moins élancée que celle d'Aval et surtout moins connue puisqu'elle est située derrière. On dit qu'un bateau à voile peut passer sans problème sous cette « Grande Porte » d'où son nom, dérivé de Magna Porta.


    En Amont

    • La Falaise d'Amont: pour accéder au sommet en voiture, prendre la rue Jules-Gerbeau. On grimpe au sommet de la falaise en empruntant un escalier situé à l'extrémité droite de la plage. Là-haut, on trouve un calvaire, une charmante petite église et une flèche blanche pointée vers le ciel, monument dédié aux aviateurs Nungesser et Coli, ces deux pilotes qui quittèrent Le Bourget en 1927 pour tenter de traverser l'Atlantique; la dernière fois qu'on les vit, c'est au large d'Etretat. Du bord de la falaise, panorama d'un romantisme absolu sur la ville, bordée par la Falaise d'Aval, l'arche et l'aiguille.

    • L'Aiguille de Belval: à droite de la falaise d'Amont, au bout de la plage. Pour s'y rendre, monter sur la Falaise d'Amont. Du parking, prendre le GR 21. Bien indiqué, compter 1h à 1h30 de balade aller-retour. Moins connue que l'aiguille d'Aval, l'aiguille de Belval est pourtant surprenante. Imaginez un gigantesque menhir dévoré, à sa base, par les vagues! On s'attend à la voir s'effondrer d'un instant à l'autre.

  • Histoire de la Normandie:Les « camps-Cigarettes »

    Les « camps-Cigarette » en Normandie


    C'est en octobre 1944, alors que les alliés sont désormais solidement installés en Europe Occidentale même si la guerre n'est pas finie que le commandement américain décide de créer des camps de repos pour les soldats revenant du front ainsi que pour les nouvelles troupes qui continuent à débarquer.

    Tous ces camps sont aménagés à proximité du Havre, principal port d'embarquement et de débarquement des américains depuis sa remise en état, le 2 octobre, quinze jours après la libération de la ville.


    Ce sont huit véritables villes de tentes qui vont ainsi surgir du sol, à l'américaine, c'est-à-dire en quelques semaines avec des moyens énormes alors même que leur durée de vie ne devra guère excéder un an, le temps de vaincre les nazis et de gérer une victoire d'ores et déjà assure.

    Ces vastes camps vont s'appeler:

    • Lucky strike près de Saint-Valéry-en-Caux (11600 tentes sur 600 hectares )

    • Old Gold près d' Yvetot

    • Pall Mall près d'Etretat

    • Philipp Morris près du Havre

    • Twenty Grand près de Duclair

    D'où leur nom de « camps cigarettes ». Le tabac n'est pas encore hors-la-loi et il symbolise le repos du combattant « Just like a taste of home »

     

    Twenty Grand, du nom d'une marque de cigarettes grand format, s'est établi en pleine forêt entre Duclair et Saint-Pierre-de-Varengeville. Il a d'abord fallu construire une route. On a charrié d'abord pour cela des pierres et des gravats provenant des ruines de la région alentour, y compris de Rouen.

    Twenty Grand est reservé aux « vieux », aux hommes ayant atteint quarante-deux ans et que l'état-major retire du front.

    Déracinés, épuisés par les combats, les soldats en cours de démobilisation s'ennuient. Alors, avec leurs couteaux, ils gravent les arbres: un coeur, leur nom et celui de leur fiancée.


    Le camp a bien sur disparu mais les arbres sont restés. Ils ont grandi et grossi et avec eux les graffiti des GI. On peut les voir encore aujourd'hui sans émotion.