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  • Culture de Normandie: Maman m'dit tous les jours


    podcast

  • Histoire de la Normandie: Les Prussiens à Lisieux en 1815

     par Le lieutenant-Colonel Kahn
    Commandant du Dépôt de Lisieux
    en 1915
    ~*~
    L’histoire telle que nous la lisons, telle qu’on l’enseigne aux jeunes générations, ne gagnerait-elle pas à être examinée de plus près, en indiquant pour chaque région les phases qui l’intéressent tout particulièrement ?

    Au lieu de présenter une suite de faits souvent idéalisés, tout Français ne devrait-il pas connaître les événements exacts et de nature à exalter son patriotisme et renforcer sa volonté de maintenir son pays hors du joug étranger ?

    La paix signée, la vie reprend vigoureusement son cours et les ruines accumulées par la guerre sont vite relevées. A peine aperçoit-on ça et là quelques charpentes délabrées et noircies par l’incendie. Le reste a disparu : les plaies sont pansées. On se souvient bien encore, mais le souvenir s’éteint à son tour et les générations suivantes passent sans émotion à côté des plus grandes tourmentes. Une date apprise : Austerlitz, 1805... Waterloo, 1815.... et c’est tout !

    Dans les moments actuels, quels sont ceux qui, parmi nos concitoyens, ont songé aux exactions commises par l’armée prussienne en 1815, à Lisieux et dans ses environs ? Et pourtant, c’est en libératrices, en amies, que ces hordes sont venues s’implanter chez nous, durant le dernier semestre de l’année 1815.

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  • Histoire de la Normandie:La Conscription dans l'Orne

    La Conscription dans l'Orne sous l'Empire

    le 28 juin 1807, Le Journal du département de l'Orne, peut enfin écrire fièrement: « Il est peu de département où l'importante opération de la conscription s'opère avec autant de popularité que dans le département de l'Orne et assurément on peut dire qu'il n'en est pas qui le surpassent à cet égard.»

    Quatre ans auparavant, le gouvernement avait accordé l'octroi d'exemptions et de congés aux conscrits moyennant une somme de 300 francs, pour douze des départements de l'Ouest dont l'Orne.

    En dépit de cet allégement d'une loi sur la conscription de plus en plus lourde au fil des années, le préfet doit menacer et rappeler aux sous-préfets que les conscrits qui ne se présentent pas dès la première convocation pourraient être déclarés réfractaires.

    L'action du préfet finit enfin par triompher et, en 1807, un bon nombre de soldats ornais, enthousiastes et « animés d'un bon esprit » vont rejoindre la Grande Armée.

    Certains vont combattre à Essling et à Wagram, d'autres vont entrer dans Moscou.

    L'Histoire retiendra quelques noms des généraux normands comme Le Veneur, Fromentin, les Alençonnais comme Bonet et Ernouf et Desprez, Bonvoust de Mortagne.

    Mais, inconnus ou illustres, tous ne reviendront pas.