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domfront

  • Personnage de Normancie: Charles Léandre.

    Charles Léandre est né le 23 juillet 1862 à Champsecret dans le voisinage de la ferme des Cerisiers, possession de son père, originaire de Saint-Front (canton de Tinchebray). Celui-ci officier de carrière, s'était marié deux ans avant àune jeune fille de Larchamp et se retirait au pays avec le grade de capitaine et la croix de la Légion d'Honneur obtenue au cours des campagnes du Second Empire. Le couple s'installe en 1863 à La Minerie, une fille y naquit. Hélas le capitaine allait mouvrir en 1868 à la suite d'un accident, laissant une veuve à peine âgée de trente ans et deux enfants en bas âge.

     

    Madame Léandre resta à Champsecret et sut avec beaucoup d'intelligence diriger à la fois l'éducation de ses enfants et ses intérêts, conseillée par Monsieur Christophe, gouverneur du Crédit Foncier, allié de la famille.

     

    Le jeune Charles débuta dans la voie un peu aride des études sous l'égide de l'Instituteur de Champsecret, puis fut confié à la pension Trouplen et Saget de Flers et enfin au Collège de Domfront. Assez peu studieux, l'enfant dessinait continuellement pendant les classes. C'est dans un troisième établissement scolaire, le collège Mézeray d'Argentan, alors très renommé, que Charles devait se sentir impérieusement appelé vers une carrière d'artiste, sous la direction de l'excellent professeur de dessin qu'était Monsieur Bourgeois, disciple de Ingres. Le hasard le mettait bientpit en relation avec un artiste parisien, Emile Bin, qui propose à Madame Léandre de prendre en pension chez lui le jeune homme alors âgé de seize ans. C'était Paris qui s'offrait à celui qu'il devait tant combler plus tard. Madame Léandre faisant preuve de beaucoup de compréhension ne mit aucun obstacle à cette vocation si bien aidée par les circonstances.

     

    De l'atelier de Bin, il passa à la classe de Cabanel à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, et aurait concouru pour le Prix de Rome, si une défaillance de sa santé ne s'était produite. La nécessité de gagner le pain quotidien se faisant sortir, Charles accepta d'enseigner le dessin dans les écoles de la Ville de Paris, bien décidé à quitter cet emploi dès que possible, ce qu'il fit à la faveur de ses premières commandes. Il s'installe à Montmartre d'abord Boulevard de Clichy, puis rue Houdon, enfin rue Lepic où il devait demeurer durant vingt-cinq ans. C'est là que le succès vient le trouver.

     

    La carrière de Charles est multiple: peintre, pastelliste, lithographe, illustrateur de livre. Il composa aussi des affiches et des panneaux décoratifs. C'est surtout le lithographe et le caricaturiste qui connurent les succès les plus éclatants. Entré en 1894, au journal Rire, fondé par Juven, il collabora également à d'autre revues et journaux satiriques, tels que Le Gil Blas, l'Assiette au Beurre, Le Chat Noir, Le Journal Amusant. Dix ans plus tard, la Société des Humoristes Français faisait de lui son premier président. Quels étaient donc le caractère de ses dessins? Avant tout ce sont des oeuvres psychologiques, des documents révélateurs de l'âme de ses modèles. Qu'il nous soit permis à cet égard de citer les jugements de deux de ses contemporains:

     

    Louis Morin: « son dessin est comme le résumé d'une enquête minutieuse sur les marquantes personnalités de notre époque. Par l'accentuation voulue des traits, il a déterminé le caractère particulier de chacun, il a dévoilé l'âme de ses contemporains avec une surêté magistrale. »

     

    Georges Villa: « Léandre fut le grand illustrateur de l'histoire contemporaine. »

     

     

    Les souverains, les prétendants, les présidents de la République, les parlementaires, l'armée, la marine, le Palais, l'Académie Française, les écrivains, les artistes, Montmartre et le Gotha, tous furent cloués au pilori par notre génial artiste.

     

    Le peintre et le pastelliste ne pouvaient guère trouver à s'exprimer que dans le paisible atelier de Champsecret, où il venait se réfugier pendant les mois d'été. Dans l'ensemble des peintures et des pastels, très nombreux furent les portraits où l'expression de la pensée du modèle est toujours traduite avec acuité: preuves d'analyses psychologiques bien dans la tradition de l'Ecole Française des XVII ème, XVIII ème et XIX ème siècles. Nous ne pouvons ici qu'en citer quelques-uns, choisis dans les collections des musées:

     

    • M.A Christophle

    • Georges Courteline

    • Le Ténor Engel

    • Madame Léandre, mère de l'artiste

    • Madame Le Moine et ses filles

    • Madame Lucien Le Moine

    • Les Deux fillettes (pastel)

     

    La Normandie a inspirer divers tableaix à Charles Léandre, style:

     

    • La Chanson de la Mariée

    • Le Banc d'Oeuvre

    • Le suisse de Beauvais

    • Le Bosquet de Collières.

     

    Toutes ces oeuvres sont pleines de fraîcheur et de spontanéité.

  • Villes de Normandie: Domfront et Bagnoles

    Domfront à 69 kilomètres d'Alençon, occupe le sommet d'un plateau à l'extrémité d'un banc de rochers, surplombant de près de 100 mètres la vallée de la Varenne. La petite rivière trace dans cette vallée de charmants lacets, et entre ses méandres s'élève un monument historique assez curieux, désigné, en raison de sa situation, sous le nom de Notre-Dame sur l'Eau. Un raccourci près du pont sur la Varenne, permet de gagner la ville par un chemin plus court, mais plus dur que la route carrossable.

     

    Du pont, on a une très jolie vue sur le coteau qui porte la ville, et la rivière qui serpente dans les prairies bordées de peupliers, après avoir pratiqué, dans les strates obliques des rochers qui portent le donjon, une coupure pittoresque.

     

    Le château de Domfront occupait une situation très forte, puisqu'il dominait de 70 mètres la vallée de la Varenne, et qu'il n'était relié à la ville que par un seul côté d'accès assez difficile. Il ne reste qu'une partie du Donjon. Démantelé en 1598, sa grosse masse s'élève encore.

    Tout autour d'elle, des pans de murs, des souterrains, forment un cadre assez original.

     

    Le château lui-même formait une enceinte qui a été rasée, et sur son emplacement, on a établie un jardin public.

     

     

    Bagnoles est une station balnéaire d'une certaine importance, située sur la route de Briouze à Couterne, route qui suit à peu de chose près, la voie ferrée, pour réunir la ligne de Paris-Granville, à la ligne Paris-Domfront par Alençon.

     

    La station thermale propement dite se trouve dans une gorge boisée, creusé par le ruisseau la Vée qui s'est taillé un passage parmi les grès.

     

    La forêt d'Andaine qui entoure Bagnoles et une des plus jolies qu'on puisse voir.

  • Ville de Normandie: Domfront

    « quel océan de verdure! L'air y est âpre et froid, le soleil brille. C'est exquis et fort. Voilà un pays!» écrivait Gustave Flaubert dans son carnet de voyage en 1877.

     

    Au coeur du bocage ornais, à 75 km à l'est du Mont-Saint-Michel, Domfront, place forte de la Normandie ducale culmine à 70 mètres au-dessus de la cluse de la Varenne. Du parc du château, riche d'histoire, un bel et vaste panorama s'offre au visiteur, encore plus exceptionnel fin avril lors de la floraison des poiriers centenaires.

     

    Domfront reste aujourd'hui, avec ses dix tours d'enceinte, ses remparts, ses rues étroits, ses cours intérieures et ses maisons à colombages serrées les unes contre les autres, un exemple unique d'architecture urbaine du Moyen-Age.

     

    Nombreux sont les monuments et sites classés:

     

    • le Parc du Château

    • Les ruines du Donjon

    • les vestiges de la chapelle Saint-Symphorien

    • l'église Notre-Dame sur l'eau

    • l'église Saint-Julien

    • le pittoresque village des Tanneries

     

    Capitale du Bocage Sud, Domfront est une cité de caractère au patrimoine conservé.

  • Cuisine de Normandie: Le poiré

    Le poiré est moins connu que le cidre, encore qu'élaboré comme lui, mais à partir des poires à poiré, dont l'âpreté contraste avec l'extraordinaire suavité de cette boisson typiquement normande, puisque le Domfrontais est aujourd'hui le seul coin de France où on en produit encore.

     

    Les poiriers ont d'ailleurs sur leurs voisins de verger, les pommiers, l'avantage d'une plus grande longévité. Ses fruits récoltés d-s la Préhistoire à l'état sauvage, puis cultivés par les Celtes, ont été implantés très tôt en Normandie.

     

    Au XIXème siècle, et aujourd'hui encore, dans certaines parties du Bocage, les poiriers l'emportent et de beaucoup sur les pommiers, blanchissant les herbages à l'époque de la floraison.

     

    Au XVI ème siècle, le poiré coloré avec des décoctions de mûres ou de prunelles sert parfois aux cabaretiers parisiens à frelater leurs vins à tels point qu'on finit par interdire son entrée dans la capitale.

     

    Mais hors de cette hérésie, le poiré est massivement consommé dans toute la Normandie.

    Les départements de l'Orne et de la Manche en produisent un million d'hectolitres dans les bonnes années, laissant le cidre loin derrière.

     

    Le poiré a malheureusement reculé depuis la seconde guerre mondiale. Il faut dire que sa fabrication est encore plus délicate que celle du cidre: la maturité des poires à poiré est vite guettée par le blettissement, et souvent la pilaison doit intervenir moins de 48 heures après le ramassage. C'est dire que la fabrication du poiré ne peut guère être qu'artisanale.

     

    L'un des grands mérites du PNR Normandie-Maine est d'avoir puissamment contribué à la renaissance de cette boisson délicate et fruitée qui se doit d'être limpide et ambrée comme un champagne.

     

    Sec il se sert pendant les repas comme le cidre. Doux et très frais, il peut rivaliser avec un grand vin de dessert. Mais attention,s'il se boit comme du lait, il est traître en diable et a tôt fait de monter à la tête.

     

    Le poiré mérite d'être connu.

  • Paysages de Normandie:Le Domfrontais ou Le Passais

    Pendant longtemps, le secteur de Domfront s'appela le Pays de Passais. Avec ses haies, ses fossés plantés de fruitiers, ses petites fermes sous les vergers, ses nombreux manoirs, ses vallons pleins de verdure où coulent la Varenne et l'Egrenne, le Domfrontais prolonge naturellement les bocages virois et mortainais.

     

    Ce pays recouvert de forêts, a inspiré nombre de récits de la Table Ronde, et notamment ceux de Chrétien de Troys.

     

    Mais la terre est pauvre, les schistes et granits sont assez médiocre pour construire.

     

    Les forêts locales permettent d'employer massivement le bois.

     

    Les fermes de petite et moyenne importance sont de type « bloc à terre ». construites simplement avec ou sans étage, elles comportent dans leur prolongement immédiat la grange et l'étable.

     

    Au nord, la maison, belle bâtisse rectangulaire est en granit, marié à de petits moellons de schiste brun ou roux et associé à la brique qui encadre les ouvertures.

     

    Au sud les maisons à colombages sont très fréquentes, avec un dessin sobre à base de longues colombes verticales et serrées, coupées à l'horizontale de sablières intermédiaires. Le hourdis est le plus souvent en torchis et plus rarement en brique.

     

    La tuile plate domine sur les toitures. A partir du XIX ème siècle, l'ardoise sera utilisée.

  • Histoire de la Normandie: Sur les pas des Chouans

    à partir de Domfront

     

    Dompierre- La Ferrière aux Etangs- Banyou- Saint Bomer les Forges- Lonlay l'Abbaye- Domfront- Pont d'Egrenne- Passais la Conception- Saint Fraimbault- Céaucé- Torchamp-

     

    Dompierre

    La clôture du choeur et les retables brisés, statues de bois au feu, statues de pierre dans un trou près du cimetière avec les morceaux du calvaire, l'église est érigée en « Temple de la Raison » en avril 1794.

     

    Saint Bômer les Forges

    Château de la Bérardière, à une lieue de Domfront: le corps de logis principal fut reconstruit fin XVIII ème siècle. Deux pavillons d'entrée, avec tours de défense, encadrent le portail sur la cour d'honneur. Autre pavillon, un peu plus loin du XVI ème siècle. Des « caches » sont aménagées dans la tourelle d'escalier du château et dans les tours des communs.

    Frotté vint à la Bérardière. Michelot et six cents Chouans y cantonnent en décembre 1799 (cantonnement admis par la suspension d'armes). Bleus et Chouans se voient. Deux visites du général républicain Guidal à Commargues. Commargues a confiance et influencera Frotté pour qu'il se rende à Alençon. $

     

    Lonlay l'Abbaye

    le 19 septembre 1795, les Chouans ne peuvent débusquer les Bleus installés dans la cour de l'abbaye. Frotté pénètre à Lonlay, début mars 1796; les patauds (favorable à la république) se sont réfugiés dans l'abbaye, quelques uns sont tués.

    L'abbatiale a servi de magasin de fourrage de 1791 à 1805.

     

    Pont d'Egrenne

    Les trois ponts sur l'Egrenne sont coupés par les Chouans, maîtres de tout le coin en Novembre et décembre 1795.

     

    Passais la Conception

    Pour tous les dégâts et aux troubles dus à la République, la commune réclamera 106788 francs de l'époque. Elle touchera sous le Consulat 100 francs de dédommagement (ainsi châtié de son aide aux Chouans).

     

    Saint Fraimbault.

    Le 12 mars 1797, à la nuit, les Bleus venus de Domfront tirent dans l'auberge et tuent deux patauds et une fillette ce qui soulève l'indignation de la Municipalité.

     

    Torchamp

    Frotté se trouve au château, le 29 septembre 1795. la pluie n'arrête pas dans la nuit faite. Frotté et ses officiers ont gardé à table, malgré que leur hôtesse, madame Doynel (femme d'immigré), leurs carabines. Voici une attaque surprise de la part des Bleus de Domfront. Frotté, billard et les Chouans peuvent s'échapper sans perte. On crut à la trahison à tort, semble-t-il.

     

  • Histoire de la Normandie:La Bataille de Varaville


    par Caroline


    Il y a 953 ans, le 22 mars 1057, eut lieu la plus grande victoire Normande sur l'armée française. Avec seulement une centaine d’hommes Guillaume le Conquérant terrassa les milliers de soldats de l’armée française (mais aucun mots dans les livres historiques et encore moins dans les manuels scolaires !).

    En peu de temps la Normandie subit plusieurs attaques de la part des français. Tout d’abord lorsque le comte d’Anjou, Geoffroi Martel, s'empare du Mans, remonte vers Domfront et Alençon avec l’intention d’annexer la Normandie. Guillaume le Conquérant assiège alors Domfront en 1052 puis reprend Alençon, la victoire est totale. Deux ans plus tard, en 1054, le roi de France attaque la Normandie au nord et au sud à l'aide de deux armées. Le frère du roi est défait à Mortemer, l’armée française est anéantie et la seconde armée qui devait venir en renfort est interceptée et défaite à Varaville ! Le roi de France, Henri Ier, s’inquiète de la montée en puissance des normands. Outre que le roi d’Angleterre est l’oncle de Guillaume, son mariage avec Mathilde de Flandre fait de lui un homme puissant et influent (Mahaut, la fille du fils de Guillaume, épousera d’ailleurs l’empereur d’Allemagne). Le roi de France en décrète donc qu'il faut envahir à nouveau la Normandie.

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  • Culture Normande:Proverbes sur les villes

    Alençon

    Alençon,

    Petite ville, grand renom;

    Autant de putains que de maisons,

    Et si elles étaient bien comptées,

    Autant que de cheminées.

    Alençon,

    Habit de velours et ventre de son;

    Plus de cocus que de maisons.

     

    Trun

    Ils sont comme les bouchers de Trun, ils se mettent trois sur une bête

    Ils sont comme les avocats de Trun, ils relèvent mangerie

     

    Trun en Trunois

    Les femmes accouchent au bout de trois mois

    Mais seulement la première fois.

     

    Argentan

    Ne tirez pas, Messieurs de Falaise; nous nous rendons

    Argentan, Mauvaisville et Coulandon.

     

    Domfront

    Domfront, ville de malheur

    Pris à midi, pendu à une heure

    Quoi dont qu'il avait fait?

    Il avait volé un lincou

    I n'avait qu'ça?

    La vaque était au bout.

  • Cuisine de Normandie: Cocktail "El Cavador"

    7 cl de cidre brut
    2 cl de Calvados du Domfrontais
    1 cl de jus de citron
    un trait de sucre de canne brun
    un trait de curaço

    Ce cocktail est à déguster avec des produits salés, tels que quiche au camembert, andouille, boudin de Mortagne au Perche.

  • Du calvados est né le Pommeau

    Si la fabrication du cidre est plus que millénaire, sa distillation pour obtenir une eau-de-vie semble dater du milieu du XVIème siècle. Les écrits font état d'un commerce florissant à la fin du XVIIIème siècle, mais l'histoire ne dit pas quand est né le « trou normand »

    ce breuvage savoureux et ambré, ambassadeur de la Normandie, compte pas moins de trois appellations d'Origine contrôlée: Calvados, Calvados Pays d'Auge (obtenu après une double distillation) et Calvados Domfrontais (issu d'un mélange de cidre et de poiré).


    Le meilleur est naturellement «celui qui a du fût », autrement dit, dix ou vingt ans d'âge...

    De son côté le Pommeau de Normandie est l'apéritif Normand par excellence. Il est obtenu par mutage du jus de pomme à cidre avec du Calvados.

    Depuis 1991, il fait parti du cercle très restreint des AOC.

    Pour en savoir plus sur les alcools normands et sur les boissons normandes et aussi sur l'usage du Calvados en Normandie