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  • Personnages de Normandie: Louis-Marie Turreau de Grambouille et de Linière

    Louis-Marie est né à Evreux en 1756. En 1789 après avoir était capitaine d'infanterie pendant la guerre d'Indépendance américaine contre les Anglais. La Convention en fait son généralissime en Vendée de 1793 à 1794, où il s'illustre en organisant les colonnes infernales qui massacrèrent femmes, enfants et vieillards.

     

    Mis en accusation après la chute de Maximilien de Robespierre (encore un noble de robe vu qu'il était avocat), il sera acquitté après avoir produit les ordres écrits et signés par le Comité de Salut Public.

     

    Turreau reprendra du service comme Général sous le Directoire pendant les campagnes de Suisse et d'Italie.

     

    Napoléon le fit baron d'empire en 1804, puis grand-officier de la Légion d'Honneur. En 1810, Napoléon le nomme ambassadeur de France aux Etats-Unis.

     

    La Restauration, peu regardante sur ses crimes durant la première république contre les Vendéens et les Chouans, lui décerne la croix de chevalier de Saint-Louis.

     

    Il se retire alors dans sa propriété de Conches où il meurt en 1816.

     

  • Histoire de la Normandie: Les chauffeurs à Rouen

    le 23 janvier 1798, on guillotine à Rouen sur la Grande-place, avec sept de ses complices, le célèbre «chauffeur »Duramé, au demeurant natif de Rouen.


    Les «chauffeurs » sont des brigands qui pour faire avouer à leurs victimes, où sont cachées leurs maigres économies, leur brûlent la plante des pieds au feu de la cheminée.


    Le grand graveur Jacques Callot nous les montre déjà pendant la guerre de Trente ans, dans sa série d'eaux-fortes sur les Malheurs de la guerre, pillant, assassinant, violant et incendiant fermes et maisons isolés.


    Chaque guerre, chaque période troublée favorise la réapparition des chauffeurs. Ce sont le plus souvent des déserteurs ayant conservé leurs armes et auxquels se sont jointes les pires crapules de la Province.


    Entre 1794 et 1801, on en a exécuté à Rouen, le nombre impressionnant de 123 chauffeurs. Or, au lendemain du coup d'état, l'ordre Napoléonien est loin de se faire sentir dans la Province Normande, et les chauffeurs continuent leurs crimes.


    Toujours à Rouen, une cour spéciale militaire est instituée pour pallier les lenteurs de la justice civile (tient déjà). Résultat 134 nouvelles exécutions de chauffeurs de 1801 à 1808.


    En ce début du XIX ème siècle, ce n'est pas la ville ni la banlieue qui est dangereuse, mais la campagne où cours les brigands assassins loin des images flatteuses d'un Cartouche ou d'un Mandrin.