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dieppe

  • Cuisine de Normandie: LE CREPIAU DIEPPOIS

    pour 4 personnes 

    Ingrédients :

    Pour la pâte à crêpe :
    - un quart de litre de lait
    - 125 g de farine
    - deux oeufs
    - 25 g de sucre
    - compote de poire
    - poire au sirop

    Pour le caramel au lait :
    - 200 g de sucre
    - 10 cl d'eau
    - 10 cl de crème fleurette

    Préparation :
    Faire une pâte à crêpe avec un quart de litre de lait .
    125 g de farine, deux oeufs, et 25 g de sucre
    Dans une casserole cuire jusqu'à obtenir une couleur ambrée
    200 g de sucre dans 10 cl d'eau.
    Déglacer avec 10 cl de crème fleurette.
    Dans une poêle à blinis, remplir de pâte de crêpe et y ajouter la compote de poires.
    Enfourner à 180 °C pendant sept à huit minutes.
    Démouler dans une assiette, y ajouter au centre les poires au sirop et laisser
    couler le caramel tout autour.

  • Idée de Lecture: Grands Marins Normands

     

    Guidés à la fois par l'esprit d'entreprise et la recherche du profit - héritage commun des ancêtres vikings - les Normands, marins dans le sang, ont vécu de glorieuses aventures sur tous les océans. Il importait que soit contée leur fabuleuse histoire.


    L'un d'eux, Jean de Béthencourt, né dans le comté d'Eu vers 1360, ira même se tailler un royaume aux îles Fortunées, ces Canaries du soleil, des fleurs multicolores et des chants d'oiseaux.


    C'est une extraordinaire galerie d'aventuriers et de découvreurs qui défile ici. Binot Paulmier, de Gonneville-sur-Honfleur ; Jean Parmentier, poète et capitaine de l'armateur Ango de Dieppe ; Jean Ribault, dieppois et huguenot, conquérant de la Floride, et Belain d'Esnambuc qui écuma les Caraïbes. Voici Abraham Duquesne, sans doute le plus grand marin de son temps, capitaine des vaisseaux du roi et vainqueur de l'illustre Ruyter, dont la vie est une suite de batailles glorieuses.


    Voici l'ambitieux et superbe Anne Hilarion Cotentin de Tourville dont le navire Le Soleil Royal porte 98 canons, qui infligea aux Anglais à Bévéziers le plus grand désastre qu'eût subi leur nation depuis un siècle.


    D'autres encore, Olivier Exmelin natif de Honfleur, chirurgien et flibustier. Jean Beaubriand Levesque, le Jean Bart granvillais, un des capitaines les plus prestigieux de sa cité natale.


    Georges Pléville-Le Pelley, corsaire granvillais qui deviendra ministre de la Marine à 72 ans, au terme d'une vie aventureuse passée à guerroyer.


    Voici enfin Jules-Sébastien César Dumont d'Urville de Condé-sur-Noireau, découvreur de la fameuse Vénus dans l'île grecque de Milo. Il s'en ira à la conquête de l'Antarctique, dans un périple de 25 000 lieues, donnant à la partie du continent qu'il vient de découvrir le nom de sa femme, Adélie. Dans leur destinée glorieuse ou tragique, dans les tempêtes et la mitraille, revivent ici tels qu'en eux-mêmes les grands marins normands.

  • Culture de Normandie: Chanson des pêcheurs Polletais

    Le Polet est un quartier de Dieppe  

     

    O veit du bord de Dieppe

    Chinq o six mélangueux (pêcheurs de merlans)

    Cé fem' et ce fillettes

    Chan vonz au devant d'eux

    Priant la boun' maraye

    Que Dieu leuz a baillaie

    Chinq ou six man à l'home (man = panier)

    Qui chan vont démâquai (détacher l'hameçon)

     

     

    Vous veyez frère Blaise

    Avé chan cocluçon (capuchon des capuçins)

    Carécher cé Poltaises

    Pour aveir du peisson

    Mais moi ze fait ma ronde

    En Poltais racourchi (pauvre diable)

    Et tout au bout du compte

    Ze n'ai qu'un mélan ouït (merlan pourri)

     

    A vos, zeune fillette

    Qui veut se mariai

    Quand un Poltais s'embarque

    I faut le vitaillai

    La Boutaille à la caôde (eau de vie)

    Et pis chan cicotin (tabac à chiquer

    Sa fricassé toute caôde

    Et pis chan bou d' boudin!

  • Culture de Normandie: La Magie de l'Ebur

    Si les plus anciens ivoires connus sont d'origine celte et datent de la première moitié du V ème siècle.

    L'art de l'ivoire atteint un sommet à l'époque Médiévale, et c'est à partir de l'époque de la Renaissance que la pratique du tournage devient courante.

     

    Selon le chroniqueur Villaut de Bellefond, ce sont des marins dieppois qui auraient dès 1384 découvert la Guinée; ils en auraient rapporté des cargaisons importantes d'ivoire.

     

    Une main d'oeuvre locale encouragée par les riches armateurs, explique la multiplication des ateliers (350 recensés au XVII ème siècle et 500 en 1855), qui donnent vite à Dieppe, une prépondérance reconnue dans le travail de l'ivoire.

     

    Les collections du château-musée présentent un incomparable panorama de la production dieppoise qui, sous Louis XV, connaît une étonnante diversification: crucifix, chapelets, statuettes religieuses, mais aussi navettes, évantails, boîtes à mouche, ustensiles de couture, tabatières, râpes à tabac, jeux d'échec et de domino.

    Sans oublier, chose naturelle dans un port comme Dieppe: boussoles, cadrans solaires, modèles de navires, chefs-d'oeuvre des artisans ivoiriers mettaient en exposition dans leurs magasins.

     

    La loi française stipule que l'appellation « ivoire » est réservée à la seule matière que donne la défense d'éléphant.

     

    C'est l'apparition du Celluloïd en 1869, qui porta un coup fatal à l'ivoirerie dieppoise, dont les délicates perfections survivent dans les vitrines du musée.

     

  • Tradition de Normandie: Les Ex-Votos Marins

    Maquette de bateaux suspendues au plafond des église, fragments d'épaves, tableaux ou plaque ornant les murs, ils témoignent d'un grâce obtenue.

     

    Certains portent la formule latine abrégée: E.V.S qui veut dire Ex-Voto, suscepto (d'après un voeu pour lequel on s'est engagé)

     

    Les marins affrontant une tempête s'en remettaient à la grâce de Dieu. La survie de l'équipage donnait alors lieu à l'offrande du modèle réduit de leur navire ou d'une peinture souvent naïve représentant le vaisseau en perdition, destinée à l'église ou à la chapelle des marins de leur village.

     

    Cette imagerie émouvante est une source précieuse de renseignements sur l'histoire de la mer et des homes qui l'affrontèrent au cours de siècles passés.

     

    Les plus anciens remontent au XVII ème siècle.

  • Circuit Dieppe-Auffay

    Circuit de 32 kilomètres

     

    La Scie, une vallée cauchoise, long ruban verdoyant contrastant avec les labours du plateau, rivière rapide, taillis de pente et prairies de fonds.

     

     

    • Dieppe, sortir par la rue Gambetta: Cimetière canadien, Panorama sur Pourville et sur le terrain où progressèrent les commandos lors du débarquement du 19 août 1942.

    • Saint-Aubin-sur-Scie: église au portail en grès.

    • Manehouville: église en grès, fonts baptismaux en pierre sculptée de style Roman. Très belle pierre tombale à l'effigie d'un seigneur et de son épouse. Dans le choeur, retable de bois avec les statues en bois polychromé de Sainte Anne et Sainte Véronique.

    • Anneville-sur-Scie: église en grès avec une façade du XVI ème siècle.

    • Crosville-sur-Scie: église rustique avec une façade grès, brique et silex du XVI ème siècle. Clocher en bois d'origine avec un curieux crucifix, fonts baptismaux de style Renaissance sculpté et polychromés. Choeur avec un autel et un retable de style Louis XIII. Statues de Sainte Pierre et Sainte Barbe en bois et statue de Sainte Marie en Pierre. Pierre commémorative de fondation daté de 1556.

    • Longueville-sur-Scie: Ruines d'un château féodal

    • Notre Dame du Parc: Dans l'église, statue représentant Une Vierge à l'Enfant du XV ème siècle en Pierre de Vernon (eure)

    • Heugleville-sur-Scie: église juchée sur un promontoire. Cloche classée de 1635. fenestrages du XV ème siècle et murs du XVI ème siècle, abritant un petit cimetière où repose la Famille des Guerrots. Le filleul des Guerrots fut un fabuliste distingué.

    • Auffay*: église des XI ème et XII ème siècles, le choeur fut remanié au XVI ème siècle. À l'extérieur, deux personnages « Les Jacquemarts » sonnent tous les quarts d'heures. Ces automates représenteraient deux clocheteurs de confrérie ou deux soldats équipés par la paroisse en 1634 pour le compte du roi de France.

  • Dieppe et ses alentours par la Comtesse Jean de Pange

    « Mes grand-parents d'Armaillé avaient acheté, dès 1880, une de ces « affreuses maisons » quio, à mes yeux d'enfant paraissait le paradis! L'arrivé à Dieppe a été pour moi pendant longtemps le plus beau jour de l'année … La vie des enfants s'organisait à Dippe un peu comme à Paris et sans beaucoup plus de liberté. Il n'était pas question d'aller courir suur la plage où l'on ne pouvait ni enlever ses souliers, ni s'asseoir à cause des galets. Je regardais avec envie les enfants pauvres, les « petits polissons » comme disait ma grand-mère, galoper pieds nus dans l'eau à travers les rochers pour pêcher des crevettes ou des moules. Mais je savais que ces jeux étaient interdits aux petites filles bien élevées. Quand il n'y avait ni trop de vent, ni surtout trop de soleil, les grandes personnes faisaient apporter par les domestiques des chaises de cuisine qu'on installait sur les galets devant le caison. Cette partie de la plage était un peu plus propre, étant défendue contre le vulgaire par des cordes tendues. Des coreds aussi séparaient les sexes dans le bain. On se déshabillait dans des cabines. Les dames riches louaient des cabines montées sur roues et traînées par un cheval qui s'avançait dans la mer jusqu'au poitrail; de cette façon, la dame pouvait entrer dans l'eau sans être vue des autres baigneurs.

     

    On a souvent décrit les costumes de bains enveloppants de cette époque. En fait, les dames se baignaient peu. Je n'ai jamais vu ni ma mère, ni ma soeur, ni mes tantes prendre un bain de mer. Même les hommes portaient des vêtements flottants à peine échancrés autour du cou avec des manches, des pantalons descendant au-dessous des genoux. On restait des heures immobiles sur les galets à regarder l'horizon sous des ombrelles et avec des gants et des voilettes pour se préserver du hâle...

     

    On avait si peur pour nous de l'air de la mer que, lorsque les greffulhe n'étaient pas à « La Case », on louait un jardin bien loin dans la campagne pour nous envoyer jouer l'après-midi. Comme il fallait bien occuper les chevaux qu'on avait amenés à grands frais, on nous faisait faire très souvent des promenades en « victoria » ou en « vis-à-vis » aux environs de Dieppe avec cocher et valet de pied en livrée et en chapeau haut de forme, comme à Paris. Quand pour une raison quelconque, les chevaux n'étaient pas disponibles, on louait l'antique attelage d'un vieux pêcheur, le père Perrier qui se vantait d'avoir été postillon de Charles X. il portait, lui aussi, une bizarre livrée verdâtre surmontée d'un haut de forme cabossé en cuir bouilli.

     

    Cette Normandie d'été était ravissante, et bien que tout enfant, j'en sentais déjà le charme. Le vieux cocher savait varier les promenades dans la vallée d'Arques ou sur les plateaux de Pourville, de Varangeville et du Puys. Nous nous arrêtions pour goûter dans certains endroits préférés. Pendant l'arrêt, l'équipage descendait de son siège et se mettait à l'aise, libérant les chevaux des rênes et s'asseyant sur l'herbe. La nourrice de mon petit frère Louis entrait en conversation avec le valet de pied, au grand scandale de la nurse. Mais bientôt, tout rentrait dans l'ordre, on refermait les paniers et les parasols, le cocher reprenait son fouet, bien doroit sur son siège, le haut de forme reluisant sous le soleil, et on s'en retournait à la maison. »

  • Culture de Normandie: chant "La petite Polletaise"

    Le Pollet est un quartier de la ville de Dieppe


    chant à haler

    La oula ouli oula oula tchalez (bis)
    C'est la p'tit' Pole'tais'
    Rabébibéblo
    Qui sera bien ais'
    Rabébibéblo
    Qui sera bien aise
    De vous rencontrer.



    Va sur la falaise…
    Passer la nuitée

    Pour y voir Jean Blaise
    Toute la soirée

    Ma femme prend ses aises
    Dessus le grand quai

    Avec les anglaises
    J'irai de mon côté

    Avec la petite Polletaise
    C'est pour l'embrasser

  • Paul Morant parlant de Maupassant et de la côte normande

    « A ces hautes demeures seigneuriales prises en location, les Poittevin, famille bourgeoise de Fécamp dont sa mère était issue, avaient demandé un cadre aristocratique pour la naissance de leurs enfants à particules. Mais combien Maupassant préférait le petit village d'Etretat placé entre deux vides, entre la prairie et la mer, si animé avec ses pêcheurs, ses cordiers, son goudron fondant dans les réchauds, ses filets bruns ornés de flotteurs de liège mangés par le sel, dont l'odeur attire les mouettes qui crient comme des poulies. Le meilleur de sa vie s'est passé là, comme entre deux portants d'un décor, sous les falaises entre la Manne Porte et la Porte d'Amont sur l'anse des galets où les femmes, les vireuses, halent au cabestan les embarcations; plus haut, au-delà de la limite du flot tracé par le liséré noir du varech, il revoit kes caloges, vieux canots qui n'ont plus l'âge de prendre la mer et qui servent de hangars pour les casiers à homards, les harpons, les nasses, les lignes de remonte. De la baie de Seine à Dieppe, le jeune homme connait chaque crique, chaque fond, chaque valleuse; fécamp, Saint-Valéry, Le Tréport n'ont pas de secrets pour lui. Il parle le patois avec les fils des pêcheurs, ses amis, ses égaux dont les pères l'emmènent en mer pour des expédityions dont il risque de ne pas revenir. Peu à peu il a étendu ses voyages, poussant jusqu'au Havre de Grâce dont il admirait les mâts, les vergues, les flèches, les cordages, tout cet emmêlement et ce jaillissement vertical qui ressemble à une forêt morte. » 

  • Paysages de Normandie:La route capricieuses des châteaux et manoirs

    le futur abbé d'Hambye fut le propre architecte du château de Tourlaville qu'il bâtit en 1582, assisté de « maitres-maçons». Plus tard, il léguea cette ravissante construction Renaissance entourée de douves, d'un parc à la végétation exotique et truffé de pièces d'eau à ses petits-neveux Julien et Marguerite de Tourlaville.

     

    Leur tragique destinée émut Barbey d'Aurevilly qui s'en inspira dans un de ses romans.

     

    Le château de Dieppe se dresse à l'extrémité de la ville près de la plage. Sa poterne, ses murailles et mâchicoulis, ses tours affirment le caractère défensif de la forteresse qui reste l'unique vestige de l'enceinte de la ville

     

    Le Pays d'Auge cache dans la verdure quantité de jolis manoirs. Ces demeures ont la particularité et le charme de constructions à pans de bois, aux façades de guingois, aux fenêtres de grandeurs inégales. Entre les colombages, des espaces de torchis et de briques ou de tuileaux où le bâtisseur a laissé libre cours à son imagination pour des dispositions en damier, tout un jeu d'alternance entre la pierre blanche, la brique verte ou rose. Les toitures importantes, pentues, débordent largement l'ensemble afin d'assurer une meilleure protection contre le ruissellement des fortes pluies. Lucarnes, poivrières, tourelles ajouten un splément d'élégance.

     

    Les tours de Bonvouloir chuchotent que le Duc d'Alençon tenait la bonne volonté en estime autant que les actes de courage. Il fit présent du domaine et du nom qui y était attaché à son maître d'hôtel en reconnaissance de ses dévoués services.