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deauville

  • Un singe en Hiver et le village de Villerville dans le Calvados.


     

     

    L'adaptation cinématographique du roman du hussard qu'était Antoine Blondin, « un Singe en Hiver » a été tournée dans ce village de la « Côte Fleurie » durant l'hiver 1961 par Henri Verneuil.

     

    Fidèle au roman de Blondin, le film raconte l'histoire d'un ancien buveur, joué par Jean Gabin, menant une vie rangée d'hôtelier jusqu'à l'arrivée d'un parisien bien décidé à diluer ses tracas dans l'alcool, joué par Jean-Paul Belmondo. Le second fait replonger le premier dans la boisson.

     

    Bien sûr Villerville est renommé dans le film Tigreville. On voit aussi dans le film la gare ferroviaire de Deauville qu'est construite en style néo-normand.

     

    Les dialogues du film sont du grand Michel Audiard.

     

     

    L'office du tourisme de Villerville a créer un parcours piétonnier suivant certains lieux mythiques du film.  

  • Culture de Normandie:Poème "Les plages normandes"

    par Sarah

     

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    Le long des bords de mer vont les plages normandes

    Rubans grèges dorés des sables et soleils,

    O ces innombrables ressources gourmandes,

    Des pêches aux crabes et des poissons vermeils.


    Le Mont-Saint-Michel et puis Carteret vont certes

    Ennoblirent les vents de toutes leurs beautés

    Falaises de granit, structures découvertes

    Parmi les galets blancs et les silex hantés.

     

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    Et suer les sables blonds, il est Cabourg, Houlgate,

    Large éventail fleuri de sylves et d'humus

    Où les enfants courent jusques à leur frégate

    Par la marée encore si basse à l'Orémus...

     

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    Ouistream a son bord, Etretat à sa source

    Mais Deauville et Trouville ont leur double renom;

    Les voiliers élégants, les pêcheurs en ressource

    Se sont liés à la côte, avec ce double nom.


    Deauville a vu Sorel, Mistinguett et Colette,

    Trouville a hébergé Alexandre Dumas

    Flaubert et puis le peintre Isabey et sa palette,

    Tandis qu'ils regardaient voguer barques et Trois-mâts


    Avant d'écrire et de peindre la dune,

    Sur les tons beige uni et les teintes safran,

    A quel magnifique et sublime clair de lune

    Dans les tracés légers où vole un cormoran.

  • Calvados: Conférence la Normandie du XIII ème au XV ème à Deauville

    Lundi 4 avril 2011 à 18h30 au Centre international de Deauville

    François Neveux, historien spécialiste de la Normandie présentera une chronique historique intitulée "La Normandie du XIIIe au XVe siècle", au Centre international de Deauville, le lundi 4 avril 2011 à 18h30, dans le cadre de "Normandie 2011".

    Au début du XIIIe siècle, la Normandie est conquise par le roi de France, Philippe Auguste, et est rattachée au domaine royal français. Dans un premier temps, elle est véritablement colonisée par les administrateurs venus d’Île de France. Petit à petit, cependant, elle s’intègre dans le royaume de France, surtout grâce à l’action de Saint Louis.

    Au début du XIVe siècle, sous Philippe le Bel, des Normands accèdent aux cercles du pouvoir. Mais, en 1337, commence la guerre de Cent Ans, qui va être particulièrement grave pour la Normandie. Celle-ci est alors un espace privilégié pour les "chevauchées" anglaises et est occupée par les Anglais pendant plus de 30 ans, entre 1417 et 1450.

    Après la guerre, dans la deuxième moitié du XVe siècle, la province connaît une expansion économique remarquable, qui va entraîner la création de chefs-d’œuvre artistiques, notamment dans le domaine de l’architecture.



    François Neveux agrégé et docteur en histoire, est professeur émérite en histoire du Moyen-Age à la faculté de Caen depuis 1976. Il se réclame de Lucien Musset son maitre, considéré comme une référence en matière d’historiographie normande. Également musicien et titulaire des grandes orgues de la Cathédrale de Bayeux, il a écrit de nombreux ouvrages sur les normands et leur territoire souvent en collaboration avec Claire Ruelle.


    Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

  • Villes de Normandie:Trouville et Deauville par Ardouin Dumazet

    source: Voyages en France -La Normandie- 1921

     

    Faut-il décrire Trouville? Je la dépeindrai telle que je la vis tout à l'heure, ses rues montueuses d'une placidité monacale, ses autres voies larges, bordées de grands hôtels et de villas allant du luxe le plus raffiné, des suprêmes élégances et de la majesté au mauvais goût le plus prétentieux.

     

    Puis une plage immense, d'un sable fin et doux, bordée par une digue sur laquelle s'aligent des villas. Mais tout cela est endormi, les volets sont clos, les parterres envahis par les herbes. Dans deux mois la cité se réveillera, les équipages sillonneront les quais, graviront les verdoyantes allées de la colline, la plage s'emplira d'une foule dont la grande occupation sera de changer congrûment de toilettes aux heures fixées par le code spécial à Trouville. La vie y sera exécrable, très chère, mais tout le monde voudra avoir été de la « semaine ».

     

    Ce Trouville Brillant et opulent est séparé de Deauville par le port d'échouage où affluent les barques de pêche et le bassin à flot entouré d'immenses tas de bois et de charbon. C'est un coin banal de ville maritime où la fumée et la poussière règnent en maîtresses. Trouville, par sa situation au débouché d'une des plus riches vallées de Normandie, ne pouvait en effet manquer de devenir un port assez considérable, son mouvement dépasse 100 000 tonnes.

     

    La ville balnéaire de Deauville prolonge jusqu'au bassin même ses larges avenues plantées d'arbres; si Trouville est morne en ce moment, sa voisine est navrante. Trouville a du commerce, une population stable, elle pourrait se passer de baigneurs; rien de semblable dans la création du Duc de Morny. Elle est ville de bains avant tout, tout est fermé ou vie; même, sur une place, un piédestal de granit est veuf de sa statue. L'aurait-on remisée pendant l'hiver? La chose est plus tragique: on avait mis ici la statue du Duc de Morny, mais après la chute du Second Empire, on a jeté bas l'effigie du Duc.

     

    Le vrai Deauville n'est pas dans ces avenues encore peu bâties, où s'élèvent de vagues villas; les hôtels et les villas monumentales sont à front de mer sur l'immense boulevard ou terrasse long de 1 800 mètres bordant une zone de sables gazonnés au dessous duquel s'étend, mais assez loin, la plage. Peut-être ces constructions sont-elles trop uniformes; la brique à deux tons, dont la plupart sont bâties, manque de gaieté. Pendant la grande semaine, l'animation mondaine transforme la terrase silencieuse; un petit Decauville y court, de luxuex équipages s'y croisent sans cesse.

     

    Il manque à cette création de la spéculation, les arbres dont Trouville est si amplement dotée. L'hippodrome de Deauville, où les courses fameuses, principale réjouissance de la « semaine » ont lieu, est entre la ville et le chemin de fer, dans une pelouse superbe, au pied du mont Canisy, dont une des croupes porte le village primitif de Deauville.

  • Personnages de Normandie:Eugène Boudin

    Eugène Boudin né à Honfleur en 1824, peintre français, précurseur de l'impressionnisme, meurt à Deauville le 8 août 1898.


    Bien que fils de marin, on estime que le petit Eugène n'a point le pied marin et il est envoyé faire ses études au Havre, en pension, chez les Frères des écoles Chrétiennes. Les études ne lui conviennent guère et il accepte un emploi de vendeur dans une librairie-papeterie du Havre, puis s'installe à son propre compte.


    Remarquant que les peintres parisiens fréquentent de plus en plus les côtes normandes, il se fait encadreur et commence à peindre. Un de ses clients remarque son travail et lui donne quelques conseils. Ce n'est autre que le peintre Normand Millet qui l'incite à poursuivre. Alors Boudin vend tout et part pour Paris où il fréquente le Montmartre des peintre.


    Quand il rentre enfin chez lui à Honfleur, ce sédentaire tranquille se lie d'amitié avec un autre rêveur, le poète Charles Baudelaire. Ses oeuvres commencent à être connues et Le Havre lui alloue une bourse pour aller étudier à Paris. A son retour au Havre, en 1854, il sert de « nègre »à l'obscur Troyon.


    Corot l'aide alors à surmonter son découragement et en 1859 Boudin ose affronter le Salon. Son Paysage lui vaut les éloges de Baudelaire, qui ne cessera dès lors de le conseiller.


    Après la guerre de 1870, le peintre fréquente assidûment Monet et participe à la première exposition du groupe des impressionnistes. Les parisiens s'arrachent ses toiles, des marines aux couleurs insondables, des ciels bouchés, lavés de pluie.

    Plus à son aise financièrement, il abandonne ses ambiances normandes et voyage. Mais il revient bien vite quand deux toiles à l'Exposition Universelle de 1889 lui valent la médaille d'or.


    Que lui importe, puisque sa compagne, une Bretonne qu'il a tendrement chérie depuis tant d'années, meurt, l'abandonnant à une solitude et à une douleur qu'il ne pourra surmonter. Le 8 août 1898, dans cette villa des Ajoncs de Deauville qu'il ne voulait plus quitter, il cesse de vivre.

  • Histoire de la Normandie: La Mode des plages

    La mode des bains de mers existait avant celle des plages.


    Au temps du Second Empire, la reine Hortense se rendait à Dieppe pour y prendre des bains, accompagnée de ses deux fils.

    Ensuite vinrent, la duchesse de Montebello, puis surtout la duchesse de Berry, Marie-Caroline, qui mit la station balnéaire de Dieppe à la mode. Elle aimait beaucoup se baigner, mais le plus souvent sans souci de l'étiquette, elle allait et venait, parcourait la la ville, se promenant sur les quais, sur la plage ou sur la jetée.


    La vocation balnéaire de Dieppe se confirma avec l'avènement du chemin de fer et les facilités offertes aux touristes anglais par la navigation à vapeur.


    Alexandre Dumas père arrivait à Trouville en pionnier, la barque qui l'avait amené d'Honfleur accostait sur la plage et c'était porté sur les robustes épaules d'un marin qu'il débarquait dans un village de pêcheurs pour aller loger dans l'unique auberge (à l'époque) à l'enseigne des « Trois Pommiers » tenue par la mère Ozeraie.

     

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